Qui se souviendra encore dans quelques années des rentrées des classes
pendant la guerre de 1940-1945 ?
Je finissais mes études primaires en flamand. Pour les humanités, mes parents
m’avaient inscrit chez les Soeurs du Sacré Cœur en français. A l’époque, il était impossible à Hal de suivre les cours d’humanité en néerlandais.
Je croisais les enfants qui allaient à l’école paroissiale et communale. Tout
le monde allait à l’école à pied ; les voitures étaient
très rares sauf pour les médecins et certains commerçants.
Les enfants portaient leurs mallettes sur le dos : elle était parfois en
cuir, mais le plus souvent en carton, en toile, taillée dans un ersatz
quelconque car, pendant la guerre, le cuir des beaux cartables avait été
découpé pour servir de ressemelage des souliers.
Ils y transportaient leurs livres de classe.