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    Entre 1940 et 1945, surgirent une flopée de cochons baptisés "Adolf" …

    Pauvre Adolf…à la destinée déjà tracée alors qu’il n’était qu’un « Bébé » de lait comme on dit !

    Entouré, dorloté, chouchouté, soigné comme un prince…observé dans son comportement…
    A t’il bien mangé ? Se repose t’il suffisamment ?
    Obligé de vivre dans une obscurité relative, dans la cave située derrière le garage avec une porte s’ouvrant sur le jardin, seule porte ouverte, les autres étant soigneusement fermées pour camoufler le plus possible ses grognements.

    C’est la guerre et il est strictement défendu de détenir un cochon mais bravant l’interdiction mes parents en ont acheté un quand même.
    Il ne faut pas que l’on sache qu’il vit et prospère chez nous !
    En ces temps de disette et de restrictions c’est un des moyens que mes parents ont trouvé pour avoir un peu plus de nourriture.

    Il n’est pas difficile le pauvre Adolf, tout ce qui est épluchures de légumes, de fruits, de pommes de terre mélangés avec du son, tout semble lui convenir et il s’en régale. Petit à petit il s’arrondit, je n’aime pas le voir trop souvent parce que je m’y attacherais et je sais qu’il est voué à une mort prochaine.

    On tue le cochon quand il fait froid, il faut faire très vite car ses cris peuvent alerter non seulement les voisins mais aussi des personnes mal intentionnées qui dénoncerait la présence suspecte et surtout interdite du pauvre animal ! L’homme appelé pour ce travail (peut on appeler ça comme ça ?) est un habitué de la chose.

    Quand j’entends les cris du malheureux que l’on égorge, je me sauve pour aller vomir…heureusement le silence revient rapidement, il à été abattu dans une discrétion approximative. Le « boucher ? » désigné pour cette besogne s’y connaît, il se charge de découper la carcasse et surveille l’étripage.

    Pauvre cher Adolf…il nous a tout donné !
    Jambon, bacon, filet, côtelettes…tout est utilisé…jusqu’à la langue, la cervelle, le pied…
    Le bonhomme s’affaire, explique, rien ne nous est épargné dans la description des richesses qui se multiplient sur la table !

    J’entends plusieurs fois la phrase « Dans le cochon…tout est bon ! ».
    J’ai envie de me couvrir les oreilles, de ne plus l’entendre, j’ai hâte que cet homme prenne son payement qui consiste dans un choix de plusieurs morceaux et qu’il s’en aille…..vite… qu’il s’en aille !

    Nous avons mangé du jambon, et du bacon, et des côtelettes…

    Merci Adolf !

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    • message  245

      Notre cochon "Adolf" par Alice Jadin

      7 avril 2005, par girouette

      Très chouette histoire racontée avec beaucoup d’humour ! Merci pour ce regard d’enfant posé sur une certaine période de notre histoire !
      ;-)
      Girouette, Magu’nimatrice


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