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    Ce récit est extrait du projet "Je raconte ma vie" dans un groupe multiculturel à la Fonderie en 2018

    « Je suis née en 1948, à Aubange, un petit village du sud de la Belgique, où il y a 3500 habitants. Ma vie était très calme. J’étais timide et renfermée. J’arrivais toujours à l’école très tard pour ne pas devoir jouer avec tout le monde dans la cour. Tous les dimanches, j’allais à la Croisade , un organisme de l’enfant. »

    « Nous étions des enfants dociles parce que nous n’avions pas le choix. Nos parents choisissaient tout pour nous, même mes études. Comme j’étais dans un milieu très catholique, j’ai fréquenté le Patro, qui était ma seule distraction du dimanche. Nous n’allions nulle part et n’avions pas de vacances. Mais nous étions heureux comme ça. »

    « Nous n’avions pas de machine à laver et j’aidais ma mère à faire le linge. Le boulanger et le laitier passaient. »

    « Si on était malade, maman nous demandait de faire un effort pour ne pas appeler le médecin. Donc, nous n’étions pas malades. Mes sœurs et moi ne sommes jamais malades. On rentrait de l’école à seize heures, on prenait notre goûter tous ensemble. Ma mère était la femme au foyer toujours présente. Puis on faisait nos devoirs tous ensemble autour d’une table à la salle à manger, puis on allait chacune à son tour réciter nos devoirs à la cuisine, près de ma mère. »

    « On a eu la télévision quand j’avais 16 ans mais de toute façon, on ne la regardait pas. Ce que j’aimais, c’était écouter le samedi après-midi les disques demandés à la radio, pendant que je passais tranquillement la loque à poussière en rêvant qu’on m’appelle pour un disque demandé. On ne sait jamais ! J’étais une rêveuse et je lisais beaucoup les romans à l’eau de rose. »

    « Mon frère est parti au séminaire de Bastogne à 12 ans. Comme ça, ma mère ne craignait rien avec les cinq filles. Mon frère avait sa chambre et les filles étaient à trois, voire quatre, dans une même chambre. J’écoutais ma musique, je lisais, je tricotais… Ma mère nous obligeait à tricoter pendant les grandes vacances. »

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