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    Extrait de "Nous racontons notre vie", à la Maison des Femmes de Molenbeek, 2016-2017

    Je suis né, en 1946, dans une famille tout à fait athée mais d’esprit ouvert.

    Dans notre bibliothèque, se trouvait une bible mais je trouvais ça rébarbatif à lire. Et pourtant, nulle-part ailleurs, j’ai trouvé des choses aussi importantes pour le vivre ensemble.

    J’y ai trouvé une bonne méthode de vie : le fait d’être conscient des souffrances autour de soi. Mon modèle, c’est Albert Schweitzer, médecin qui s’est occupé des lépreux. A 12 ans, j’ai lu sa biographie. Pour moi, c’était le sommet du don de soi. Il m’a fort influencé.

    J’ai fait mes études supérieures à l’ULB, grand défenseur du libre examen.

    Si la religion est importante pour moi aujourd’hui ? Non ! Mais j’ai évolué vers le respect des autres y compris le respect des croyants. J’estime que toute croyance est guidée par notre peur de la mort. C’est une épreuve qui nous attend tous. Si on peut passer cette épreuve en croyant en Dieu, tant mieux … Peut-être en fait que cela existe …

    Moi, je crois en la mort comme une métamorphose ; si on pouvait communiquer avec le fœtus dans le ventre de sa mère et qu’on lui disait : « tu vas bientôt trouver un monde avec le jour et la nuit », il se dirait : « c’est un fou furieux qui me dit cela ».

    Devant la mort, personne ne peut expliquer ce qui se passe. Je ne suis pas agnostique et je ne crois pas en Dieu. Mais nous ne sommes rien par rapport à l’univers. Ce que je n’aime pas dans la plupart des religions, c’est que l’au-delà n’existe pas pour les animaux.

    Dans le terme religion, il y a « religio » : « je relie » : l’ensemble des croyants qui forment un groupe. Je constate que les religions séparent plutôt qu’elles ne relient.

    Moi, du moment qu’on ne m’oblige pas à croire …

    J‘appartiens à la génération des jeunes qui répétaient le poème de Paul Fort « si tous les gars du monde voulaient se donner la main… » La plus belle phrase que je connaisse est une phrase du 11ième chapitre d’Isaï : un jour le loup et l’agneau mangeront ensemble…. C’est mon rêve !

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