Mélangeons-nous, racontons notre vie et écoutons celles des autres dans un groupe multiculturel !

Nos objectifs principaux

A Bruxelles plus d’un habitant sur 2 y est d’origine étrangère. Trop souvent, nous ne nous connaissons pas vraiment. A travers ces groupes, nous souhaitons pouvoir mieux connaître l’autre, son histoire, nos différences et aussi nos points de convergence. Et ainsi diminuer les stéréotypes de part et d’autre

« J’ai découvert beaucoup de choses. On s’est parlé comme des êtres humains et j’ai aimé découvrir la vie de chacun de vous. On n’a collé d’étiquette à personne. Moi, je m’oubliais moi-même quand je vous écoutais. J’essayais de me mettre dans le corps de chacun pour vivre son histoire." Meriem

Notre méthode

  un groupe d’une dizaine de participants d’âges et d’horizons divers ayant un bon niveau de français oral est constitué et se réunit 5 à 8 fois avec une animatrice
  les participants racontent ce qu’ils veulent sur leur vie sur base d’un questionnaire thématique : enfance, famille, ici-et là-bas, religion…
  des échanges et petits débats de société ponctuent les témoignages

Quelques rencontres de prolongement sont organisées, par exemple sous forme d’ateliers-philo, autour des thématiques que les participants souhaitent approfondir. Ces moments d’intelligence collective permettent d’élargir la parole et réflexion du « je » au « nous ».

Des traces

Afin d’augmenter la portée de notre action et de permettre à d’autres personnes d’avoir envie de participer à un tel groupe :
  nous retranscrivons les paroles échangées dans un cahier que nous diffusons (voir exemple de PDF ci-joint). Vous trouverez plusieurs de ces témoignages sur notre Carrefour des Mémoires, entre autres via le mot-clé "immigration".
  sur base du cahier et d’extraits lus, un événement public est parfois organisé.

Un peu d’histoire

Depuis 2012, nous ré-éditons cette expérience chaque année avec un groupe différent et dans des communes différentes. Nous avons déjà collaboré avec la Fonderie, Lire et Ecrire Bruxelles, l’œuvre Nationale des Aveugles, Action et Dialogue Bruxelles, Alpha-Andromède, le service des Seniors de la ville de Bruxelles, le conseil consultatif des aînés de Molenbeek, la Maison des Femmes de Molenbeek.

Témoignages

Etre touché(e) par l’autre

«  Au début, je me suis sentie un peu coincée. Je me demandais ce que j’allais raconter mais finalement, on a toujours quelque chose à dire. J’ai beaucoup ri. Il y a des histoires douloureuses, des points communs, des belles rencontres. » Mina

« C’est la première fois que je me retrouve avec une juive à côté de moi ; j’en suis très contente. » Botayna

« On a toujours l’image des femmes musulmanes soumises. Moi, je n’ai jamais osé me mettre en travers de quelqu’un. Je suis plus soumise que toi, Hafida ! » Brigitte

Apprendre de l’autre

« Un moment fort du groupe ? Lorsque Martine explique l’importance pour elle de Mai 68, la révolution des mœurs et des idées, un tournant pour l’Occident. Les 5 méditerranéennes du groupe n’en n’avaient jamais entendu parler. Nous leur avons expliqué.  » Michèle

« Ces rencontres m’ont permis de comprendre un peu mieux l’âme africaine. Notre société s’enrichit de ses apports extérieurs. » Alain

« Quand Acco et Marcel sont arrivés en Belgique, ils ont été choqués par les embrassades des amoureux dans la rue ! C’est la preuve qu’on peut avoir des perceptions différentes des mêmes événements. C’est important d’y faire attention.  » Christian

Se reconnaître dans l’autre

« Ce qui m’a le plus surpris ? Les musulmans sont comme les chrétiens, ils sont respectueux des mêmes valeurs. L’islam n’est pas nécessairement une religion dangereuse et il y a plein de façons possibles d’être musulman. » Bernadette

« Hafida, je trouve que tu ressembles fort aux femmes occidentales. J’avais un peu peur des femmes qui portent un foulard. Depuis que je te connais, j’ai pris contact avec deux femmes voilées parmi mes voisines. J’ai compris que je devais faire le premier pas. Si je ne t’avais pas connue, je n’aurais pas osé.  » Anne-Marie

« Nous venons de mondes différents ; tu es voilée. Mais en fait, nous sommes tous les mêmes par nos rêves, nos aspirations. Je trouve que les ressemblances sont plus importantes que les différences. » Erik

S’écouter sans jugement

« Je suis très content d’avoir participé à ce groupe, j’ai beaucoup appris. En Afrique, nous avons une culture de l’oralité ; mais écrire c’est important aussi ! Je pense qu’il serait important de faire des groupes similaires au Congo entre gens de régions différentes ! » Marcel

« Créer un endroit où la parole peut se libérer sans jugement, et dans l’écoute absolue les uns des autres, c’est assez unique. C’est un enrichissement énorme. Comment faire pour favoriser des rencontres comme celle-ci ? » Elisabeth