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	<title>Ages et transmissions</title>
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	<description>Cr&#233;&#233;e en 97, Ages et Transmissions est une asbl pluraliste bruxelloise permettant aux a&#238;n&#233;s de jouer un r&#244;le actif dans la soci&#233;t&#233;. Elle est reconnue comme organisme d'&#233;ducation permanente par la F&#233;d&#233;ration Wallonie-Bruxelles.</description>
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		<title>Ages et transmissions</title>
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		<title>Enfance</title>
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&lt;p&gt;Amanda est n&#233;e le 17 f&#233;vrier 1923. Quelques mois apr&#232;s sa naissance, elle a &#233;t&#233; accueillie par sa grand-m&#232;re, L&#233;onie apr&#232;s que la fille de celle-ci, Louise, ait accouch&#233; en Suisse. Elle &#233;tait en effet enceinte et c'est ce qui avait pr&#233;cipit&#233; le mariage. En outre, le jeune papa avait onze ans de moins que Louise qui allait elle-m&#234;me en avoir trente-neuf. A l'&#233;poque et dans ce milieu, c'&#233;tait inacceptable. Le b&#233;b&#233; est n&#233; apr&#232;s 7 mois de mariage. C'est donc pour &#233;chapper &#224; l'opprobre familial que le jeune (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://agesettransmissions.be/spip.php?rubrique139" rel="directory"&gt;Mouchka (Gis&#232;le)&lt;/a&gt;


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 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://agesettransmissions.be/local/cache-vignettes/L114xH150/arton794-29159.jpg?1776859345' width='114' height='150' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Amanda est n&#233;e le 17 f&#233;vrier 1923. Quelques mois apr&#232;s sa naissance, elle a &#233;t&#233; accueillie par sa grand-m&#232;re, L&#233;onie apr&#232;s que la fille de celle-ci, Louise, ait accouch&#233; en Suisse. Elle &#233;tait en effet enceinte et c'est ce qui avait pr&#233;cipit&#233; le mariage. En outre, le jeune papa avait onze ans de moins que Louise qui allait elle-m&#234;me en avoir trente-neuf. A l'&#233;poque et dans ce milieu, c'&#233;tait inacceptable. Le b&#233;b&#233; est n&#233; apr&#232;s 7 mois de mariage. C'est donc pour &#233;chapper &#224; l'opprobre familial que le jeune couple est parti aussi loin.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;J'ai appris r&#233;cemment que les parents d'Amanda ne travaillaient pas en Suisse, comme je le croyais, mais &#224; Philadelphie en Am&#233;rique. D&#232;s le d&#233;part cette enfant &#233;tait donc vou&#233;e &#224; &#234;tre abandonn&#233;e, ne voyant ses parents que tout &#224; fait occasionnellement puisque Louise avait l'intention de la laisser dans une pouponni&#232;re.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Etrangement, malgr&#233; le fait qu'elle d&#233;sapprouvait le mariage de sa fille, L&#233;onie marche sur ses principes et d&#233;cide d'aller chercher la petite en Suisse. Elle part en train et revient avec le b&#233;b&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Amanda grandit dans un univers o&#249; le travail et le d&#233;sordre sont constants, mais dans lequel elle re&#231;oit l'attention maladroite des grandes filles, ses tantes, dont sp&#233;cialement Julia, la plus sensible. Les ann&#233;es passent. Bient&#244;t on la nomme &#171; Mouchka &#187; , expression la plus tendre de chacune de ses jeunes tantes. Elle poursuit ses &#233;tudes sous le regard attentif de Julia, se fait des amies &#224; l'&#233;cole dont aucune ne peut venir &#224; la maison et perd peu &#224; peu le contact avec ses parents bien que ceux-ci viennent quelques fois la voir et lui apporter de somptueux cadeaux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Durant onze ans, Mouchka est ainsi &#233;lev&#233;e par sa grand-m&#232;re et ses tantes jusqu'&#224; ce jour de 1934 o&#249; brutalement elle doit tout quitter pour rejoindre ses parents &#224; Paris. L'adaptation lui parait difficile et en m&#234;me temps elle se r&#233;jouit. Ses parents parlent surtout anglais. Bien qu'elle essaye de se rapprocher de sa fille, sa m&#232;re n'est pas tendre. Son p&#232;re boit beaucoup. Il a retrouv&#233; du travail &#224; la &#171; General Motors &#187;. Il semble qu'ils ont une vie plus confortable que chez L&#233;onie : une servante, un grand appartement et plusieurs chambres &#171; de bonnes &#187; au 6&#233;me &#233;tage d'une maison de ma&#238;tre. A onze ans, cette petite fille est une enfant sage, ne se rebelle pas. Bonne &#233;l&#232;ve, elle entre directement en secondaires d&#232;s son arriv&#233;e &#224; Paris.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>R&#233;sistance</title>
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		<dc:creator>Souris verte</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;En 1939, c'est l'exode. Mouchka a 16 ans lorsqu'elle quitte Paris en camion avec son papa. Sa maman reste &#224; Paris et h&#233;berge les soldats belges et fran&#231;ais en d&#233;route. Mouchka et son p&#232;re s'arr&#234;tent &#224; Limoges o&#249; ils sont h&#233;berg&#233;s dans un garage par des habitants. Le soir du 14 juillet 1940, Ils rentrent &#224; Paris. Elle se souvient qu'on dansait dans les rues de Paris ce jour-l&#224;. &lt;br class='autobr' /&gt;
Elle n'a pas encore 17 ans lorsqu'elle commence &#224; transporter des armes dans une petite valise. Au d&#233;part, elle ignore ce qu'il y a (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://agesettransmissions.be/local/cache-vignettes/L114xH150/arton795-52d6b.jpg?1776859345' width='114' height='150' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;En 1939, c'est l'exode. Mouchka a 16 ans lorsqu'elle quitte Paris en camion avec son papa. Sa maman reste &#224; Paris et h&#233;berge les soldats belges et fran&#231;ais en d&#233;route. Mouchka et son p&#232;re s'arr&#234;tent &#224; Limoges o&#249; ils sont h&#233;berg&#233;s dans un garage par des habitants. Le soir du 14 juillet 1940, Ils rentrent &#224; Paris. Elle se souvient qu'on dansait dans les rues de Paris ce jour-l&#224;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Elle n'a pas encore 17 ans lorsqu'elle commence &#224; transporter des armes dans une petite valise. Au d&#233;part, elle ignore ce qu'il y a dans la valise. Sa m&#232;re n'est pas au courant de ce qu'elle fait tout comme elle-m&#234;me ignore ce que font ses parents.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un soir, de retour &#224; la maison, elle est surprise d'entendre sa maman s'exprimer en anglais avec deux hommes. Elle d&#233;couvre alors que ses parents h&#233;bergent dans les chambres &#171; de bonnes &#187; des aviateurs anglais et am&#233;ricains dont l'avion a &#233;t&#233; descendu. Ces hommes, apr&#232;s avoir atterri en parachute, sont pris en charge par tout un r&#233;seau avant de rejoindre la maison familiale. &#171; Et moi, dit-elle, pendant ce temps, je trimballais des mitraillettes. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Son p&#232;re ne travaille plus apr&#232;s avoir refus&#233; de collaborer avec les allemands qui voulaient fabriquer du mat&#233;riel de guerre &#224; la G&#233;n&#233;ral Motors. Depuis, il se cache. Il serait entr&#233; dans la r&#233;sistance, mais la jeune fille n'a jamais pu savoir ce qu'il y a fait, ni o&#249; il se cachait.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mouchka vit d&#233;sormais seule avec sa m&#232;re. En octobre 1940, elle s'inscrit &#224; la Sorbonne. Elle fait partie d'un groupe d'&#233;tudiants qui r&#233;fl&#233;chit &#224; propos de ce qui se passe dans Paris : &#171; les bruits de bottes dans la rue et l'arrogance des allemands, le couvre-feu, le manque de nourriture... &#187; Elle comprend vite que le silence est la premi&#232;re chose &#224; respecter quand on se lance dans ce genre de r&#233;flexions ou peut-&#234;tre m&#234;me dans de possibles activit&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Deux &#233;tudiants juifs de ses amis, portant l'&#233;toile jaune, viennent lui demander de les h&#233;berger chez sa m&#232;re. Elle accepte. A ce moment, sa m&#232;re et elle viennent de s'engager dans la r&#233;sistance aupr&#232;s du r&#233;seau &#171; Com&#232;te &#187;. Ce r&#233;seau exfiltre vers l'Angleterre des aviateurs dont l'avion a &#233;t&#233; abattu. Il fera &#233;vader 900 personnes au prix de nombreuses arrestations.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est le d&#233;but de l'engagement de la jeune fille qui conduira 54 aviateurs, deux &#224; trois &#224; la fois, jusqu'aux confins de la France. Elle emprunte &#224; chaque fois diff&#233;rents trajets de petits trains peu fr&#233;quent&#233;s &#224; travers les Pyr&#233;n&#233;es. C'est le chemin le plus s&#251;r. Elle prend souvent le premier train destin&#233; aux ouvriers, apr&#232;s avoir march&#233; toute la nuit. Les &#171; colis &#187; insistent pour aller plus vite. Leur nombre augmente. Ces aviateurs ont &#233;t&#233; rhabill&#233;s, ont appris quelques mots de fran&#231;ais mais aucun d'eux ne peut s'exposer &#224; parler. Ils n'ouvrent pas la bouche. Lors d'un contr&#244;le, elle sort ses papiers calmement, explique qu'ils sont sourds-muets et qu'elle les conduit &#224; tel ou tel village o&#249; ils sont attendus dans une structure d'accueil. Tout est minutieusement pr&#233;par&#233;. Pour le r&#233;seau elle est devenue &#171; Diane &#187;. Durant cinq mois, elle transporte &#224; plusieurs reprises &#171; ses enfants &#187; ou &#171; ses colis &#187; sans &#234;tre suspect&#233;e, du moins le croit-elle. Elle parcourt la r&#233;gion de Maubeuge, de Bavay, d'Avesnes, de Lille, allant m&#234;me jusqu'&#224; Couvin en Belgique. Parfois d'autres guides prennent le relais &#224; la fronti&#232;re.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un jour, plusieurs chefs sont arr&#234;t&#233;s : J&#233;r&#244;me, Franco, Jean-Jacques. Mouchka doit travailler avec un autre compagnon. Cet homme est un &#171; mouton &#187;, un collabo. Il la vend aux allemands. Elle raconte qu'elle devait inaugurer ce jour-l&#224; un nouvel itin&#233;raire. Pour ne pas exposer sa maman, elle d&#233;cide d'aller dormir dans un petit h&#244;tel pr&#232;s de l'Etoile. Le 15 f&#233;vrier 1943, son h&#244;tel est encercl&#233; par la Gestapo. Elle est embarqu&#233;e brutalement dans une voiture et assiste &#224; l'arrestation de sa m&#232;re ainsi que de deux aviateurs et de ses amis juifs. Ils seront tous interrog&#233;s au si&#232;ge de la Gestapo, rue des Saussaie. Mouchka est soumise &#224; un interrogatoire muscl&#233; avant d'&#234;tre transf&#233;r&#233;e &#224; la prison de Fresnes et mise au secret. Elle y restera enferm&#233;e deux mois dans une cellule &#233;troite o&#249; la lumi&#232;re brille jour et nuit. Mouchka a 20 ans.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Louis Stassart, son papa, a &#233;galement &#233;t&#233; arr&#234;t&#233;. Mouchka apprendra que c'est en revenant voir si elles sont encore l&#224; qu'il est rep&#233;r&#233;. Il serait mort au Camp de Dora.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mouchka relate souvent l'histoire de leurs deux grands chiens, un blanc et un noir. Lorsque les allemands emmen&#232;rent sa maman, ils tu&#232;rent d'un coup de r&#233;volver le chien blanc sous les yeux de sa m&#232;re et de Mouchka. Et lorsque son p&#232;re vint voir si elles &#233;taient l&#224;, c'est le chien noir qui en se pr&#233;cipitant vers lui donna l'alerte et fit en sorte que son p&#232;re soit pris.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>D&#233;portation</title>
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		<description>
&lt;p&gt;C'est au camp de triage de Romainville que Mouchka retrouve sa m&#232;re. Celle-ci a &#233;t&#233; trait&#233;e correctement, bien davantage qu'elle-m&#234;me qu'ils prenaient pour un membre important du r&#233;seau. Le 7 avril 1943, la maman et la fille partent ensemble pour Ravensbr&#252;ck (le pont des corbeaux) au Nord-Est de l'Allemagne, un camp de concentration r&#233;serv&#233; aux femmes et aux enfants. &lt;br class='autobr' /&gt;
Pendant la guerre 1940-45, peu de personnes connaissaient l'existence des camps de concentration. Les gens parlaient de prisonniers de (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://agesettransmissions.be/local/cache-vignettes/L114xH150/arton796-c2801.jpg?1776859345' width='114' height='150' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;C'est au camp de triage de Romainville que Mouchka retrouve sa m&#232;re. Celle-ci a &#233;t&#233; trait&#233;e correctement, bien davantage qu'elle-m&#234;me qu'ils prenaient pour un membre important du r&#233;seau. Le 7 avril 1943, la maman et la fille partent ensemble pour Ravensbr&#252;ck (le pont des corbeaux) au Nord-Est de l'Allemagne, un camp de concentration r&#233;serv&#233; aux femmes et aux enfants.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pendant la guerre 1940-45, peu de personnes connaissaient l'existence des camps de concentration. Les gens parlaient de prisonniers de guerre et avaient peur de devoir partir dans un camp de travail. Lorsque Mouchka et sa maman partent pour Ravensbr&#252;ck, elles pensent na&#239;vement arriver dans un camp de travail et sont tout &#224; fait ignorantes du calvaire qu'elles vont y vivre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Leur voyage est tr&#232;s p&#233;nible. Elles sont entass&#233;es &#224; plus de soixante femmes dans des wagons &#224; bestiaux, sans boire ni manger, sans pouvoir ni s'allonger ni m&#234;me s'asseoir. Il y a un seul seau hygi&#233;nique et les gardes les menacent quand, aux arr&#234;ts, certaines tentent de descendre pour aller uriner ou envisagent peut-&#234;tre de s'&#233;chapper. Le transport dure six jours. Le 13 avril 1943, lorsqu'elles arrivent &#224; destination, toutes ces femmes sont affaiblies par le manque de nourriture, les mauvais traitements et surtout la prise de conscience qu'il s'agit d'autre chose qu'un camp de travail !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A l'arriv&#233;e, elles doivent se rendre aux douches et les allemands leur confisquent ce qu'elles sont parvenues &#224; garder jusque l&#224; : un peigne, une brosse &#224; dents, une culotte de rechange, parfois une alliance&#8230; Elles enfilent des robes de prisonni&#232;res. Mouchka re&#231;oit le n&#176; de matricule 35.303. Ces femmes sont s&#233;par&#233;es et dispers&#233;es dans des baraquements. Elles sont install&#233;es pour la nuit &#224; six sur des &#171; ch&#226;lits &#187; en bois, avec des matelas de paille et une seule couverture par personne et toujours sans avoir mang&#233;. Mouchka arrive discr&#232;tement &#224; rester pr&#232;s de sa m&#232;re en &#233;vitant de lui parler, en faisant comme si elles ne se connaissaient pas. A peine couch&#233;es, elles se rendent compte quelles sont envahies de poux et de puces.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce n'est que le lendemain qu'elles re&#231;oivent ce qui deviendra leur ration quotidienne : quatre minces tranches de son, une tasse de malt ou une &#171; soupe &#187;, c'est-&#224;-dire de l'eau ti&#232;de avec quelques morceaux de rhutabaga. Elles &#233;taient d&#233;j&#224; affam&#233;es en arrivant et seront bient&#244;t terriblement sous-aliment&#233;es. Certaines tombent en syncope, d'autres tombent malades. Mouchka et sa m&#232;re sont d&#233;sign&#233;es pour le kommando des travaux forc&#233;s. Ce n'est qu'apr&#232;s plusieurs semaines que la jeune fille parviendra &#224; faire entrer sa maman &#233;puis&#233;e dans le kommando des tricoteuses de chaussettes (pour les soldats de l'arm&#233;e), ce qui permettra &#224; sa maman, alors &#226;g&#233;e de cinquante huit ans, d'&#234;tre assise.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans le kommando des travaux forc&#233;s, les plus jeunes et fortes sont d&#233;sign&#233;es pour le kommando sable qui consiste &#224; creuser toute la journ&#233;e des trous et &#224; d&#233;placer du sable d'un trou &#224; l'autre ! Aucune d'entre-elles n'a jamais compris quel &#233;tait le sens de ce travail, si ce n'&#233;tait celui de les abrutir et de les &#233;puiser psychologiquement. Les surveillants ont de grands chiens qu'ils n'h&#233;sitent pas &#224; lancer sur celles qui ne travaillent pas au m&#234;me rythme que les autres ou qui s'&#233;loignent un instant pour souffler ou pour un besoin pressant.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est &#224; partir de ce moment-l&#224; que Mouchka commencera &#224; apprendre les langues &#233;trang&#232;res. Elles ne sont que tr&#232;s peu de fran&#231;aises, beaucoup sont polonaises. Les gardes crient des ordres en allemand. Parfois, pour se faire comprendre, elle tente de murmurer quelques paroles accompagn&#233;es d'un geste.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Ce qui &#233;tait tr&#232;s p&#233;nible c'&#233;taient les appels du matin et du soir qui s'&#233;ternisaient et auxquels aucune de nous ne pouvait &#233;chapper. C'&#233;tait au cours de ceux-ci que nous voyions tomber les plus faibles, sans pouvoir les secourir. Elles &#233;taient relev&#233;es &#224; coups de pieds par les gardiens. Nous &#233;tions toutes peu arm&#233;es contre la maladie et la faiblesse &#224; cause non seulement de la faim qui nous tenaillait mais aussi de la d&#233;tresse dans laquelle nous &#233;tions. Beaucoup d'entre nous avaient disparu des appels. Nous avons compris peu &#224; peu qu'elles ne s'&#233;taient pas enfouies, comme nous l'esp&#233;rions, mais qu'elles avaient &#233;t&#233; brul&#233;es dans les fours cr&#233;matoires. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un jour Mouchka est punie pour &#234;tre intervenue lorsqu'une jeune femme a &#233;t&#233; battue par les gardes. Sa punition consiste &#224; effectuer la plus basse des corv&#233;es, celle d'&#233;vacuer toute la journ&#233;e le contenu des latrines vers l'ext&#233;rieur du camp, ce qui est non seulement repoussant mais surtout &#233;puisant psychologiquement et physiquement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Elle sera &#171; st&#233;rilis&#233;e &#187; par le terrible docteur Gebhart qui fait diff&#233;rentes exp&#233;riences sur les jeunes femmes. Elle ne put donc avoir d'enfant. Elle n'en parle que tr&#232;s rarement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un peu plus tard elle re&#231;oit une nouvelle attribution : elle est mise au commandement du kommando de la for&#234;t dont la t&#226;che consiste &#224; abattre des arbres et &#224; les d&#233;biter en st&#232;res. &#171; C'est le travail le plus lourd que nous ayons eu &#224; faire mais nous avions l'avantage d'&#234;tre en dehors du camp et nous recevions une pomme de terre de plus par jour. Nous la faisions cuire sur le feu des gardiens. J'avais tellement faim et froid, j'&#233;tais si fatigu&#233;e, remplie de vermine. Nous devions &#224; longueur de journ&#233;e respirer les odeurs de chambres &#224; gaz, &#234;tre impr&#233;gn&#233;es de cette odeur et faire face &#224; la peur. (&#8230;) Je me trouvais abaiss&#233;e au plus bas de l'insupportable. J'&#233;tais devenue comme la peste. Je n'avais plus qu'une robe en loques sur ma peau. Alors ce nouveau travail et ses conditions furent comme une ouverture vers l'ext&#233;rieur. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces meilleures conditions sont interrompues par un nouvel &#233;pisode : Mouchka est bless&#233;e involontairement &#224; la t&#234;te par une autre travailleuse au cours d'un abattage. Elle est admise &#224; l'infirmerie et y apprend que sa maman, avec laquelle elle a perdu contact, est &#224; l'infirmerie des mourants. Elle se d&#233;brouille pour la retrouver en troquant sa ration de repas avec une d&#233;tenue infirmi&#232;re. Pendant le temps o&#249; Mouchka travaillait &#224; l'ext&#233;rieur du camp, sa m&#232;re, astreinte &#224; un nouveau travail, n'a pas pu r&#233;sister. Mouchka parvient &#224; la rejoindre et assiste &#224; ses derniers moments de vie. &#171; Et maman me reconnait &#187; dit-elle pudiquement. Surprise au chevet de la mourante sans en avoir re&#231;u l'autorisation, elle se voit infliger le &#171; privil&#232;ge &#187; de transporter sa maman morte sur une charrette &#224; bras pour la conduire au four cr&#233;matoire.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Migrations</title>
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		<dc:creator>Souris verte</dc:creator>



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&lt;p&gt;Quelques semaines plus tard, les d&#233;tenues apprennent qu'il y aura bient&#244;t un prochain transport. Ce mot &#171; transport &#187; suscite en elles une terrible anxi&#233;t&#233;. Toutes se souviennent de leur premier voyage en wagons &#224; bestiaux sans boire ni manger et s'inqui&#232;tent de la destination. Certaines font allusion aux camps de travail en Sib&#233;rie ou &#224; un camp d'extermination ou encore &#224; un camp o&#249; la vie serait moins dure. Effectivement, Mouchka fait partie d'un convoi de 400 femmes qui partent en wagons de chemin de (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://agesettransmissions.be/spip.php?rubrique139" rel="directory"&gt;Mouchka (Gis&#232;le)&lt;/a&gt;


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 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://agesettransmissions.be/local/cache-vignettes/L114xH150/arton797-ce537.jpg?1776859345' width='114' height='150' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Quelques semaines plus tard, les d&#233;tenues apprennent qu'il y aura bient&#244;t un prochain transport. Ce mot &#171; transport &#187; suscite en elles une terrible anxi&#233;t&#233;. Toutes se souviennent de leur premier voyage en wagons &#224; bestiaux sans boire ni manger et s'inqui&#232;tent de la destination. Certaines font allusion aux camps de travail en Sib&#233;rie ou &#224; un camp d'extermination ou encore &#224; un camp o&#249; la vie serait moins dure. Effectivement, Mouchka fait partie d'un convoi de 400 femmes qui partent en wagons de chemin de fer, puis font ensuite une tr&#232;s longue marche &#224; 250 le 7 mars 1945. 150 femmes meurent en route. Les gardiens n'h&#233;sitent pas &#224; tirer sur les plus affaiblies ou sur celles qui tombent. C'est &#224; nouveau l'horreur : &#171; Nous arrivons &#224; Monthausen. L&#224;, il y a aussi des chambres &#224; gaz et nous sommes d&#233;pouill&#233;es d'embl&#233;e des quelques objets que nous nous &#233;tions procur&#233;s au prix d'&#233;changes de nourriture : une cuill&#232;re, un crayon, une demi-brosse &#224; dent. Ensuite, ils nous mettent toutes nues devant les hommes auxquels le camp &#233;tait r&#233;serv&#233; jusque l&#224;. Nous devions prendre une douche et avoir le corps ras&#233; compl&#232;tement pour la plupart, m&#234;me les cheveux &#233;taient tondus. Notre d&#233;sarroi &#233;tait &#224; son comble. Les allemands nous disaient que c'&#233;taient des mesures prophylactiques. &#187; Dans ce nouveau malheur, quelques-unes ont la chance de ne pas avoir les cheveux compl&#232;tement ras&#233;s mais seulement coup&#233;s &#224; ras ; Mouchka fait partie du lot. Elle re&#231;oit un nouveau n&#176; de matricule, le 2646. &#171; Apr&#232;s quelques jours, les loques dont nous &#233;tions affubl&#233;es sont remplac&#233;es par des v&#234;tements civils sur lesquels un carr&#233; jaune en cretonne est cousu. &#187; Les hommes de ce camp, pour la plupart prisonniers de droit commun et prisonniers politiques, tentent de survivre eux aussi. Ils essayent de les aider et les mettent en garde rapidement : il y a &#224; Monthausen un bordel pour les gardiens. Les jeunes filles seront fort sollicit&#233;es. Les jeunes comme Mouchka tentent de se vieillir, elles se dissimulent parmi les personnes &#226;g&#233;es et sont terriblement inqui&#232;tes de recevoir l'ordre d'&#234;tre prostitu&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans un premier temps, Mouchka se voit affect&#233;e au d&#233;blaiement de la voie ferr&#233;e d'Amstetten, puis au kommando triage de v&#234;tements. Un officier allemand l'emm&#232;ne dans une baraque en dehors du camp et lui montre le monceau de v&#234;tements ayant appartenu aux d&#233;tenus. Il y a aussi des objets personnels. &#171; Il me dit de mettre de l'ordre et me laisse seule toute la journ&#233;e &#224; travailler. Le soir, il constate que le travail n'a pas assez avanc&#233; et me traite de Fran&#231;aise paresseuse. Puis, il me propose d'engager d'autres d&#233;tenues et choisit trois jeunes filles malades et &#233;puis&#233;es. Cet Allemand nous laissait travailler et ne nous contr&#244;lait pas. &#187; &#171; Je ne sus jamais si cet homme nous avait prot&#233;g&#233;es du pire ou s'il &#233;tait indiff&#233;rent, mais ce fut une bonne cachette et nous avions droit &#224; une soupe de plus. &#187; &#171; J'avais aussi fait la connaissance de d&#233;tenus pharmaciens qui nous donnaient des m&#233;dicaments que nous introduisions dans le camp &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Nous n'&#233;tions pas au courant de l'avancement des troupes alli&#233;es. &#187; Les jours passent et, le 22 avril 1945, Mouchka est miraculeusement lib&#233;r&#233;e. D&#233;sign&#233;e par l'officier allemand qui l'avait engag&#233;e, elle fait partie d'un convoi d'&#233;change de prisonniers organis&#233; par la Croix Rouge Suisse. &#171; Cet officier m'a sauv&#233; la vie et je lui ai demand&#233; pourquoi moi ? &#187; Il m'a r&#233;pondu que sa fille &#233;tait en prison chez les Am&#233;ricains.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &#171; Derni&#232;re p&#233;rip&#233;tie : alors que nous roulons vers la libert&#233;, notre convoi est stopp&#233; &#224; la fronti&#232;re et des rumeurs circulent. Himmler aurait donner l'ordre d'annuler l'&#233;change ! Heureusement tout fini par s'arranger. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Ce qui m'a paru le plus insupportable, ce fut la vermine et le froid davantage que la faim. L'hiver 1944-45 surtout. La pr&#233;sence de ma maman n'&#233;tait pas une chance car nous nous voyions souffrir l'une et l'autre. Je l'ai perdue alors qu'elle n'avait pas soixante ans. Malgr&#233; la souffrance, il existait une tr&#232;s grande solidarit&#233; entre nous tous. J'ai toujours continu&#233; &#224; esp&#233;rer et je n'ai jamais abandonn&#233; &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mouchka arrive &#224; Paris le 2 mai 1945, &#233;puis&#233;e et malade, quelques jours avant la capitulation de l'Allemagne.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Nouvelle vie</title>
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		<dc:creator>Souris verte</dc:creator>



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&lt;p&gt;De retour &#224; Paris apr&#232;s six mois de soins &#224; Chamonix, Mouchka se pose la question de reprendre ses &#233;tudes. Cependant, elle n'a plus la m&#234;me motivation et aucun revenu. Pour le moment, elle loge chez des amis qui ont un petit enfant et ne disposent que de deux pi&#232;ces ! Elle dort sur le seul fauteuil. &lt;br class='autobr' /&gt;
Elle d&#233;cide de se pr&#233;senter &#224; Air-France comme future h&#244;tesse de l'air et ne doute pas un seul instant d'&#234;tre accept&#233;e, car elle conna&#238;t plusieurs langues : l'anglais, le polonais, l'allemand ainsi que le (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://agesettransmissions.be/spip.php?rubrique139" rel="directory"&gt;Mouchka (Gis&#232;le)&lt;/a&gt;


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 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://agesettransmissions.be/local/cache-vignettes/L106xH150/arton798-4aa18.jpg?1776859345' width='106' height='150' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;De retour &#224; Paris apr&#232;s six mois de soins &#224; Chamonix, Mouchka se pose la question de reprendre ses &#233;tudes. Cependant, elle n'a plus la m&#234;me motivation et aucun revenu. Pour le moment, elle loge chez des amis qui ont un petit enfant et ne disposent que de deux pi&#232;ces ! Elle dort sur le seul fauteuil.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Elle d&#233;cide de se pr&#233;senter &#224; Air-France comme future h&#244;tesse de l'air et ne doute pas un seul instant d'&#234;tre accept&#233;e, car elle conna&#238;t plusieurs langues : l'anglais, le polonais, l'allemand ainsi que le fran&#231;ais, bien entendu. Le refus la blesse, elle ne comprend pas pourquoi une belge qui ressort vivante des camps de concentration n'a pas sa place &#224; Air-France.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Elle revient donc &#224; Bruxelles et loge chez sa tante Julia. Elle trouve du travail comme employ&#233;e &#224; la Suret&#233; de l'&#201;tat Belge qui recherche les inciviques. Conseill&#233;e par le directeur d'Air-France, elle d&#233;cide de postuler &#224; la Sabena. Elle fait la description de toutes les langues qu'elle pratique. &#171; Tr&#232;s bien, lui r&#233;pond l'interlocuteur, parlez-vous le flamand ? En Belgique, c'est indispensable pour une h&#244;tesse de l'air. &#187; &#171; Bon d'accord, dit-elle, donnez-moi un autre rendez-vous dans deux semaines. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De mani&#232;re incroyable, elle apprendra le minimum en quelques jours, sera accept&#233;e le 4 juin 1946 et y fera une carri&#232;re compl&#232;te. Elle organise des r&#233;unions de r&#233;flexions avec le personnel navigant et devient rapidement &#171; chef-air-h&#244;tesse &#187;. Elle est &#224; la fois souple et s&#233;v&#232;re. Sera tr&#232;s appr&#233;ci&#233;e par les &#233;quipes qu'elle commande. Ce n'est qu'en f&#233;vrier 1969 qu'elle quitte la Sabena et peut de ce fait se marier avec son compagnon, Marcel D&#233;sir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 1971, elle rentre &#224; la TRANSEUROPEAN AIRWAYS o&#249; elle emploiera son dynamisme retrouv&#233; jusqu'en 1992.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A c&#244;t&#233; de sa vie professionnelle, elle consacrera du temps &#224; faire conna&#238;tre les horreurs des camps de la mort aux jeunes, &#224; donner des conf&#233;rences sur son v&#233;cu dans plus de trente &#233;coles secondaires, &#224; parler aux &#233;tudiants pour les amener &#224; r&#233;fl&#233;chir &#224; la d&#233;mocratie, au racisme, &#224; la discrimination... Elle fait partie d'une association &#171; Une voix, une femme &#187; et accompagne les plus &#226;g&#233;s qui vont visiter les camps ; elle les aide &#224; faire des liens avec l'actualit&#233; belge, leur parle d'Hitler qui est arriv&#233; au pouvoir par un vote de 96 %, de la Shoah, de Le Pen... Chaque participant revient boulevers&#233; et souvent transform&#233;. Aujourd'hui, elle re&#231;oit encore de ces &#233;tudiants des lettres qui l'&#233;meuvent et la rassasient.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tout au long de ces ann&#233;es, Mouchka retrouvera quelquefois des aviateurs anglais ou am&#233;ricains qu'elle avait guid&#233;s et sauv&#233;s et qui lui t&#233;moignent une immense tendresse et beaucoup de reconnaissance.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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