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	<title>Ages et transmissions</title>
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	<description>Cr&#233;&#233;e en 97, Ages et Transmissions est une asbl pluraliste bruxelloise permettant aux a&#238;n&#233;s de jouer un r&#244;le actif dans la soci&#233;t&#233;. Elle est reconnue comme organisme d'&#233;ducation permanente par la F&#233;d&#233;ration Wallonie-Bruxelles.</description>
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		<title>Ages et transmissions</title>
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		<title>Mai 68. Le monde change (Frido)</title>
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		<dc:date>2017-04-21T07:48:17Z</dc:date>
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		<dc:creator>Souris verte</dc:creator>


		<dc:subject>Mai 68</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Frido, d'origine allemande, vit &#224; Francfort en 1968. &lt;br class='autobr' /&gt;
S'agissant de Mai 68, il se trouve que j'habitais pendant les ann&#233;es cruciales &#224; Francfort, qui &#233;tait avec Berlin un des hauts lieux de la r&#233;volte estudiantine en Allemagne. Daniel Cohn-Bendit (aujourd'hui d&#233;put&#233; europ&#233;en) et Joschka Fischer (entre 1998 et 2005 ministre allemand des affaires &#233;trang&#232;res) avaient rassembl&#233; leurs &#171; troupes &#171; &#224; Francfort, dont l'universit&#233; h&#233;bergeait le noyau intellectuel du mouvement avec des philosophes comme Theodor (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Frido, d'origine allemande, vit &#224; Francfort en 1968.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;S'agissant de Mai 68, il se trouve que j'habitais pendant les ann&#233;es cruciales &#224; Francfort, qui &#233;tait avec Berlin un des hauts lieux de la r&#233;volte estudiantine en Allemagne. Daniel Cohn-Bendit (aujourd'hui d&#233;put&#233; europ&#233;en) et Joschka Fischer (entre 1998 et 2005 ministre allemand des affaires &#233;trang&#232;res) avaient rassembl&#233; leurs &#171; troupes &#171; &#224; Francfort, dont l'universit&#233; h&#233;bergeait le noyau intellectuel du mouvement avec des philosophes comme Theodor Adorno et Max Horkheimer, contemporains et amis de Jean Paul Sartre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Habitant avec ma femme et deux petits enfants dans l'ouest de la ville nous ne pouvions pas mettre un pied dehors sans tomber ou bien sur des patrouilles de police &#224; cheval ou bien des groupes de jeunes en r&#233;volte. Cela ne m'emp&#234;chait pas d'aller au travail ni ma femme de faire des courses et de promener les enfants. Contrairement &#224; ce qu'il se passe aujourd'hui en face du terrorisme de tout genre, nous n'avions pas vraiment peur de ces mouvements mais les prenions plut&#244;t pour une situation g&#234;nante.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au travail j'avais un bureau qui surplombait le campus de l'universit&#233; de Francfort. La ville n'&#233;tait depuis la guerre pas encore reconstruite partout. Ainsi, il y avait devant les b&#226;timents assez v&#233;tustes de l'universit&#233; un terrain vague sur lequel se passaient pendant des mois des manifestations, des &#171; sit ins &#187;, des d&#233;fil&#233;s qui bien s&#251;r &#233;taient surveill&#233;s par la police voire supprim&#233;s &#224; force de matraques ou de lances d'eau. J'avais pour ainsi dire une place de loge pour ces &#233;v&#232;nements et mon travail n'a pas d&#251; &#234;tre tr&#232;s efficace pendant ces jours-l&#224;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comme pour la vie priv&#233;e des habitants, les &#233;v&#232;nements n'avaient apparemment pas beaucoup d'influence sur la vie &#233;conomique de la ville. Pas question de fermer des bureaux, d'&#233;vacuer du personnel ou de prot&#233;ger certains b&#226;timents. Les gens et les entreprises regardaient tout cela avec curiosit&#233;, m&#234;me avec un certain d&#233;go&#251;t ; ils &#233;taient ennuy&#233;s, pas plus.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Personnellement, j'&#233;tais &#233;galement ennuy&#233;, pas plus. Comme c'est l'habitude en Allemagne, on &#233;crit sa th&#232;se et passe son doctorat lorsqu'on travaille d&#233;j&#224; professionnellement. Or dans la convocation &#224; l'examen oral (appel&#233; non sans raison le &#171; rigorosum &#187;) de docteur en droit j'&#233;tais pri&#233; de me pr&#233;senter discr&#232;tement et &#171; sans cravate &#187; &#224; la porte d'entr&#233;e pour fournisseurs de l'universit&#233;, les entr&#233;es principales &#233;tant occup&#233;es par la police ou les piquets de gr&#232;ve des &#233;tudiants. Arriv&#233; dans la salle des examens j'&#233;tais &#233;tonn&#233; de voir le doyen et les professeurs habill&#233;es comme moi en &#171; pulls et chemises &#187;, un accoutrement sans doute rare en pareilles circonstances. Cela s'est d'ailleurs bien pass&#233; pour moi.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mon r&#233;cit est celui d'un &#171; citoyen de base &#187; et ne veut pas banaliser le mouvement de Mai 68 auquel j'aurais peut-&#234;tre particip&#233; si j'&#233;tais n&#233; quelques ann&#233;es plus tard. Son influence capitale sur le d&#233;veloppement de l'Allemagne et de l'Europe enti&#232;re ne fait plus de doute. L'universit&#233; de Francfort en &#233;tait un centre important, m&#234;me en &#233;tat de si&#232;ge pendant plusieurs mois.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>Un vent de libert&#233; : mai 68 (Martine)</title>
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		<dc:date>2017-02-15T11:20:24Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Sylvie (A&amp;T)</dc:creator>


		<dc:subject>Femme, f&#233;minisme</dc:subject>
		<dc:subject>Mai 68</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Nous sommes en 1964 et j'ai dix ans. Le samedi est jour de lessive. Tout se fait dans la cuisine : maman met une grande bassine d'eau &#224; chauffer. Elle la verse dans la machine qui secoue le linge. Pour l'essorage, le linge passe entre deux rouleaux. Il faut tout recommencer trois ou quatre fois pour les diff&#233;rentes couleurs et pour le rin&#231;age. Ce travail prend toute la journ&#233;e. Ma s&#339;ur de 18 ans doit aider. Moi, je suis trop petite. Mon fr&#232;re, &#226;g&#233; de 20 ans, lui, peut rester au lit ! Lorsque ma s&#339;ur (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Nous sommes en 1964 et j'ai dix ans. Le samedi est jour de lessive. Tout se fait dans la cuisine : maman met une grande bassine d'eau &#224; chauffer. Elle la verse dans la machine qui secoue le linge. Pour l'essorage, le linge passe entre deux rouleaux. Il faut tout recommencer trois ou quatre fois pour les diff&#233;rentes couleurs et pour le rin&#231;age. Ce travail prend toute la journ&#233;e. Ma s&#339;ur de 18 ans doit aider. Moi, je suis trop petite. Mon fr&#232;re, &#226;g&#233; de 20 ans, lui, peut rester au lit ! Lorsque ma s&#339;ur r&#226;le, maman lui dit : &#034;un homme ne s'occupe pas des t&#226;ches m&#233;nag&#232;res&#034;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Depuis son retour de la guerre, mon p&#232;re a des probl&#232;mes de sant&#233;. Avec trois enfants, ma m&#232;re ne peut pas travailler &#224; temps plein. Nous n'avons pas beaucoup d'argent. Au-del&#224; de nos seize ans, nous n'avons pas pu faire d'&#233;tudes. Par contre, nous suivons, tous les soirs, des cours apr&#232;s notre journ&#233;e de travail. Lorsque mon fr&#232;re rentre, ma m&#232;re sort de son lit pour r&#233;chauffer son d&#238;ner. Ma s&#339;ur doit le r&#233;chauffer elle-m&#234;me. J'ai vu cela pendant toute mon enfance. Plus tard, cela m'a r&#233;volt&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le temps passe. Avec l'aide des Am&#233;ricains, l'Europe se reconstruit. Les m&#233;nag&#232;res ne r&#234;vent que d'une chose : acheter un frigo un aspirateur, une voiture. Il y a des emplois pour tout le monde. Nous sommes en plein dans la soci&#233;t&#233; de consommation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Arrive mai 1968, c'est la r&#233;volution &#224; Paris. Les &#233;tudiants de l'universit&#233; font gr&#232;ve et jettent des pav&#233;s sur les policiers. Des ouvriers les rejoignent. A l'&#233;cole nous ne parlons que de cela. Cela va changer toute ma vie de femme. Je n'en suis pas encore consciente. Quel vent de libert&#233; ! Il n'est plus possible de vivre de la m&#234;me mani&#232;re que nos parents... M&#234;me notre fa&#231;on de nous habiller change : fini les jupes au-dessous des genoux ! Vive la mini-jupe et les mini-pulls de toutes les couleurs ! Ils mettent notre nombril si bien en valeur. Nous, les adolescents et les jeunes, nous remettons tout en cause : la fa&#231;on de vivre de nos parents, l'autorit&#233; de l'&#233;glise, des cur&#233;s, des professeurs, bref, toute l'organisation de la soci&#233;t&#233;. Les slogans de l'&#233;poque refl&#232;tent bien l'ambiance et la mentalit&#233; des jeunes : &#034;Il est interdit d'interdire&#034;, &#034;Sous les pav&#233;s la plage&#034;, &#034;A bas l'Etat&#034;, &#034;A bas le vieux monde&#034;, &#034;Soyez r&#233;alistes demandez l'impossible !&#034;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nos m&#232;res ont eu 4 ou 5 enfants, ou plus et devaient rester dans leurs casseroles. Les filles de moins de 20 ans ne veulent plus de cette vie-l&#224;. La pilule contraceptive appara&#238;t. Quel soulagement ! On n'a plus tout le temps peur de se retrouver enceinte ! Des femmes se battent pour leurs droits. Moi, en 1974, je m'inscris dans un mouvement de femmes &#224; Bruxelles et je suis un cours de &#034;self d&#233;fense&#034;. Nous militons pour l'avortement, pour l'&#233;galit&#233; de salaires entre hommes et femmes, pour pouvoir ouvrir un compte en banque &#224; notre nom. Toutes ces revendications sont ensuite devenues des lois.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lorsque je repense &#224; tout cela, je trouve ces mouvements tr&#232;s excessifs et m&#234;me &#034;anti-hommes&#034;. Mais souvent il faut passer par l&#224; pour obtenir ce que l'on veut. Au sein de mon couple, j'ai aussi d&#251; me battre pour obtenir l'&#233;galit&#233;. Finalement, mon mari partage toutes les t&#226;ches m&#233;nag&#232;res : il nettoie, cuisine et a lang&#233; nos deux enfants.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>Un vent de libert&#233; : les hippies (Martine)</title>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Sylvie (A&amp;T)</dc:creator>


		<dc:subject>Engagement (social,politique)</dc:subject>
		<dc:subject>Mai 68</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Quand Mai 68 &#233;clate en France, ailleurs dans le monde, cela bouge aussi. &lt;br class='autobr' /&gt;
En Angleterre, on entend parler de quatre gar&#231;ons. Ils laissent pousser leurs cheveux. Cela fait scandale bien plus que leur musique. Ce sont les Beatles. Tous les jeunes chantent leurs chansons. &lt;br class='autobr' /&gt;
Aux &#201;tats-Unis, contre la guerre du Vietnam, un autre mouvement appara&#238;t au d&#233;but des ann&#233;es 60. C'est le mouvement hippie. Son slogan est : &#034;Faites l'amour pas la guerre !&#034; Les hippies, en majorit&#233; des jeunes, ne veulent pas de la (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Quand Mai 68 &#233;clate en France, ailleurs dans le monde, cela bouge aussi.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En Angleterre, on entend parler de quatre gar&#231;ons. Ils laissent pousser leurs cheveux. Cela fait scandale bien plus que leur musique. Ce sont les Beatles. Tous les jeunes chantent leurs chansons.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aux &#201;tats-Unis, contre la guerre du Vietnam, un autre mouvement appara&#238;t au d&#233;but des ann&#233;es 60. C'est le mouvement hippie. Son slogan est : &#034;Faites l'amour pas la guerre !&#034; Les hippies, en majorit&#233; des jeunes, ne veulent pas de la violence, des valeurs traditionnelles et de la soci&#233;t&#233; de consommation. Ils veulent vivre plus librement leurs relations humaines et amoureuses. Ils portent des v&#234;tements de couleur, des jeans et de longs cheveux. Ils inventent de nouvelles musiques, le rock et le folk. Le mouvement hippie se r&#233;pand en Europe &#224; la fin des ann&#233;es 60. Il aura une grande influence sur l'Europe.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous aussi, nous voulons revenir &#224; des valeurs plus simples : fabriquer notre yaourt et notre fromage, faire de l'artisanat, filer la laine et la tisser. Certains abandonnent leurs &#233;tudes ou leur boulot pour aller garder des moutons en France. C'est ainsi que nous partons, mon ami et moi, habiter dans une ferme non loin de Bruxelles. Nous y avons un peu de terre pour cultiver des l&#233;gumes et &#233;lever des poules. D'autres jeunes nous rejoignent. Nous sommes une trentaine. Les paysans du coin sont tr&#232;s &#233;tonn&#233;s. Ils voient des filles avec des longues jupes color&#233;es et des cheveux rouges pass&#233;s au henn&#233;. Ils voient des gar&#231;ons avec des longs cheveux et des chemises fleuries... Nous sommes toujours l'un chez l'autre pour refaire le monde, pour nous entraider et surtout pour faire la f&#234;te !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Souvent, nous partons &#224; Amsterdam, ville, o&#249; les jeunes sont tr&#232;s nombreux. L&#224;, on trouve beaucoup de boutiques indiennes et afghanes. On y vend de l'encens, des blouses brod&#233;es et des longues jupes. Mon ami et moi, nous r&#234;vons de voyages lointains. En 1973, sacs au dos, nous partons pendant plusieurs mois en Inde, au N&#233;pal, &#224; Ceylan.&lt;br class='autobr' /&gt;
C'&#233;tait une p&#233;riode de plein emploi. Lorsque nous rentrions de voyage il &#233;tait toujours facile de retrouver un travail. Cependant cette p&#233;riode sera courte. Au milieu des ann&#233;es 70 d&#233;j&#224;, on nous parle de la crise...&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>Ce joli mois de mai&#8230;(Monique F.)</title>
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		<dc:date>2014-05-19T09:08:46Z</dc:date>
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		<dc:subject>Mai 68</dc:subject>

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&lt;p&gt;Cette ann&#233;e 1968, porteuse d'&#233;claircies orageuses, comme tout &#233;v&#232;nement, n'est pas n&#233;e du n&#233;ant mais des turbulences annonc&#233;es des ann&#233;es pr&#233;c&#233;dentes. &lt;br class='autobr' /&gt; D'abord furent les beatniks, Kerouac et Ginsberg. Po&#232;tes, &#233;crivains, artistes, qui partirent sur les routes d'Am&#233;rique en jeans et battle-dress en levant les tabous de la drogue et du sexe, pr&#233;figurant en cela les futurs mouvements hippies qui attiseraient la haine de l'Am&#233;rique profonde. Ils portaient sur leurs jeunes &#233;paules tous les d&#233;fauts : sales, (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Cette ann&#233;e 1968, porteuse d'&#233;claircies orageuses, comme tout &#233;v&#232;nement, n'est pas n&#233;e du n&#233;ant mais des turbulences annonc&#233;es des ann&#233;es pr&#233;c&#233;dentes.&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'abord furent les beatniks, Kerouac et Ginsberg. Po&#232;tes, &#233;crivains, artistes, qui partirent sur les routes d'Am&#233;rique en jeans et battle-dress en levant les tabous de la drogue et du sexe, pr&#233;figurant en cela les futurs mouvements hippies qui attiseraient la haine de l'Am&#233;rique profonde. Ils portaient sur leurs jeunes &#233;paules tous les d&#233;fauts : sales, paresseux, drogu&#233;s, d&#233;bauch&#233;s et pacifistes, ils ne pouvaient que choquer l'Am&#233;rique puritaine. Pourtant, en y regardant de pr&#232;s, ils &#233;taient porteurs de th&#232;mes qui aujourd'hui traversent la soci&#233;t&#233; : la sortie du mode de consommation, la vie communautaire, l'&#233;cologie et le retour &#224; la nature, une recherche de spiritualit&#233; surtout tourn&#233;e vers les religions orientales. &lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Musique, peinture, mode explos&#232;rent en rythmes et en couleurs dans un monde passablement terne. Tissus indiens, tuniques brod&#233;es, bougies et encens devinrent les signes ext&#233;rieurs de cette r&#233;volution. Avec leurs cheveux longs et leurs guitares, ils arriv&#232;rent par milliers &#224; San Francisco. En 1967 c'est le premier &#034;summer of love&#034; et, en 1969, Woostock s'inscrit dans les m&#233;moires, un succ&#232;s colossal que n'avaient pas pr&#233;vu les organisateurs d&#233;bord&#233;s.&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Des mouvements plus radicaux se d&#233;velopp&#232;rent, comme en 1965 celui des Black Panthers. &lt;br&gt;
Berkeley, Campus en &#233;bullition, vit na&#238;tre la new left &#8212; nouvelle gauche. Les manifestations contre la guerre du Vietnam se radicalis&#232;rent. La contestation &#233;tait partout dans les universit&#233;s et les prisons, dans les ghettos et chez les GI's. &lt;br&gt;
Au Vietnam, les soldats partaient se battre dans la jungle au son du rock n' roll et d&#233;fonc&#233;s &#224; l'h&#233;ro&#239;ne et au cannabis.&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les jeunes d'Europe occidentale, attir&#233;s par le swingin' London se ruaient sur les boutiques de fringues de Carnaby Street. Mary Quant lance la minijupe, les yeux des filles deviennent charbonneux et les corps anorexiques pour devenir des r&#233;pliques de celui de Twiggy..&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et voil&#224; arriv&#233; ce beau mois de mai, beau par le temps je ne sais plus mais beau certainement dans la t&#234;te de milliers de jeunes pour qui bient&#244;t sous les pav&#233;s ce sera la plage&#8230;&lt;br&gt;
Les universit&#233;s s'agitent, je vais &#224; une premi&#232;re assembl&#233;e libre &#224; l'ULB. Il semble que tout peut &#234;tre ouvert et discut&#233; : politique, enseignement, philosophie, travail. &lt;br&gt;
Je veux en &#234;tre moi aussi de cette effervescence qui sera peut-&#234;tre une r&#233;volution.&lt;br&gt;
Je r&#234;ve de la commune de Paris, du Front Populaire, de justice sociale et de solidarit&#233; avec tous les opprim&#233;s de cette terre. Je vais aux manifs et les raisons de manifester ne manquent pas. Nous avan&#231;ons en rangs compacts en scandant &#034;ho-ho-Ho-Chi-Min, che-Che-Guevara&#034;. Nous d&#233;testons cette Union Sovi&#233;tique qui a trahi le marxisme et les communistes pour nous tourner vers la Chine de Mao et le Cuba de Castro. Nous nous sentons les h&#233;ritiers de toutes les luttes, de la r&#233;volution russe &#224; la guerre d'Espagne en passant par la r&#233;sistance et les mouvements d'Am&#233;rique latine.&lt;br&gt;
Nous soutenons les camarades emprisonn&#233;s, r&#233;prim&#233;s o&#249; qu'ils soient, au Portugal, en Gr&#232;ce ou au Vietnam. &lt;br&gt;
Nous allons aux conf&#233;rences de Th&#233;odorakis, opposant aux colonels grecs, d'Ann Suyin, &#233;crivain franco-chinoise qui explique la Chine de Mao. &lt;br class='autobr' /&gt;
Nous manifestons devant l'ambassade du Portugal. &lt;br&gt;
Nous huons Garaudy, repr&#233;sentant du PC fran&#231;ais, obsol&#232;te et autoritaire. &lt;br class='autobr' /&gt;
Nous nous exaltons sur la classe ouvri&#232;re et ses grandes gr&#232;ves.&lt;br class='autobr' /&gt;
Certains militants quitteront leurs universit&#233;s pour aller travailler en usine. On les appelle les &#034;&#233;tablis&#034;.&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un soir des amis m'emm&#232;nent au &#034;Point&#034;, journal de gauche qui allait devenir &#034;Pour&#034;. Tout le monde parle &#224; perdre haleine : les trotskistes, les anarchistes, les marxistes-l&#233;ninistes ou les l&#233;ninistes pas marxistes, sans oublier les castristes. Mais tous s'accordent sur la haine du capitalisme et du gouvernement am&#233;ricain. &lt;br&gt;
Nous allons &#224; des f&#234;tes de gauche, &#224; ses soir&#233;es de gauche. Nous partageons le m&#234;me int&#233;r&#234;t pour le cin&#233;ma de Godard, les &#233;crits de Wilhelm Reich, de Marcuse ou de Deleuze. Nous lisons les &#034;Temps modernes&#034; ou la revue &#034;Tels quels&#034;. En 1969, je suis invit&#233;e &#224; l'ambassade de Cuba pour le dixi&#232;me anniversaire de la r&#233;volution. &lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je regrette ces ann&#233;es d'effervescence intellectuelle et artistique, de d&#233;bats d'id&#233;es, exploration de nouvelles utopies, de nouvelles formes de vie plus libres, plus transparentes dans les rapports. Bien entendu, il est aussi question de libert&#233; sexuelle, de nouveaux mod&#232;les de couple sans jalousie et sans contrat. Plus facile &#224; dire qu'&#224; vivre, le sentiment amoureux acceptant difficilement le partage.&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je ne sais plus exactement &#224; quel moment de l'ann&#233;e 1969 j'ai rencontr&#233; Jos&#233;, qui allait devenir mon mari. C'est sans doute le r&#233;cit de sa vie qui nous a rapproch&#233;s et qui l'a entour&#233; d'une aura de romantisme. Il vient de Porto. Des membres de son association clandestine d'&#233;tudiants avaient &#233;t&#233; arr&#234;t&#233;s par la PIDE, la police politique qui, comme dans toute dictature qui se respecte, torture et emprisonne les opposants au r&#233;gime.&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Oblig&#233; de quitter le Portugal en urgence, un passeur lui fait traverser les Pyr&#233;n&#233;es. Arriv&#233; &#224; Paris en plein mai '68 il est arr&#234;t&#233; dans une manifestation devant les usines Renault. Incarc&#233;r&#233;, les autorit&#233;s fran&#231;aises veulent le renvoyer au Portugal. Gr&#226;ce &#224; un comit&#233; de soutien, il est finalement expuls&#233; en direction de la Belgique. Le voil&#224; donc &#224; Bruxelles, sans papiers, et habitant chez des amis. &lt;br&gt;
Outre l'immigration &#233;conomique qui chassait de chez eux les plus pauvres (le Portugal &#224; l'&#233;poque a le niveau de vie le plus bas d'Europe), vivent chez nous nombre de jeunes intellectuels qui refusent le service militaire qui les envoie pour plusieurs ann&#233;es combattre dans les colonies.&lt;br&gt;
Que voil&#224; un beau cas pour moi, pr&#234;te &#224; voler au secours d'une victime de ce fascisme que nous d&#233;non&#231;ons &#224; corps et &#224; cris. Je l'emm&#232;ne &#224; la maison, o&#249; la famille l'accueille &#224; bras ouverts. Peu &#224; peu nous nous attachons l'un &#224; l'autre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il introduit une demande de refuge politique aupr&#232;s du Haut Commissariat aux Nations Unies. Il remplit tous les crit&#232;res mais la police des &#233;trangers refuse, selon la loi qui dit que &#034;le refuge doit &#234;tre demand&#233; dans le premier pays d'accueil&#034;, &#224; savoir la France, o&#249; entretemps il y a eu une amnistie pour les d&#233;lits politiques. Un ordre d'expulsion suit bient&#244;t. Le voil&#224; reparti pour Paris, o&#249; il fera les d&#233;marches n&#233;cessaires. Jos&#233; rentre presque tous les week-ends par le train de nuit o&#249; il y a peu de contr&#244;les.&lt;br&gt;
A Paris, il s'est li&#233; avec les militants de la Gauche Prol&#233;tarienne (mao&#239;stes) et ram&#232;ne &#224; Bruxelles leur journal &#034;La cause du peuple&#034; ; qui sera vendu &#224; la librairie &#034;Joli Mai&#034;, chauss&#233;e d'Ixelles, tenue par un couple d'amis proches de l'association Belgique-Chine. Ce journal sera bient&#244;t interdit. Sartre et Beauvoir le vendront en rue pour r&#233;sister &#224; la censure.&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Du c&#244;t&#233; fran&#231;ais, rien n'avance. &#034;Tout est beaucoup plus compliqu&#233; ici&#034; me dit Jos&#233;.&lt;br&gt;
Apr&#232;s bien des vicissitudes il nous semble que le mariage est la seule solution possible. Mais comment faire sans papiers ? Un ami portugais fournit un faux passeport et, au mois de janvier 1971, nous nous marions pour le meilleur et pour le pire. Le 25 avril 1974, la r&#233;volution des &#338;illets qui va renverser le fascisme au Portugal viendra durablement perturber notre vie...&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>Mai 68 (Jean N.)</title>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Souris verte</dc:creator>


		<dc:subject>Mai 68</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Mai 68, &#233;norme chahut estudiantin pris par les intellectuels de gauche pour la Lutte Finale. &#171; L'&#233;tourderie fran&#231;aise, moqueuse, insouciante intr&#233;pide, &#233;tait mont&#233;e au cerveau de tous &#187;. Ce n'est pas un chroniqueur de 1968 qui &#233;crit cela, c'est Chateaubriand dans ses M&#201;MOIRES D'OUTRE-TOMBE , &#224; propos des Journ&#233;es de Juillet 1830 ! Mai 68, d&#233;bordements de filles et de gar&#231;ons en rut printanier, de rejetons de petits bourgeois bien nourris, tandis que les Biafrais mouraient de faim par dizaines de milliers ; (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Mai 68, &#233;norme chahut estudiantin pris par les intellectuels de gauche pour la Lutte Finale. &#171; L'&#233;tourderie fran&#231;aise, moqueuse, insouciante intr&#233;pide, &#233;tait mont&#233;e au cerveau de tous &#187;. Ce n'est pas un chroniqueur de 1968 qui &#233;crit cela, c'est Chateaubriand dans ses M&#201;MOIRES D'OUTRE-TOMBE , &#224; propos des Journ&#233;es de Juillet 1830 !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mai 68, d&#233;bordements de filles et de gar&#231;ons en rut printanier, de rejetons de petits bourgeois bien nourris, tandis que les Biafrais mouraient de faim par dizaines de milliers ; &#171; un truc pour &#233;tudiants dor&#233;s sur tranche &#187;, si l'on en croit Claire Br&#233;t&#233;cher, fondatrice du sulfureux &#171; &#201;cho des Savanes &#187; ; cohortes d'&#233;chapp&#233;s des facult&#233;s et des lyc&#233;es pour exiger la suppression de tous les interdits, la d&#233;molition de toutes les barri&#232;res en dressant des barricades et en br&#251;lant des bagnoles ; Mai 68 qui entendit de fameuses b&#234;tises prof&#233;r&#233;es par des observateurs soi-disant intelligents ; Mai 68 qui vit Jean&#64979;Paul Sartre user d'un tonneau &#224; Billancourt, non pour y loger, comme son confr&#232;re Diog&#232;ne, mais pour y monter et haranguer les ouvriers goguenards de Renault ; Mai 68 quand les journalistes d'une radio d'&#201;tat indiquaient les points chauds et y rassemblaient les casseurs, l'oreille au transistor ; Mai 68 quand la France enti&#232;re se croisa les bras ; Mai 68 que le Parti communiste, heureusement sans instructions de Moscou, ne sut exploiter car Mao avait &#233;clips&#233; un Staline d&#233;mon&#233;tis&#233;, Mai 68 a boulevers&#233; les m&#339;urs, mais n'a rien chang&#233; politiquement parlant.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En Tch&#233;coslovaquie c'&#233;tait le &#034;Printemps de P&#226;ques&#034;, tentative d'installation d'un pouvoir plus d&#233;mocratique initi&#233; par Alexandre Dubcek. H&#233;las, le 20 ao&#251;t, les forces du Trait&#233; de Varsovie se chargeraient de mater ce... d&#233;sordre. Comme en 1938, les Alli&#233;s n'ont pas boug&#233;. Dubcek ne fut pas ex&#233;cut&#233;, car c'&#233;tait pass&#233; de mode dans les pays communistes. Redevenu simple citoyen, il conna&#238;tra la mis&#232;re avant de r&#233;appara&#238;tre bri&#232;vement sur la sc&#232;ne politique apr&#232;s la chute du mur de Berlin.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Par contre, les leaders de ce que Jean-Fran&#231;ois Revel, cet excellent observateur de la vie politique, appellera une &#171; r&#233;volution de carnaval &#187; et le pittoresque Alphonse Boudard, une &#171; r&#233;volutionnette &#187;, les meneurs du Grand Chahut de Mai 68 sont aujourd'hui bien install&#233;s dans la soci&#233;t&#233; bourgeoise qu'ils vomissaient. Serge July sera le patron tr&#232;s exigeant d'une entreprise de presse cr&#233;&#233;e par Sartre, puis propri&#233;t&#233; d'un grand groupe capitaliste que July mettra du temps &#224; quitter malgr&#233; cela ; Alain Geismar voulait tout casser, &#171; l'un des plus agit&#233;s &#187;, &#233;crit Michel Rocard, ancien premier ministre de Mitterrand, dans SI LA GAUCCHE SAVAIT ; Geismar deviendra Inspecteur G&#233;n&#233;ral au minist&#232;re de l'&#201;ducation Nationale ! Le doux anarchiste Cavanna, fracassant &#233;ditorialiste du subversif &#171; Charlie Hebdo &#187;, se demande aujourd'hui, dans son livre LES YEUX PLUS GRANDS QUE LE VENTRE, &#171; o&#249; sont les enfants de Mai qui barraient les rues pour gueuler leur horreur de ce monde qu'ils entrevoyaient devant eux. Ils sont au Salon de l'auto, ils h&#233;sitent entre la nouvelle Citron et la nouvelle Peugeot, (...) ils savent reconna&#238;tre les crus, yeux ferm&#233;s et m&#234;me l'ann&#233;e &#187;. Cavanna se trompe. C'est entre Mercedes et BMW (BM pour les initi&#233;s) qu'ils h&#233;sitent. Et Cohn-Bendit, le leader m&#233;diatis&#233; du Bordel Int&#233;gral, assagi, deviendra adjoint du Bourgmestre de Hambourg, d&#233;put&#233; europ&#233;en tant&#244;t du c&#244;t&#233; allemand, tant&#244;t t&#234;te de liste en France. Il sera hu&#233; et quasi lynch&#233; par les ouvriers du Centre de Retraitement des d&#233;chets nucl&#233;aires de La Hague que ses projets menacent de fermeture. Il sera sauv&#233; d'une pluie d'&#339;ufs pourris par les... CRS qu'il traitait de SS, trente ans plus t&#244;t !&lt;br class='autobr' /&gt;
Heureusement, de Mai 68 nous restent les mini-jupes et les topless sur les plages&#8230;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
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		<title>Mai 68 (Eva)</title>
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		<dc:date>2008-02-06T09:45:51Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		


		<dc:subject>Femme, f&#233;minisme</dc:subject>
		<dc:subject>Mai 68</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Je travaille depuis quelques mois au Centre m&#233;dical de consultations &#224; la rue St-jacques &#224; Paris. Cet endroit est situ&#233; pr&#232;s du quartier latin, &#224; c&#244;t&#233; de la facult&#233; de la Sorbonne. &lt;br class='autobr' /&gt;
C'est &#224; trois quart d'heures &#224; pied de chez-moi. &lt;br class='autobr' /&gt;
Ce matin au lever, j'&#233;coute les informations &#224; la radio. Le speaker dit qu'il y a une manifestation importante &#224; la facult&#233; de Nanterre , &#224; l'ext&#233;rieur de Paris. J'entends qu'on cite le nom de Daniel Conh Bendit, r&#233;volutionnaire anarchiste de gauche. La revendication est l'acc&#232;s aux (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Je travaille depuis quelques mois au Centre m&#233;dical de consultations &#224; la rue St-jacques &#224; Paris. Cet endroit est situ&#233; pr&#232;s du quartier latin, &#224; c&#244;t&#233; de la facult&#233; de la Sorbonne.&lt;br /&gt;
C'est &#224; trois quart d'heures &#224; pied de chez-moi.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce matin au lever, j'&#233;coute les informations &#224; la radio. Le speaker dit qu'il y a une manifestation importante &#224; la facult&#233; de Nanterre , &#224; l'ext&#233;rieur de Paris. J'entends qu'on cite le nom de Daniel Conh Bendit, r&#233;volutionnaire anarchiste de gauche. La revendication est l'acc&#232;s aux locaux des r&#233;sidences universitaires des filles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; A l'&#233;poque beaucoup d'&#233;tablissements scolaires ne sont pas mixtes.&lt;br /&gt;
Les filles n'ont pas le droit de porter de pantalon&lt;br /&gt;
Ajourd'hui je porte ma robe rose vichy pour me rendre au bureau . Il fait beau et il y a quelques mois on a f&#234;t&#233; ma catherinette , c'est-&#224;-dire quand une jeune fille a 25 ans et qu'elle n'est pas mari&#233;e, elle porte le chapeau de Ste Catherine.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous sommes le 2 mai, &#224; la radio on commente, &#171; la Sorbonne est en feu, le mouvement occident s'appr&#234;te &#224; attaquer Nanterre pour r&#233;tablit l'ordre &#187; Un meeting est organis&#233; et annonc&#233; par les &#233;tudiants en lettre en signe de protestation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cela sent mauvais me dis-je, c'est justement le chemin que je prends chaque jour pour me rendre au bureau. Je vais &#224; pied, passe par le boulevard St Michel des gens, des &#233;tudiants sont dehors. Je re&#231;ois des tracts que je lis &#171; le mouvement occident va attaquer Nanterre, unissons-nous, ouvriers, badauds, tous ensembles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je presse le pas, un autre tract tombe dans mes mains, &#171; hors de Nanterre les ratonneurs &#187;&lt;br /&gt;
Des cars de police sont stationn&#233;s. J'arrive au bureau essouffl&#233;e. Personne. La femme de m&#233;nage me dit de rentrer &#224; la maison.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je sors, je veux prendre le m&#233;tro pour rentrer, mais les issues du m&#233;tro St Michel sont ferm&#233;es par le service d'ordre. Je regagne le domicile familial &#224; pied .&lt;br /&gt;
Le lendemain 3 mai, je retourne de nouveau au bd St Michel. Il y a du monde, des &#233;tudiants.&lt;br /&gt;
Un tract stipule le soul&#232;vement des &#233;tudiants de Nanterre.&lt;br /&gt;
Je retourne au bureau, il n'y a personne. De l&#224; je t&#233;l&#233;phone &#224; ma directrice qui me dit que le centre est ferm&#233; pour le moment par s&#233;curit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Vers 10h, je me dirige vers la Sorbonne. Les portes sont ouvertes. Un meeting y est organis&#233; .&lt;br /&gt;
Il y a des affiches, des stands, des trotskistes, des r&#233;volutionnaires de gauche, d'extr&#234;me gauche. Il y a des mao&#239;stes et sa doctrine.&lt;br /&gt;
Un homme basan&#233; m'invite &#224; la discussion. C'est un kabile d'Alg&#233;rie, tr&#232;s beau . Il me parle de la d&#233;colonisation, du tiers-monde qui n'a rien. Je l'&#233;coute int&#233;ress&#233;e.&lt;br /&gt;
Je m'installe avec lui et d'autres &#233;tudiants dans un caf&#233; de la ,rive gauche. Nous discutons.&lt;br /&gt;
Moi je ne fais pas partie de leur monde, de leurs r&#234;ves , je travaille, mais cela m'int&#233;resse, et je participe &#224; la conversation. Apr&#232;s je profite de mon temps libre et vais assister au meeting &#224; la Sorbonne.&lt;br /&gt;
C'est le premi&#232;re fois de ma vie que je m'assois dans l'auditoire de la facult&#233; de Lettres. C'est bond&#233; &#224; craquer.&lt;br /&gt;
Plusieurs orateurs se succ&#232;dent. Mes oreilles et mes yeux sont grands ouverts.&lt;br /&gt;
C'est une nouvelle r&#233;volution, diff&#233;rente des communards et de Robespierre.&lt;br /&gt;
Daniel Cohn Bendit harangue le public. &#171; que la Sorbonne devienne un nouveau Nanterre &#187; dit-il.&lt;br /&gt;
Fin d'apr&#232;s-midi, je sors, un peu saoule, la t&#234;te remplie , le c&#339;ur &#233;mu.&lt;br /&gt;
Les cars de police commencent &#224; quadriller le quartier.&lt;br /&gt;
Je sens que quelque chose de grave va se passer dans les heures qui suivent.&lt;br /&gt;
Je rentre rapidement chez-moi. Mes parents sont inquiets, ils ont entendu les informations, ils me demandent de ne pas ressortir le soir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le 6 mai, la police s'appr&#234;te &#224; rentrer &#224; la Sorbonne, elle a bloqu&#233; les entr&#233;es et sorties du b&#226;timent. D&#233;j&#224;,il y a des affrontements violents vers 12h. La rue de la Sorbonne est &#233;vacu&#233;e , quelques 400 &#233;tudiants sont embarqu&#233;s dans les paniers &#224; salade de la police.&lt;br /&gt;
Fin de soir&#233;e j'apprends que les manifestants sont regroup&#233;s au bd st Michel.&lt;br /&gt;
Des grenades lacrymog&#232;nes sont lanc&#233;es par la gendarmerie.&lt;br /&gt;
Des manifestants descellent des pav&#233;s, les lancent, se barricadent. Des passants , des clients de caf&#233;, des touristes, des commer&#231;ants pr&#234;tent main forte aux &#233;tudiants.&lt;br /&gt;
C'est une explosion de violence, j'&#233;coute la radio qui d&#233;crit et commente le d&#233;roulement de l'&#233;meute. &lt;br /&gt;
Il est 20 h.. Le speaker lance : &#171; les premi&#232;res barricades ont lieu &#224; l'aide de grilles, d'arbres et de panneaux publicitaires.&lt;br /&gt;
Fin de soir&#233;e, tout est calme, la gauche demande aux ouvriers de les soutenir dans leur action.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le lendemain, 7 mai , je retourne au bureau, il n'y a pas de m&#233;tro, je respire les odeurs de gaz lacrymog&#232;ne ; mes yeux piquent et pleurent.&lt;br /&gt;
Je fais du stop. Une voiture s'arr&#234;te, c'est un marchand de fromages. Je vous d&#233;pose o&#249; me demande-t-il ? Je dis, au bd st Michel, c'est sur votre route ? Oui me r&#233;pond-il, mais attention, ne vous asseyez pas sur mes camemberts, je dois les livrer bient&#244;t. Prudemment je m'assois.&lt;br /&gt;
C'est sp&#233;cial, ces odeurs m&#233;lang&#233;es de gaz lacrymog&#232;ne et de camembert. Je finis pas ne plus rien sentir. Il me d&#233;pose gentiment pr&#232;s du Centre. Je le remercie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;J'arrive au bureau, mon chef est l&#224;. Il est grand aux cheveux blancs. Je trouve qu'il a mauvaise mine. Ses traits sont tir&#233;s et son dos vo&#251;t&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#034;Savez-vous, Eva, que mes 2 fils de 17 et 18 ans &#233;taient sur les barricades cette nuit avec les autres manifestants et que je n'ai pas ferm&#233; l'&#339;il de la nuit. Heureusement , ils ne sont pas bless&#233;s. Mais, j'ai d&#251; aller les chercher au poste de police. Quelques amis &#233;tudiants &#233;taient bless&#233;s et ont d&#251; trouver refuge chez des gens qui leur ont ouvert la porte et les ont soign&#233;s.&lt;br class='autobr' /&gt;
Vous-vous rendez compte ils ont lanc&#233; des pav&#233;s sur la police. Il y en a qui sont mont&#233;s sur les toits des maisons pour leur &#233;chapper. &#034;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je l'&#233;coute constern&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Jusqu'&#224; mi &#8211;mai des gr&#232;ves se succ&#232;dent avec des occupations d'usines.&lt;br /&gt;
Les revendications fusent : augmentation de salaires, meilleures conditions de travail, plus d'autonomie, responsabilit&#233; des travailleurs, participations aux b&#233;n&#233;fices.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;J'entends que le g&#233;n&#233;ral de Gaulle demande un r&#233;f&#233;rendum. Apr&#232;s &#234;tre parti en Allemagne pendant les &#233;v&#232;nements.&lt;br /&gt;
Il promet de partir si les fran&#231;ais disent non. Pompidou est alors premier ministre. Le non l'emporte.&lt;br /&gt;
A partir de l&#224;, on entre dans l'ouverture au dialogue social, la remise en cause du mod&#232;le occidental de la soci&#233;t&#233; de consommation.&lt;br /&gt;
Le mouvement MLF. La libert&#233; sexuelle, la remise en cause de l'autorit&#233;, la r&#233;forme de l'enseignement. La p&#233;dagogie scolaire. Les nouveaux philosophes. La d&#233;nonciation des r&#233;gimes communistes r&#233;formistes. La participation des parents et des &#233;l&#232;ves aux conseils de classe. Les pr&#234;tres ouvriers, le mariage des pr&#234;tres. Etc.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La m&#234;me ann&#233;e, je fis connaissance &#224; Bruxelles de Gaston qui allait devenir mon futur mari.&lt;br /&gt;
Je pris rendez-vous chez le gyn&#233;cologue d&#233;cid&#233;e &#224; prendre la pilule qui apparaissait seulement sur le march&#233;, c'&#233;tait son d&#233;but.&lt;br /&gt;
Le m&#233;decin un homme de 40 ans me demanda : &#171; Quand avez-vous perdu votre petite fleur jeune fille ? Je ne compris pas, puis &#233;tonn&#233;e je lui r&#233;ponds :&lt;br /&gt;
Que ma petite fleur est toujours l&#224; .&lt;br /&gt;
Il semble surpris, j'avais 25 ans et pour l'&#233;poque c'&#233;tait d&#233;j&#224; &#234;tre une vieille fille.&lt;br /&gt;
Bon il est temps de vous marier me dit-il.&lt;br /&gt;
Il m'inscrivit une ordonnance pour acheter la pilule.&lt;br /&gt;
Mai 68 n'avait pas chang&#233; certaines mentalit&#233;s.&lt;br /&gt;
Je ne voulais pas arriver vierge au mariage. Je pris donc 3 mois avant, la pilule pour convoler avec Gaston. Ce n'&#233;tait pas dans la tradition juive, mais la c&#233;r&#233;monie traditionnelle du mariage se fit au mois de mai.&lt;strong&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/strong&gt;Une r&#233;volution culturelle ne se fait pas en quelques jours, elle doit m&#251;rir lentement dans les m&#339;urs et l'esprit des gens pour un vrai changement de soci&#233;t&#233;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Donner des conseils ? (Luc) </title>
		<link>https://agesettransmissions.be/spip.php?article58</link>
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		<dc:date>2003-11-13T18:49:35Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Souris verte</dc:creator>


		<dc:subject>Education hors &#233;cole</dc:subject>
		<dc:subject>Mai 68</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Donner des conseils, c'est facile... &lt;br class='autobr' /&gt;
Mais, cela sert-il &#224; quelque chose ?... &lt;br class='autobr' /&gt;
Des conseils, nous en avons tous re&#231;u beaucoup. &lt;br class='autobr' /&gt;
Et puis, qu'en avons-nous fait ? &lt;br class='autobr' /&gt;
Le mieux n'est-il pas de rester modeste et d'accepter que nos solutions ne sont peut-&#234;tre plus celles qui conviennent aujourd'hui ? &lt;br class='autobr' /&gt;
Et si au fil du temps nous avons cru trouver quelques rem&#232;des &#224; nos difficult&#233;s, n'est-ce pas souvent apr&#232;s le fameux &#171; apprentissage par essais &amp; erreurs &#187;, tellement &#233;tudi&#233; en psychologie exp&#233;rimentale ? (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://agesettransmissions.be/spip.php?rubrique48" rel="directory"&gt;Tranches de vie&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://agesettransmissions.be/spip.php?mot143" rel="tag"&gt;Education hors &#233;cole&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://agesettransmissions.be/spip.php?mot197" rel="tag"&gt;Mai 68&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Donner des conseils, c'est facile... &lt;br&gt;
Mais, cela sert-il &#224; quelque chose ?...&lt;br&gt;
Des conseils, nous en avons tous re&#231;u beaucoup.&lt;br&gt;
Et puis, qu'en avons-nous fait ?&lt;br&gt;
Le mieux n'est-il pas de rester modeste et d'accepter que nos solutions ne sont peut-&#234;tre plus celles qui conviennent aujourd'hui ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et si au fil du temps nous avons cru trouver quelques rem&#232;des &#224; nos difficult&#233;s, n'est-ce pas souvent apr&#232;s le fameux &#171; apprentissage par essais &amp; erreurs &#187;, tellement &#233;tudi&#233; en psychologie exp&#233;rimentale ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Finalement, ce qu'on attend de nous, n'est-ce pas plut&#244;t de la patience, de l'attention et de la disponibilit&#233; ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans l'attitude aimante de celui qui est pr&#234;t &#224; recoller les morceaux ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De celui qui est pr&#234;t &#224; encourager ou &#224; soutenir des remises en question ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il me semble, aujourd'hui, que ce n'est que dans cette relation, qui ne bl&#226;me pas l'&#233;chec, que nous pourrons aider &#224; construire, consolider, une relation ou une personnalit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je n'oserais aujourd'hui donner &#224; mes enfants aucun conseils sur &#171; la bonne fa&#231;on d'&#233;duquer &#187; mes petits-enfants.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'abord, parce que je suis bien conscient de ne pas avoir atteint moi-m&#234;me mes objectifs...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et quels objectifs ?...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Parce que les miens ont bien vari&#233; avec les ann&#233;es...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au d&#233;but de mon mariage, quand les enfants &#233;taient encore petits, j'avais tendance &#224; faire confiance &#224; mes parents, et &#224; reproduire ce que j'avais moi-m&#234;me connu.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Jusqu'en &#171; mai '68 &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Soixante-huit a signifi&#233; pour moi le d&#233;but d'une p&#233;riode d'incertitudes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je me souviens du slogan &#233;crit sur un tableau lors d'une assembl&#233;e g&#233;n&#233;rale &#224; la Sorbonne : &#171; Il est interdit d'interdire &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'&#233;tait la cl&#233; d'un tas d'interrogations nouvelles pour moi.&lt;br class='autobr' /&gt;
Je partageais beaucoup de complicit&#233; avec la M&#232;re de mes enfants. Et, sans basculer dans les p&#233;dagogies libertaires, nous avions cependant perdu la s&#233;curit&#233; de nos balises.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous avons d&#251; exp&#233;rimenter nous-m&#234;mes beaucoup.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais toujours dans l'amour, sans perdre de vue ce que nous pensions &#234;tre l'int&#233;r&#234;t des enfants.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et il est clair que nos enfants se sont souvent montr&#233;s indulgents et&lt;br class='autobr' /&gt;
discrets devant nos h&#233;sitations fondamentales...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il y a quelque chose que je voudrais leur transmettre, et je ne suis pas s&#251;r d'y arriver.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le temps passe...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est de s'&#233;carter pour toujours de tout dogme [1].&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et de se faire confiance pour oser chercher, et trouver (!), la solution qui leur para&#238;t la meilleure pour eux, &#224; l'instant o&#249; ils vivent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et qu'ils se donnent la permission de se tromper parfois.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et de recommencer.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aller jusqu'au bout !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Plut&#244;t que de tricher en faisant semblant de conna&#238;tre la route qu'il faut suivre...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[1] Syst&#232;me de croyance pr&#233;sent&#233; par une autorit&#233; ( particuli&#232;rement l'Eglise )qu'il faut accepter comme vrai, sans poser de questions.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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