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	<title>Ages et transmissions</title>
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	<description>Cr&#233;&#233;e en 97, Ages et Transmissions est une asbl pluraliste bruxelloise permettant aux a&#238;n&#233;s de jouer un r&#244;le actif dans la soci&#233;t&#233;. Elle est reconnue comme organisme d'&#233;ducation permanente par la F&#233;d&#233;ration Wallonie-Bruxelles.</description>
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		<title>Ages et transmissions</title>
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		<title>Une jeunesse solitaire et pleine de r&#234;ves (Michel M.)</title>
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		<dc:subject>Ecole, &#233;tudes</dc:subject>
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&lt;p&gt;Texte &#233;crit dans le cadre de &#034;Nous &#233;crivons notre vie&#034; 2023-25 &lt;br class='autobr' /&gt;
En 1962, on habitait &#224; Rhode, j'avais 12 ans et j'avais termin&#233; de merveilleuses ann&#233;es primaires dans l'&#233;cole Hama&#239;de &#224; Ixelles, une &#233;cole avec une p&#233;dagogie proche de Decroly, o&#249; les enfants &#233;taient &#233;cout&#233;s et respect&#233;s. &lt;br class='autobr' /&gt;
Pourquoi mon p&#232;re m'a-t-il mis ensuite au Coll&#232;ge Cardinal Mercier &#224; Braine-l'Alleud ? &#201;tait-ce pour la proximit&#233;, &#224; 5 arr&#234;ts de train sur l'omnibus Bruxelles-Charleroi ? Ce fut, je crois, le pire choix qu'il eut pu faire alors. (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Texte &#233;crit dans le cadre de &lt;a href='https://agesettransmissions.be/spip.php?article1404' class='spip_in'&gt;&#034;Nous &#233;crivons notre vie&#034;&lt;/a&gt; 2023-25&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;En 1962, on habitait &#224; Rhode, j'avais 12 ans et j'avais termin&#233; de merveilleuses ann&#233;es primaires dans l'&#233;cole Hama&#239;de &#224; Ixelles, une &#233;cole avec une p&#233;dagogie proche de Decroly, o&#249; les enfants &#233;taient &#233;cout&#233;s et respect&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pourquoi mon p&#232;re m'a-t-il mis ensuite au Coll&#232;ge Cardinal Mercier &#224; Braine-l'Alleud ? &#201;tait-ce pour la proximit&#233;, &#224; 5 arr&#234;ts de train sur l'omnibus Bruxelles-Charleroi ? Ce fut, je crois, le pire choix qu'il eut pu faire alors. Je ne lui en veux pas, mais je l'ai tr&#232;s mal v&#233;cu. Je passais d'une &#233;cole aconfessionnelle &#224; une &#233;cole catholique. Je passais d'une &#233;cole de 120 &#233;l&#232;ves &#224; un coll&#232;ge de 2000 &#233;tudiants. La quasi-d&#233;votion des profs de primaires ne ressemblait en rien au style de ces profs-ci. Parfois id&#233;alistes au d&#233;but de leur carri&#232;re, j'en ai vu devenir tr&#232;s vite &#8216;m&#226;t&#233;s' par le rouleau compresseur du syst&#232;me. C'&#233;tait aussi le passage d'un enseignement mixte, &#224; des classes avec rien que des gar&#231;ons. Et puis ici, on comptait en points, ici, on poussait &#224; la comp&#233;tition. Enfin j'ai toujours d&#233;test&#233; les sports de groupes. Je n'ai jamais acquis cet &#8216;esprit d'&#233;quipe' et la seule fois o&#249; j'ai fait un goal, dont j'&#233;tais tr&#232;s fier, ce fut dans le mien. On m'a vite &#233;cart&#233; du sport. Dieu merci ! On m'a cependant fait doubler deux fois. Devenant le &#8216;vieux doubleur' au fond de la classe, je me sentais encore plus humili&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Des photos de classe montraient mon visage au travers de 5 classes. On peut tr&#232;s bien y constater la transformation d'un mignon petit gar&#231;on en un ado mal dans sa peau, tortur&#233;. &#192; 16 ou 17 ans donc j'ai simplement dit stop. J'ai quitt&#233; ce lieu o&#249; je ne m'&#233;panouissais pas du tout. Orient&#233; en toute logique vers une &#233;cole technique par mes capacit&#233;s acquises gr&#226;ce &#224; mon int&#233;r&#234;t, j'ai finalement termin&#233; mes secondaires avec un beau dipl&#244;me de technicien en &#233;lectronique A2 qui ne m'a jamais servi. &#201;c&#339;ur&#233; des &#233;tudes et manquant des moyens pour aborder l'universit&#233; o&#249; pourtant j'aurais pu aller vers une formation dans mes cordes, je me suis mis &#224; chercher du boulot.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un moment important o&#249; le petit &#233;l&#232;ve discret et complex&#233; s'est affirm&#233; fut quand, &#224; un prof qui me reprochait de regarder par la fen&#234;tre pendant la pri&#232;re, je me suis lev&#233; et j'ai d&#233;clar&#233; que mes convictions religieuses ne regardaient que moi.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ado, je lisais beaucoup, des histoires fantastiques, de la science-fiction, des James Bond, de la philo. N'ayant pas eu de TV avant mes 17 ans, j'&#233;coutais beaucoup la radio. L'&#233;mission &#8216;Salut les copains' me mettait en contact avec les jeunes de mon &#226;ge. J'adorais Johnny Hallyday, Sylvie Vartan, Fran&#231;oise Hardy, Bob Dylan, Joan Baez et la plupart des chanteurs d'alors, mais j'&#233;coutais aussi de la musique baroque, de la musique de l'Inde, du Japon. J'ai per&#231;u que les &#233;v&#233;nements de mai 1968 marquaient un grand changement dans la soci&#233;t&#233;. L'&#233;v&#233;nement qui m'a le plus marqu&#233;, en plus de l'assassinat de Kennedy, fut sans aucun doute les premiers pas d'Armstrong sur la lune.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je r&#234;vais alors de fonder ou de m'ins&#233;rer dans une petite communaut&#233; autarcique o&#249; nous produirions la plupart des produits dont nous aurions besoin. Nous puiserions l'eau d'un puits, produirions notre &#233;lectricit&#233;, nous aurions une ou deux ch&#232;vres, des poules et un potager qui suffiraient &#224; nos besoins. Communaut&#233; mod&#232;le, nous aurions quelques chambres pour accueillir des visiteurs int&#233;ress&#233;s par notre mod&#232;le. Le temps libre serait consacr&#233; &#224; l'artisanat, ou &#224; toute expression artistique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Habile de mes mains, je me rendais utile en effectuant des d&#233;pannages divers, mais surtout des d&#233;pannages &#233;lectroniques. &#192; 17 ans on m'a pr&#234;t&#233; une mobylette, et, pour un gars qui sortait peu de chez lui, j'ai effectu&#233; ma premi&#232;re grande aventure solitaire. Un long voyage passant par Neuch&#226;tel, o&#249; des amis de mes parents m'ont accueilli puis par Grasse dans le Midi de la France, o&#249; j'ai d&#233;barqu&#233; chez des cousins.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Vers 18 ans, j'ai fini par me faire quelques amis. Ils jouaient de la guitare, chantaient, aimaient la nature. On sortait parfois au cin&#233;ma ou pour &#233;couter un concert.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>Le jour o&#249; j'ai chang&#233; d'&#233;cole (Fabienne V.)</title>
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		<dc:creator>Souris verte</dc:creator>


		<dc:subject>Ecole, &#233;tudes</dc:subject>
		<dc:subject>R&#234;ves</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Ce texte est issu de notre recueil d'histoires v&#233;cues imprim&#233; sous forme de livre &#171; Entre rire et pleurer &#187; &lt;br class='autobr' /&gt;
J'&#233;tais, bien s&#251;r, aussi &#233;coli&#232;re. Je fr&#233;quentais une &#233;cole catholique assez &#233;loign&#233;e de mon domicile. Je le ressentais dans mes petites jambes, qui parcouraient quatre fois par jour ce long chemin, et dans mes petits bras qui portaient mon lourd cartable, m&#234;me si parfois mon petit copain Willy le portait pour moi. Je ne comprenais pas mes parents. Pourquoi m'envoyer si loin, alors qu'il y (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://agesettransmissions.be/local/cache-vignettes/L97xH150/arton636-1502e.jpg?1776712217' width='97' height='150' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;i&gt;&lt;a href='https://agesettransmissions.be/spip.php?article569' class='spip_in'&gt;Ce texte est issu de notre recueil d'histoires v&#233;cues imprim&#233; sous forme de livre &#171; Entre rire et pleurer &#187;&lt;/a&gt;&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;
J'&#233;tais, bien s&#251;r, aussi &#233;coli&#232;re. Je fr&#233;quentais une &#233;cole catholique assez &#233;loign&#233;e de mon domicile. Je le ressentais dans mes petites jambes, qui parcouraient quatre fois par jour ce long chemin, et dans mes petits bras qui portaient mon lourd cartable, m&#234;me si parfois mon petit copain Willy le portait pour moi. Je ne comprenais pas mes parents. Pourquoi m'envoyer si loin, alors qu'il y avait une autre bonne &#233;cole pr&#232;s de la maison ? &#171; L'&#233;cole communale. &#187;&lt;br /&gt;
Lorsque tous les enfants se retrouvaient sur notre plaine de jeux, apr&#232;s le go&#251;ter, j'y retrouvais quelques amies de l'autre &#233;cole. Entre autres, &#171; une grande &#187; &#224; laquelle j'avais confi&#233; mon probl&#232;me de parcours de combattant. Elle m'avait dit : &#171; Pourquoi ne viendrais-tu pas &#224; notre &#233;cole ? On y est tr&#232;s bien et si tu veux, je t'y conduirai ? &#187;.&lt;br /&gt;
Depuis, cette id&#233;e me trottait en t&#234;te, et je commen&#231;ai &#224; y r&#233;fl&#233;chir s&#233;rieusement. Un soir, apr&#232;s avoir eu droit &#224; la fess&#233;e traditionnelle pour une mauvaise note en conduite, j'en eu vraiment par dessus la t&#234;te, ma d&#233;cision fut prise : je changerais d'&#233;cole, car dans la mienne, ils &#233;taient vraiment trop s&#233;v&#232;res !&lt;br /&gt;
D&#232;s que j'aper&#231;us &#171; ma grande copine &#187;, je lui dis que lundi j'irais dans son &#233;cole, sans mentionner que mes parents n'&#233;taient pas au courant. Je fus introduite aupr&#232;s de la directrice qui prit mes coordonn&#233;es.&lt;br /&gt;
Arriv&#233;e devant ma nouvelle classe, j'y fus tr&#232;s bien accueillie et y retrouvai quelques amies ! Ainsi d&#233;buta ma tr&#232;s courte nouvelle vie scolaire, un &#171; r&#234;ve &#187; . A mon grand &#233;tonnement, je r&#233;coltai quelques &#171; bons points &#187; alors qu'&#224; l'autre &#233;cole, je collectionnais plut&#244;t les observations, car j'&#233;tais tr&#232;s bavarde et quelque peu dissip&#233;e. Cela me stimula et je m'appliquai &#224; r&#233;aliser mes devoirs et mes le&#231;ons. Mes parents, ravis, me faisant confiance, n'avaient pas v&#233;rifi&#233; les en-t&#234;tes de mes livres et cahiers.&lt;br /&gt;
Cela dura jusqu'au jour o&#249; &#8230; En fin d'apr&#232;s-midi, se pr&#233;senta la s&#339;ur infirmi&#232;re de l'&#233;cole &#171; la Sainte Famille &#187;. Elle venait s'enqu&#233;rir de ma sant&#233;, &#233;tant donn&#233; mon absence d'une semaine. Mes parents lui affirm&#232;rent que je m'&#233;tais bien rendue r&#233;guli&#232;rement &#224; l'&#233;cole, et que j'avais, assid&#251;ment, fait mes devoirs et &#233;tudi&#233; mes le&#231;ons. Perplexes, ils m'appel&#232;rent pour une explication. Je r&#233;pondis simplement, que j'avais chang&#233; d'&#233;cole car l'autre ne me convenait pas.&lt;br /&gt;
&#171; Un ange de stupeur passa &#187;. J'eus droit &#224; l'in&#233;vitable fess&#233;e et, le lundi suivant, je repris, &#171; sous haute surveillance &#187;, le chemin de l'&#233;cole catholique.&lt;br /&gt;
Ce fut mon premier r&#234;ve bris&#233;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Jaco et le r&#234;ve &#233;veill&#233; (Jacques B.)</title>
		<link>https://agesettransmissions.be/spip.php?article348</link>
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		<dc:date>2007-05-03T12:16:21Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Souris verte</dc:creator>


		<dc:subject>R&#234;ves</dc:subject>
		<dc:subject>Technologie (&#233;volution)</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Ce conte s'inspire d'un fait r&#233;el que j'ai v&#233;cu vers 1946, &#224; Braine-le-Comte (note de l'auteur). Quelques ann&#233;es apr&#232;s, Jacques devint ing&#233;nieur ... (note de la r&#233;daction). &lt;br class='autobr' /&gt;
Cette nuit, Jaco a r&#234;v&#233; de belles vacances dans un pays lointain. Dans l'avion qui l'emmenait l&#224;-bas, il s'est vu invit&#233; par l'&#233;quipage &#224; visiter le cockpit et m&#234;me &#224; piloter cet appareil impressionnant, assis dans le si&#232;ge du copilote. Mais &#224; son r&#233;veil, il doit bien constater qu'il est rest&#233; sur le plancher des vaches et que son voyage (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Ce conte s'inspire d'un fait r&#233;el que j'ai v&#233;cu vers 1946, &#224; Braine-le-Comte (note de l'auteur).&lt;br class='autobr' /&gt;
Quelques ann&#233;es apr&#232;s, Jacques devint ing&#233;nieur ... (note de la r&#233;daction).&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Cette nuit, Jaco a r&#234;v&#233; de belles vacances dans un pays lointain. Dans l'avion qui l'emmenait l&#224;-bas, il s'est vu invit&#233; par l'&#233;quipage &#224; visiter le cockpit et m&#234;me &#224; piloter cet appareil impressionnant, assis dans le si&#232;ge du copilote. Mais &#224; son r&#233;veil, il doit bien constater qu'il est rest&#233; sur le plancher des vaches et que son voyage n'&#233;tait qu'un r&#234;ve comme on en fait souvent &#224; son &#226;ge.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce matin le soleil brille, c'est l'&#233;t&#233;. Jaco, une fois bien r&#233;veill&#233;, s'en va faire un tour jusqu'au bout de la rue o&#249; habite sa grand m&#232;re. Il entend siffler un train, il se rapproche des voies et, la t&#234;te engag&#233;e entre deux piliers de la cl&#244;ture, il regarde longuement passer les convois, trains de banlieue et grands express, dans un tintamarre assourdissant.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A plusieurs reprises, une locomotive de man&#339;uvre passe et repasse devant lui, tant&#244;t &#224; vide, tant&#244;t en tirant ou poussant quelques wagons de marchandises.&lt;br /&gt;
Elle les rassemble pour former un long convoi &#224; la gare toute proche.&lt;br /&gt;
Mais cette fois la machine s'arr&#234;te devant Jaco dans un grand panache de vapeur blanche et le m&#233;canicien lui adresse la parole, du haut de sa plate-forme :&lt;br /&gt;
&#8216;'Bonjour petit, que fais-tu l&#224; ?''&lt;br /&gt;
&#8216;'Je suis en vacances chez ma grand-m&#232;re.''&lt;br /&gt;
&#8216;'Comment s'appelle ton grand-p&#232;re ?''&lt;br /&gt;
&#8216;'Emile.''&lt;br /&gt;
&#8216;'Emile, mais je le connais bien, nous avons travaill&#233; ensemble dans le temps !&lt;br /&gt;
aimerais-tu faire un tour avec nous en locomotive ?''&lt;br /&gt;
D'une voix timide, Jaco s'entend r&#233;pondre &#8216;'oui'', l'homme se penche alors par-dessus la cl&#244;ture, le soul&#232;ve et le d&#233;pose sur le plancher de sa cabine.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le chauffeur, qui se tenait derri&#232;re le m&#233;canicien, accueille Jaco d'un large sourire.&lt;br /&gt;
Les deux hommes ex&#233;cutent alors devant lui les man&#339;uvres du d&#233;part. Le m&#233;canicien actionne un curieux robinet pour d&#233;bloquer les freins, cela fait pschitt sous le plancher, ensuite il d&#233;place un grand levier en fer pour lancer la vapeur dans les cylindres, la machine s'&#233;branle tandis que la chemin&#233;e, l&#224;-haut devant eux, crache des jets de fum&#233;e noire en poussant de grands soupirs rageurs : tchouc, tchouc, tchouc... auxquels r&#233;pondent les roues et les rails par des pagadam, pagadam, pagadam...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Jaco est tr&#232;s impressionn&#233;, il se tait, et les deux hommes l'observent en riant, un peu comme des mineurs sortant de leur galerie, la gueule noire de la poussi&#232;re du charbon. Au ras du plancher, il y a une grande ouverture o&#249; le chauffeur jette r&#233;guli&#232;rement de grandes pellet&#233;es de ce charbon dans le feu d'enfer de la chaudi&#232;re. En y repensant plus tard, Jaco sentira encore longtemps sur son visage la chaude lumi&#232;re qui s'en d&#233;gage. Et en m&#234;me temps, elles lui reviendront aux narines, les odeurs m&#233;lang&#233;es de la vapeur, du charbon br&#251;l&#233; et de l'huile chaude qui s'&#233;chappe des bielles et des engrenages en mouvement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ils arrivent ainsi &#224; la gare et s'y arr&#234;tent pour reprendre de l'eau, car la locomotive en a grand besoin pour produire cette belle vapeur blanche. Ensuite un contrema&#238;tre vient faire la connaissance de Jaco pendant que des ouvriers att&#232;lent d'autres wagons &#224; l'arri&#232;re de la locomotive.&lt;br /&gt;
Un signal leur indique que la voie est enfin libre et, apr&#232;s avoir jet&#233; un coup d'&#339;il aux manom&#232;tres &#224; l'avant de la cabine, le m&#233;canicien se pr&#233;pare &#224; red&#233;marrer.&lt;br /&gt;
Chose incroyable, il propose alors &#224; Jaco de conduire la machine ! Il lui montre la man&#339;uvre &#224; effectuer et, sur la pointe des pieds, Jaco l'ex&#233;cute tant bien que mal, mais cela marche ! Apr&#232;s un vigoureux coup de sifflet, tututuut, tuut, le tintamarre reprend de plus belle, les tchouc-tchouc et les pagadam-pagadam les accompagnent jusqu'&#224; leur point de d&#233;part.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'un des deux hommes d&#233;pose Jaco de l'autre c&#244;t&#233; de la cl&#244;ture, ils lui font tous deux un grand geste de la main et ils repartent dans leur &#233;norme machine, en riant de plus belle. Jaco retourne alors chez sa grand-m&#232;re pour lui raconter son aventure. Elle l'&#233;coute attentivement, mais le gamin voit bien qu'elle ne le croit pas. Il pourrait lui montrer la paume de ses mains, noire de la poussi&#232;re du charbon, mais il n'insiste pas. Cela restera dans sa m&#233;moire comme un petit secret bien gard&#233;, en attendant de rencontrer celui ou celle qui voudra bien le partager et vivre avec lui d'autres r&#234;ves &#233;veill&#233;s.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Un sue&#241;o, un r&#234;ve (Christian)</title>
		<link>https://agesettransmissions.be/spip.php?article336</link>
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		<dc:creator>Souris verte</dc:creator>


		<dc:subject>R&#234;ves</dc:subject>
		<dc:subject>Voyages</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Un sue&#241;o, un r&#234;ve. &lt;br class='autobr' /&gt;
Moment d'&#233;merveillement lorsque la terre, la pacha mama, la maman terre, se tourne lentement pour pr&#233;senter au soleil paix et guerres, ententes et d&#233;chirements, naissances et deuils, amours et haines. Les grands eucalyptus silhouettent le bas du paysage. Les coqs s'interpellent. Entre quelques sombres masses nuageuses le ciel s'&#233;claircit et la cr&#234;te des arbres se colore d'une frange de braises incandescentes. Quelques lumi&#232;res citadines civilisent l'horizon. &lt;br class='autobr' /&gt;
Il y a huit jours, (...)&lt;/p&gt;


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 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Un sue&#241;o, un r&#234;ve. &lt;br /&gt;
&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
Moment d'&#233;merveillement lorsque la terre, la pacha mama, la maman terre, se tourne lentement pour pr&#233;senter au soleil paix et guerres, ententes et d&#233;chirements, naissances et deuils, amours et haines. Les grands eucalyptus silhouettent le bas du paysage. Les coqs s'interpellent. Entre quelques sombres masses nuageuses le ciel s'&#233;claircit et la cr&#234;te des arbres se colore d'une frange de braises incandescentes. Quelques lumi&#232;res citadines civilisent l'horizon.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il y a huit jours, dans l'avion de la Lloyd Boliviana, entre Madrid et Santa-Cruz de la Sierra, une cinquantaine de boliviens se faisait refouler d'Espagne alors que le visa n'est pas encore de mise.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quaranti&#232;me ann&#233;e que je franchis l'Atlantique vers cette am&#233;rindienit&#233; : dictatures, d&#233;mocraties en devenir, labeurs et peines, un monde dans l'enfantement...Depuis une vingtaine d'ann&#233;es, retour de l'Histoire, le flux migratoire s'est invers&#233;. Qui ne conna&#238;t ces &#233;quatoriennes, ces boliviennes qui nettoient nos maisons, soignent nos parents, gardent nos petits ? Leurs &#233;conomies soutiennent leurs familles rest&#233;es au pays, permettent &#224; leurs enfants de poursuivre leur scolarit&#233;. Parfois, en couple, ils r&#233;ussissent leur int&#233;gration chez nous et plus encore celle de leurs enfants.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Enfin courageuse, la classe populaire ose voter pour ses propres leaders : Lula au Br&#233;sil ; Chavez au Venezuela ; Evo Morales en Bolivie ; Correa, dont l'&#233;pouse est belge, en Equateur...A une d&#233;cennie de capitalisation succ&#232;de une profonde attention pour le social. Rien n'est gagn&#233; : les affrontements entre les deux clans restent r&#233;els.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Par le canal de ses ambassades, la Belgique a longtemps conseill&#233; ces gouvernements : s&#233;curit&#233; sociale, enseignement, bourses d'&#233;tudes, projets de d&#233;veloppement rural...Ici &#224; Cochabamba en Bolivie, la clinica belga est reput&#233;e pour les op&#233;rations du coeur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ecuador, ma soeur y vit depuis plus de trente ans et s'y &#233;panouit comme pu&#233;ricultrice ; Bolivia, il y a seize ans j'y ai &#233;pous&#233; l'&#233;lue de ma vie. Et pourtant, je me sens mortifi&#233;. Fin 2006, la Belgique, tournant le dos &#224; l'&#224;-venir, ferme ses ambassades &#224; Quito (Equateur) et &#224; La Paz (Bolivie). L'une &#233;tait en place depuis soixante ans, l'autre depuis un quart de si&#232;cle. Les belges de l'&#233;tranger peuvent enfin voter. Pour ceux et celles de ces deux pays, il faudra passer par l'ambassade &#224; Lima (P&#233;rou).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Allons, les nuages sombres s'effilochent. Le soleil luit, participant &#224; l'&#233;t&#233; austral, faisant m&#251;rir figues, mangues, papayes et autres fruits de la passion. J'ai amen&#233; de ma terre du Condroz trois bouts de branche de saule pleureur. Ils sont en terre depuis cinq jours et d&#233;j&#224; bourgeonnent, t&#233;moignage de l'extr&#234;me vitalit&#233; de ce continent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans ma r&#233;flexion, le livre &#171; Escribir es vivir &#187; &#171; Ecrire c'est vivre &#187; de Jos&#233; Luis Sampedro, auteur espagnol n&#233; en 1917 me soutient : &#171; Le temps n'est pas de l'argent, le temps c'est vivre &#187;. Et une fois encore Isabel Allende nous le d&#233;montre en revenant &#224; ses sources : &#171; In&#233;s del alma m&#237;a &#187;, fresque de la conqu&#234;te du Chili : &#171; Un jour il y aura une nouvelle race sur ces terres, m&#233;lange de nous et des indiens, ...Alors il y aura paix et prosp&#233;rit&#233;...mais je mourrai avant que ce r&#234;ve ne s'accomplisse, parce que nous sommes &#224; la fin de 1580 et les indiens nous ha&#239;ssent encore &#187;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>R&#234;ves et loisirs d'ado (Suzanne R.)</title>
		<link>https://agesettransmissions.be/spip.php?article276</link>
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		<dc:date>2006-11-09T12:51:27Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Souris verte</dc:creator>


		<dc:subject>R&#234;ves</dc:subject>
		<dc:subject>Loisirs, jeux</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Ce texte fait partie du feuilleton de Suzanne Lire l'ensemble &lt;br class='autobr' /&gt; Il fallait aller dans la salle &#224; manger pour pouvoir &#233;couter du jazz et la chanson fran&#231;aise de l'&#233;poque, mais surtout le jazz, absolument banni de la cuisine. Je ne sais plus quand il y a eu une radio dans la salle &#224; manger, plus moderne que celle de la cuisine. En tout cas je me souviens tr&#232;s bien de l'avoir &#233;cout&#233;e, fascin&#233;e , install&#233;e dans le noir, avec comme seule lumi&#232;re le petit &#233;cran t&#233;moin de la radio qui battait au m&#234;me rythme (...)&lt;/p&gt;


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		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Il fallait aller dans la salle &#224; manger pour pouvoir &#233;couter du jazz et la chanson fran&#231;aise de l'&#233;poque, mais surtout le jazz, absolument banni de la cuisine. Je ne sais plus quand il y a eu une radio dans la salle &#224; manger, plus moderne que celle de la cuisine. En tout cas je me souviens tr&#232;s bien de l'avoir &#233;cout&#233;e, fascin&#233;e , install&#233;e dans le noir, avec comme seule lumi&#232;re le petit &#233;cran t&#233;moin de la radio qui battait au m&#234;me rythme que la musique. Je n'ai eu un tourne -disque et des disques que lorsque j'ai travaill&#233;, et encore pas des masses de disques parce que &#231;a co&#251;tait cher !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Ma soeur et moi avions des vies assez s&#233;par&#233;es. J'&#233;tais souvent en route avec Liliane et parfois j'allais chez une autre amie qui s'appelait Jeanine Lambin. Je ne me souviens pas du tout que ma soeur ait eu des amies. De temps en temps nous allions au cin&#233;ma ensemble mais il m'arrivait tr&#232;s souvent d'y aller toute seule. J'y passais toute une apr&#232;s-midi. A l'&#233;poque on payait son billet d'entr&#233;e et puis c'est tout. Pas question d'&#233;vacuer la salle apr&#232;s la fin du film. Pour nous il &#233;tait tout &#224; fait &#233;vident de profiter de la sortie &#224; fond. Il y avait des &#8220;actualit&#233;s&#8221; &#8220;Belgavox&#8221; o&#249; l'on voyait les visites princi&#232;res et pr&#233;sidentielles et les principaux &#233;v&#233;nements de la semaine dans le monde, le tout pr&#233;c&#233;d&#233; d'une musique triomphante et comment&#233; sur un ton absolument inimitable qui me r&#233;sonne encore dans l'oreille. Ces commentaires &#233;taient envoy&#233;s avec une fiert&#233;, une certitude, une confiance absolue dans la sup&#233;riorit&#233; de notre petit monde qui me semblent stup&#233;fiants maintenant. La Sabena &#233;tait reine et les Tutsis dansaient , tout emplum&#233;s et arm&#233;s de lances, &#224; la gloire de la m&#232;re-patrie (la n&#244;tre, pas la leur). Il y avait ensuite un court-m&#233;trage et puis le film. Il n'y avait quasiment pas de publicit&#233;, sauf pour les chocolats glac&#233;s. Il n'y avait pas non plus de bande de lancement pour le film suivant. Donc nous regardions le film, g&#233;n&#233;ralement dans un &#233;tat second, parce que nous &#233;tions emmen&#233;es dans un autre univers. Apr&#232;s la fin, les lumi&#232;res revenaient, on pouvait &#233;ventuellement changer de place si on n'en avait pas une bonne (ou alors on changeait de place avec ostentation pendant le film, si on &#233;tait assise &#224; c&#244;t&#233; d'un monsieur entreprenant). On reprenait tout &#224; z&#233;ro, les actualit&#233;s, le court-m&#233;trage et le film. C'&#233;tait bien, parce que la deuxi&#232;me fois on connaissait l'histoire et on pouvait savourer tous les petits d&#233;tails. Hommage soit ici rendu aux h&#233;ros de ma jeunesse : John Wayne (ah ! L'Homme tranquille), Gregory Peck, Burt Lancaster, Deborah Kerr, Audrey Hepburn, Elizabeth Taylor, Montgommery Clift, Marlon Brando et bien s&#251;r le h&#233;ros de toutes les adolescentes : James Dean).&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Il ne faut cependant pas que j'oublie un autre h&#233;ros, celui de mes douze-treize ans. Il &#233;tait basque et s'appelait Luis Mariano. Il avait des cheveux gomin&#233;s, un &#233;ternel sourire et chantait d'une voix de fausset des chansons &#224; la guimauve. Il avait un succ&#232;s fou tant au th&#233;&#226;tre qu'au cin&#233;ma et puis il est mort, je ne sais plus de quoi, causant le d&#233;sespoir d'un nombre incalculable d'admiratrices. Liliane et moi avons eu un souvenir &#233;mu pour lui en pensant &#224; son film &#8220;Violettes imp&#233;riales&#8221; alors que nous &#233;tions &#224; Biarritz, toute pleine du souvenir de l'Imp&#233;ratrice Eug&#233;nie qui adorait les violettes bien s&#251;r et qui &#233;tait l'objet de l'adoration de Luis Mariano dans le film. Que l'amiti&#233; d'une amie d'enfance est pr&#233;cieuse !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Il est assez incroyable maintenant de penser que nous allions au cin&#233;ma, soit ma soeur et moi, soit Liliane et moi, soit moi toute seule, certainement &#224; partir de seize ans, en ville parce que l&#224; les films &#233;taient en langue originale, et que nous revenions ou que je revenais toute seule, sans que nos parents ni nous n'ayons jamais eu peur de mauvaises rencontres. Le trajet pour revenir du tram depuis la rue Th&#233;odore Verhaegen jusqu'&#224; la rue du Croissant n'&#233;tait pourtant pas ce que j'appellerais rassurant maintenant ! Je n'ai jamais eu qu'un probl&#232;me. Un soir un type qui avait sans doute trop bu et qui &#233;tait assis en face de moi dans le tram, voulait absolument que je me serve dans le carton de moules froides qu'il avait &#224; la main. J'&#233;tais malade rien qu'&#224; les voir et en m&#234;me temps horriblement g&#234;n&#233;e de refuser une offre aussi gentille que spontan&#233;e. Il s'&#233;nervait devant mon refus et je ne savais plus quel argument avancer. Enfin il &#233;tait temps que je descende !&lt;br /&gt; Gr&#226;ce &#224; mes lectures, &#224; mon amour du cin&#233;ma et &#224; une imagination f&#233;conde, je vivais donc dans un monde &#224; part, sans grand rapport avec la r&#233;alit&#233;. Nous savions que nous &#233;tions en pleine guerre froide, que la menace atomique pesait sur nous, nous vivions d'assez pr&#232;s des &#233;v&#233;nements comme les terribles inondations aux Pays-Bas en 1953 et le drame du charbonnage du Bois du Cazier en 1956 et cela gr&#226;ce &#224; la radio et aux journaux. Mais cela avait plus d' impact sur les gens que maintenant o&#249; les drames ne sont plus seulement locaux mais o&#249; nous vivons litt&#233;ralement un drame &#224; l'autre bout du monde &#224; l'instant m&#234;me o&#249; il se passe, o&#249; la t&#233;l&#233;vision et les photos dans les journaux et les magazines nous montrent toute l'horreur en long et en large.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	A l'&#233;poque les livres commen&#231;aient &#224; devenir abordables pour tout le monde. Il y avait eu pendant longtemps le r&#232;gne du livre dont il fallait couper les pages au fur et &#224; mesure de la lecture, bien imprim&#233;s sur du beau papier mais d'un prix hors de port&#233;e. Et puis vint l'&#232;re du &#8220;Livre de poche&#8221; et des collections &#8220;Marabout&#8221;. Ils &#233;taient imprim&#233;s en grande s&#233;rie, il ne fallait plus couper les pages, le papier &#233;tait bon march&#233; et parfois c'&#233;tait imprim&#233; tout petit, pour tout contenir en un seul volume. Nous avions malgr&#233; tout un grand respect pour eux et ils &#233;taient toujours recouverts d'un papier bien pli&#233; et &#233;tiquet&#233;, tout comme nos livres de classe. Les gens bien, qui avaient les moyens, lisaient leurs beaux livres, bien envelopp&#233;s dans une &#8220;liseuse&#8221; qui pouvait &#234;tre en cuir repouss&#233;, en velours, brod&#233;e, etc et qui constituait un cadeau courant.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Je n'&#233;tais pas la seule passionn&#233;e par la lecture. Les autres filles l'&#233;taient aussi. Je me souviens d'une fin d'ann&#233;e scolaire o&#249;, une fois les examens achev&#233;s, il ne restait plus grand chose &#224; faire (pourtant &#224; l'&#233;poque, nous pouvions voir nos copies d'examen corrig&#233;es et pouvions tout &#224; loisir nous rendre compte de nos b&#234;tises), et o&#249; nous &#233;tions install&#233;es, Liliane et moi, dans le pr&#233;au, lisant dans le m&#234;me livre &#8220;Ch&#233;ri&#8221; de Colette et tournant les pages en m&#234;me temps. Vues de dos, t&#234;te contre t&#234;te, nous devions former un curieux tableau et Mme Clain &#233;tait venue voir ce que nous faisions. Ca l'a fait rire. &lt;br /&gt; &lt;br /&gt; C'est gr&#226;ce &#224; elle d'ailleurs que je me suis mise &#224; lire en anglais, ce qui au d&#233;but n'&#233;tait pas &#233;vident. Elle nous avait expliqu&#233; qu'il ne fallait pas se plonger dans le dictionnaire &#224; chaque mot, que souvent ils s'expliquaient par le contexte et qu'&#224; la fin on les connaissait. Elle avait raison et la lecture des livres anglais et am&#233;ricains en langue originale a &#233;t&#233; une des grandes joies de ma vie. Malheureusement pour moi, apr&#232;s le lyc&#233;e, je me suis mise &#224; acheter des magazines f&#233;minins am&#233;ricains qui ont encore contribu&#233; &#224; me faire mesurer combien ma vie &#233;tait &#233;triqu&#233;e. Pour moi le r&#234;ve am&#233;ricain &#233;tait unique. L&#224;-bas il y avait de belles maisons, bien d&#233;cor&#233;es, pleines de gadgets, avec de belles pelouses et des grosses voitures. J'aurais tant voulu aller aux Etats-Unis ! Quand j'en ai enfin eu les moyens, apr&#232;s mon divorce, le r&#234;ve s'&#233;tait &#233;croul&#233;. Martin Luther King et les fr&#232;res Kennedy avaient &#233;t&#233; assassin&#233;s, il y avait eu l'horrible guerre du Vietnam et petit &#224; petit les Am&#233;ricains sont devenus pour moi des barbares.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	A l'&#233;poque cependant, je r&#234;vais d'avoir une chambre &#224; moi avec des meubles modernes ou alors, une fois que je serais majeure, de m'installer dans un appartement &#224; moi, &#233;ventuellement avec une amie pour partager les frais, comme &#231;a se faisait couramment l&#224;-bas. Mes parents trouvaient ces id&#233;es loufoques et dangereuses et &#231;a n'a pas peu contribu&#233; &#224; leur faire accepter un mariage pr&#233;coce avec un gar&#231;on qu'ils appr&#233;ciaient fort peu. Mais j'anticipe.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href='https://agesettransmissions.be/spip.php?article288' class='spip_in'&gt;Lire la suite&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Qui suis-je r&#233;ellement ? (Lillamouette)</title>
		<link>https://agesettransmissions.be/spip.php?article149</link>
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		<dc:date>2005-05-17T08:25:43Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Souris verte</dc:creator>


		<dc:subject>R&#234;ves</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Si je pouvais vous r&#233;pondre &#224; cette question j'aurais fait un grand pas en avant car c'est justement ce que je tente d&#233;sesp&#233;r&#233;ment de savoir !!!Je ne sais pas comment les autres me voient, mais moi je me vois double comme si je louchais !!! D'un c&#244;t&#233; celle que je voudrais &#234;tre et que de temps en temps je suis. C'est le moi qui aime rire et s'amuser et qui sait entra&#238;ner les autres dans la bonne humeur. Celle qui a envie d'aventure et qui ne veut pas &#234;tre conforme &#224; la norme !!Celle qui est ind&#233;pendante (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Si je pouvais vous r&#233;pondre &#224; cette question j'aurais fait un grand pas en avant car c'est justement ce que je tente d&#233;sesp&#233;r&#233;ment de savoir !!!Je ne sais pas comment les autres me voient, mais moi je me vois double comme si je louchais !!! D'un c&#244;t&#233; celle que je voudrais &#234;tre et que de temps en temps je suis. C'est le moi qui aime rire et s'amuser et qui sait entra&#238;ner les autres dans la bonne humeur. Celle qui a envie d'aventure et qui ne veut pas &#234;tre conforme &#224; la norme !!Celle qui est ind&#233;pendante et sait se d&#233;brouiller toute seule dans toutes les circonstances !!!&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et le double de cette image est tout &#224; fait diff&#233;rent et cependant tout &#224; fait moi aussi !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est celle qui ne s'aime pas &#8230; celle qui vit pour les autres et selon le jugement des autres !!! Celle qui ne supporte pas la solitude et qui a besoin d'&#234;tre motiv&#233;e et entra&#238;n&#233;e par les autres. Celle qui se pose plein de questions sur le sens de la vie et qui par ce fait oublie de vivre !!!&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Mon moi &#233;motionnel est dans les deux cas tr&#232;s fragile, je suis vite d&#233;moralis&#233;e mais d'un autre c&#244;t&#233; il ne faut pas grand chose pour me faire plaisir !!! Je suis optimiste ou pessimiste selon le personnage dans lequel ma conscience du moment se retrouve. Je ne pense pas avoir de difficult&#233; &#224; montrer mes sentiments mais plut&#244;t &#224; ne pas les montrer. En Amour je suis fragile car je m'investis trop !!! Quand j'&#233;prouve de la joie, de la haine, de la peine ou de la col&#232;re, on le voit sur mon visage mais en g&#233;n&#233;ral je suis tr&#232;s contr&#244;l&#233;e et je ne laisse que rarement percer ces sentiments dans mes actes &#8230;.. mais il arrive que je chante dans la rue et si on touche &#224; un &#234;tre qui m'est cher, je le d&#233;fends comme une b&#234;te f&#233;roce !!!&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Ma philosophie de vie est tr&#232;s simple&#8230; je fonctionne d'apr&#232;s une phrase : &#171; Ne fais pas aux autres ce que tu ne voudrais pas qu'ils te fassent !!! &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Des r&#234;ves j'en ai eu beaucoup et heureusement j'en ai encore, bien qu'avec l'&#226;ge l'espoir de pouvoir les r&#233;aliser devient de plus en plus maigre. J'aurais voulu &#234;tre pilote d'avion mais j'&#233;tais n&#233;e 10 ans trop t&#244;t car de mon temps les femmes pilotes n'&#233;taient pas accept&#233;es dans les compagnies a&#233;riennes ni dans l'arm&#233;e et je n'avais pas les moyens de payer l'entra&#238;nement par mes ressources propres au -del&#224; d'une licence de pilote priv&#233;e. Toutefois j'ai rat&#233; une occasion quand on m'a propos&#233; d'&#234;tre copilote dans un petit avion qui faisait du taxi !!! J'ai refus&#233; parce que j'avais un petit ami que j'aurais d&#251; quitter pour aller vivre en Allemagne. La deuxi&#232;me raison &#233;tait que le futur patron s'est mal exprim&#233;. Il m'avait offert un salaire si maigre que je n'aurais pas pu en vivre mais il proposait que j'aille habiter chez lui. Il n'a pas dit dans sa famille et je m'imaginais devoir partager le lit de mon patron pour avoir acc&#232;s &#224; ce brevet. A cette &#233;poque je n'&#233;tais pas pr&#234;te &#224; cela, mais maintenant je le regrette !!!&lt;br&gt; Je r&#234;vais aussi d'avoir une ferme avec des chevaux &#8230;et des ch&#232;vres !!!&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Si j'avais le choix de revivre une p&#233;riode de ma vie, je choisirais celle pendant laquelle j'ai &#233;t&#233; h&#244;tesse de l'air. J'ai aim&#233; ce travail parce que, au temps o&#249; je l'ai fait, .c'&#233;tait une &#233;poque de pionniers qui formaient une &#171; une grande famille &#187; d'h&#244;tesses, de pilotes, de personnel au sol et m&#234;me les passagers faisaient partie de cette grande famille. On connaissait la plupart des passagers par leur nom et leur profession et parfois plus. Nous les h&#244;tesses, on nous connaissait par le pr&#233;nom. J'ai eu la chance de vivre la &#171; belle &#233;poque de l'aviation luxembourgeoise &#187;. Toute ma vie, ensuite, j'ai r&#234;v&#233; qu'on me proposait de reprendre ce m&#233;tier. Dans mes r&#234;ves, j'avais toujours mon vieil uniforme mais il &#233;tait devenu si serrant que je devais rentrer le ventre pour que les coutures ne craquent pas. Et tr&#232;s souvent j'ai &#233;t&#233; r&#233;veill&#233;e la nuit par mes efforts pour rentrer mon ventre dans mon sommeil. Alors un jour, j'ai d&#233;cid&#233; d'aller m'acheter un tailleur bleu pareil &#224; mon uniforme mais ajust&#233; &#224; ma taille et j'ai du m&#234;me coup r&#233;solu le probl&#232;me du sommeil trop souvent interrompu.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Mon dernier r&#234;ve que j'esp&#232;re encore pouvoir r&#233;aliser est celui de pouvoir aller &#224; la rencontre de gens exceptionnels, des talents de vie, des gens simples qui ont r&#233;ussi &#224; mener une vie heureuse avec des moyens simples. Mon int&#233;r&#234;t dans cette aventure serait de pouvoir b&#233;n&#233;ficier du t&#233;moignage de leur vision du bonheur afin d'en profiter moi- m&#234;me. Je voudrais aussi faire b&#233;n&#233;ficier d'autres gens de cette sagesse par le biais d'un site Internet sur lequel j'&#233;crirais un petit r&#233;cit de leurs t&#233;moignages. Ce r&#234;ve me tient tr&#232;s &#224; c&#339;ur parce que je m'imagine pouvoir faire cela encore tr&#232;s longtemps.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Si je pouvais choisir un symbole pour ma vie telle que j'aime me l'imaginer, je choisirais une mouette parce qu'elle est &#224; l'aise par terre comme dans les airs et m&#234;me sur l'eau !!! Et aussi parce que les mouettes sont tr&#232;s bruyantes et ne passent pas inaper&#231;ues. Car rien ne me p&#232;se plus que l'anonymat, que ce soit dans le bien ou dans le mal. J'aimerais pouvoir m'appeler &lt;strong&gt;&#171; Lillamouette &#187;&lt;/strong&gt;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>Devenir maman (Sylvie)</title>
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		<dc:date>2004-04-09T09:48:35Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Sylvie (r&#233;da A&amp;T)</dc:creator>


		<dc:subject>Parents (&#234;tre)</dc:subject>
		<dc:subject>R&#234;ves</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Je viens de r&#233;aliser mon r&#234;ve. Etre maman. &lt;br class='autobr' /&gt;
D'accord, c'est fort conventionnel. Quelle petite fille ne r&#234;ve-t-elle pas de devenir un jour maman ? Et pourtant, c'est tellement fort, violent m&#234;me. Une envie, une certitude qui m'accompagne d&#233;j&#224; dans mes jeux d'enfant : &#034;un jour, moi aussi je serai maman !&#034; Habiller, d&#233;shabiller, nourrir, promener, c&#226;liner ma poup&#233;e. La gronder aussi de temps en temps. Faire comme Maman. &lt;br class='autobr' /&gt;
A l'adolescence, ce r&#234;ve passe un peu &#224; l'arri&#232;re-plan : il faut d'abord trouver le (...)&lt;/p&gt;


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 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://agesettransmissions.be/local/cache-vignettes/L150xH122/arton90-56293.png?1776943935' width='150' height='122' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Je viens de r&#233;aliser mon r&#234;ve. Etre maman.&lt;br&gt;
D'accord, c'est fort conventionnel. Quelle petite fille ne r&#234;ve-t-elle pas de devenir un jour maman ? Et pourtant, c'est tellement fort, violent m&#234;me. Une envie, une certitude qui m'accompagne d&#233;j&#224; dans mes jeux d'enfant : &#034;un jour, moi aussi je serai maman !&#034; Habiller, d&#233;shabiller, nourrir, promener, c&#226;liner ma poup&#233;e. La gronder aussi de temps en temps. Faire comme Maman.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A l'adolescence, ce r&#234;ve passe un peu &#224; l'arri&#232;re-plan : il faut d'abord trouver le prince charmant. Mais ce r&#234;ve, en filigrane, guide mes actes : je multiplie les activit&#233;s de mouvements de jeunesse et me pr&#233;pare ainsi, sans m'en rendre compte, au r&#244;le parental qui, je le sais, m'attend.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Apr&#232;s vient le temps des &#233;tudes, des d&#233;bats d'id&#233;es et des guindailles. Je pense avant tout &#224; r&#233;ussir et &#224; consolider ma relation de couple.&lt;br&gt;
Premiers boulots, premi&#232;res confrontations &#224; la &#034;vraie&#034; vie d'adulte : je ne veux pas d'enfant. Pas maintenant. Je veux profiter de mes loisirs sans contraintes : concerts, cin&#233;s, soir&#233;es entre amis,... Etre libre ! Les poupons que je croise dans la rue, ceux des amis qui commencent &#224; s'y mettre ne m'attirent pas. Un souvenir : celui du babysitting de mon filleul, Rapha&#235;l. Il avait quelques mois et braillait tout le temps : l'horreur ! C'est &#231;a &#234;tre maman ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Juin 2001, cela fait pr&#232;s de 10 ans que j'aime Jean-Fran&#231;ois. &lt;br class='autobr' /&gt;
Nous voulons nous engager davantage et achetons une maison. &lt;br class='autobr' /&gt;
Petit &#224; petit, l'oiseau fait son nid. Et voil&#224; que mon r&#234;ve, inconsciemment, subrepticement, se rappelle &#224; moi. Cela commence dabord par des b&#233;b&#233;s cigognes dont je me mets &#224; orner la maison. Moi qui n'ai jamais beaucoup aim&#233; les bibelots, voil&#224; que ces objets un peu &#034;kitch&#034; m'&#233;meuvent particuli&#232;rement. Et puis, mon langage aussi vient &#224; me trahir : j'utilise l'adjectif &#034;petit&#034; &#224; toutes les sauces et chaque fois avec un ton attendri. Ne dit-on pas que tout ce qui est petit est mignon ?&lt;br&gt;
Lorsque je r&#233;alise que je veux MAINTENANT un enfant, mon envie est immense. Attendre quelques mois est un supplice. Chaque retour de r&#232;gles me plonge dans un &#233;tat de d&#233;prime. Serai-je capable de faire un enfant ? Serons-nous capables ? La certitude de l'enfant que j'&#233;tais a fait place au doute et &#224; l'espoir : &#034;j'esp&#232;re que je serai maman.&#034;&lt;br&gt;
Quelle joie, lorsque peu de temps apr&#232;s, je d&#233;couvre que &#034;OUI, &#231;a a march&#233; !&#034;. Je conserverai d'ailleurs longtemps le pr&#233;cieux test de grossesse pr&#232;s de ma bo&#238;te &#224; bijoux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Etre enceinte me &#034;dope&#034; litt&#233;ralement. Pendant 9 mois, je serai et me sentirai resplendissante. Je n'ai &#224; subir ni les naus&#233;es, ni aucun des autres maux d&#233;crits dans les manuels. Je me sens belle. J'ai l'impression que je peux traverser toutes les &#233;preuves, que rien ne peux m'arr&#234;ter ! Je porte la vie !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et puis vient le jour &#034;J&#034; ou plut&#244;t le jour &#034;G&#034;, comme Ga&#235;l, le petit gar&#231;on attendu ! Il na&#238;t le 3 novembre 2003, apr&#232;s 12 heures d'efforts, alors que la veille encore nous profitions, au cin&#233;ma, de nos derniers moments de couple. Lorsque la gyn&#233;cologue me le d&#233;pose nu et mouill&#233; sur le ventre, je suis inhib&#233;e, plong&#233;e dans un &#233;tat proche de la stupeur. C'est elle qui met ma main sur l'enfant. Je suis confuse, ne sachant distinguer ce qui, de la joie, la peur ou la tristesse l'emporte. Submerg&#233;e par tant d'&#233;motions, je pleure. J'ai faim aussi et puis, je suis tellement fatigu&#233;e que je n'arrive pas r&#233;ellement &#224; m'int&#233;resser &#224; celui que je sens encore comme un &#233;tranger.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les deux premiers mois sont assez difficiles : douleurs de l'allaitement, fatigue physique des suites de l'accouchement et fatigue morale suite aux questions que je n'arr&#234;te pas de me poser : pourquoi pleure-t-il ? que dois-je faire ? Je veux tellement &#034;faire pour le mieux&#034;. C'est qu'on m'a livr&#233; ce petit d'homme sans son mode d'emploi et que, pour l'esprit cart&#233;sien que je suis, ne pas comprendre est angoissant.&lt;br class='autobr' /&gt;
J'ai l'impression que chaque jour n'est qu'une suite de r&#233;p&#233;titions : donner le sein dont il s'empresse de r&#233;gurgiter le lait, le changer, le bercer pour qu'il arr&#234;te de pleurer et s'endorme, redonner le sein, le changer &#224; nouveau,... et cela y compris la nuit. Je cherche en vain l'amusement de la petite fille de 5 ans habillant et d&#233;shabillant sa poup&#233;e. Je pouponne avec d&#233;vouement mais sans plaisir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#034;Profite de chaque jour !&#034; m'a-t-on dit ! Et pourtant, 2 mois apr&#232;s l'accouchement, je suis press&#233;e que Ga&#235;l grandisse, press&#233;e de retravailler. Dans notre soci&#233;t&#233; o&#249; l'enfant est roi, il n'est pas de bon ton de dire ce genre de choses : il semblerairt presque &#034;anormal&#034; de ne pas &#234;tre &#034;gaga&#034; devant son enfant.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je ne sais pas situer avec pr&#233;cision quand s'est effectu&#233; le passage.&lt;br&gt;
Est-ce lorsque j'ai commenc&#233; &#224; m'endormir b&#233;ate de bonheur en pensant au visage de mon enfant - depuis ce rite d'endormissement ne m'a plus quitt&#233;e. Est-ce quand, pass&#233;e la douleur des d&#233;buts, j'ai commenc&#233; &#224; appr&#233;cier mon r&#244;le nourricier, l'intimit&#233; et la chaleur de ces moments de fusion ? Est-ce lors de ce moment magique o&#249;, pour la premi&#232;re fois, Ga&#235;l a souri ? Est-ce lorsqu'apr&#232;s sa premi&#232;re nuit compl&#232;te, je suis rentr&#233;e doucement dans sa chambre pour v&#233;rifier s'il respirait toujours ? Est-ce lorsque lui parler et lui chanter des berceuses me sont devenus naturels ? Ou est-ce peut-&#234;tre lorsqu'un beau jour, je me suis surprise &#224; lui faire des grimaces pour lui d&#233;crocher un sourire ?&lt;br&gt;
La r&#233;v&#233;lation s'est-elle faite brusquement ou plut&#244;t pas &#224; pas ? Toujours est-il que, lorsque Ga&#235;l avait 2 mois, j'ai senti au plus profond de ma chair que je l'aimais et que j'&#233;tais li&#233;e &#224; lui pour toujours. Au d&#233;vouement des d&#233;buts succ&#233;dait l'immense joie de donner sans compter.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Maintenant, Ga&#235;l a 5 mois et je ne peux imaginer ma vie sans lui. Il a r&#233;v&#233;l&#233; en moi un coeur extensible &#224; l'infini mais aussi des qualit&#233;s de patience, de r&#233;sistance, de l&#226;cher-prise et de don que je ne soup&#231;onnais pas.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le r&#234;ve est devenu r&#233;alit&#233; et je n'ai qu'une seule envie... celle de recommencer !&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>R&#234;ve d'Ado, r&#234;ve d'adulte : &#234;tre clown (Dadu)</title>
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		<dc:date>2004-03-18T12:26:44Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Souris verte</dc:creator>


		<dc:subject>R&#234;ves</dc:subject>
		<dc:subject>Travail</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Aussi loin que remonte ma m&#233;moire, mon imagination m'a souvent jou&#233; des tours. Un bien ? Un mal ? Allez savoir ! Toujours est-il que l'un de mes nombreux r&#234;ves d'ado a longtemps marqu&#233; ma vie sans pour autant en &#234;tre la pierre angulaire. &lt;br class='autobr' /&gt;
A la fin de la guerre, la deuxi&#232;me, (faudrait pas me vieillir &#224; ce point) nous vivions, mes parents, mes cinq fr&#232;res et s&#339;urs et moi dans un petit village de la banlieue montoise. A cette &#233;poque, pas de t&#233;l&#233;vision, peu de cin&#233;ma, pas de grand voyage, mais une vie (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Aussi loin que remonte ma m&#233;moire, mon imagination m'a souvent jou&#233; des tours. Un bien ? Un mal ? Allez savoir ! Toujours est-il que l'un de mes nombreux r&#234;ves d'ado a longtemps marqu&#233; ma vie sans pour autant en &#234;tre la pierre angulaire. &lt;br&gt;
A la fin de la guerre, la deuxi&#232;me, (faudrait pas me vieillir &#224; ce point) nous vivions, mes parents, mes cinq fr&#232;res et s&#339;urs et moi dans un petit village de la banlieue montoise. A cette &#233;poque, pas de t&#233;l&#233;vision, peu de cin&#233;ma, pas de grand voyage, mais une vie ponctu&#233;e par le passage de temps en temps d'un petit cirque qui d&#233;ployait son chapiteau sur la place. Pour nous c'&#233;tait vraiment la f&#234;te. Pour moi, c'&#233;tait la rencontre du seul personnage qui m'attirait : le clown . Mes yeux ne le quittaient pas : avec sa perruque mit&#233;e, son n&#339;ud papillon d&#233;mesur&#233;, sa veste &#233;cossaise ou bariol&#233;e, ses pantalons retenus par des bretelles &#233;toil&#233;es, ses bottines dont la pointure devait avoisiner le 80, il &#233;tait l&#224; tra&#238;nant une valise immense. Son maquillage ajoutait &#224; son ridicule.&lt;br class='autobr' /&gt;
J'&#233;tais fascin&#233; par ces Augustes qui me faisaient rire, bien s&#251;r, mais au- del&#224; de cet amusement la magie op&#233;rait, mon imagination amplifiait le tout et je me voyais plus tard au milieu de la piste d'un grand cirque international, avec ma t&#234;te dessin&#233;e sur des affiches multicolores. Je devenais l'&#233;gal de Grock, Zavatta, et autre Popov. La foule scandait mon nom sur l'air des lampions : Bou-boule, Bou-boule... !&lt;br&gt;
Non, ni Bouglione, ni Pinder, ni Jean Richard, ni Knie n'ont engag&#233; Bouboule, le r&#234;ve est rest&#233; ce qu'il &#233;tait...un moment de pur bonheur de mon imagination. Je n'ai jamais &#233;t&#233; Clown, quoique..&lt;br&gt;
Il m'est arriv&#233; de rev&#234;tir l'habit pour animer des petites f&#234;tes. J'ai m&#234;me mont&#233; tout un num&#233;ro avec ma femme pour partenaire. J'ai eu la chance de pr&#233;senter ce petit spectacle lors d'une St Nicolas et d'&#234;tre remarqu&#233; par un peintre qui m'a demand&#233; de poser pour lui. Il avait toujours r&#234;v&#233; de peindre une t&#234;te de Clown. Le probl&#232;me est que nous ne disposions que de deux heures avant de repartir chez nous, assez loin de l'endroit o&#249; habitait le peintre. &lt;br&gt;
&#171; Cela me suffira &#187;, dit-il. Et avec une virtuosit&#233; qui m'a &#233;poustoufl&#233;, il a peint &#224; la gouache mon portrait en Auguste. Mais le plus incroyable c'est qu'&#224; peine termin&#233;, il m'a donn&#233; l'&#339;uvre en me disant que son plaisir avait &#233;t&#233; de la r&#233;aliser, pas de la garder. Il s'appelait Warnotte et habitait Huy. Je ne l'ai jamais revu... &lt;br&gt;
Mon m&#233;tier d'&#233;ducateur m'a souvent donn&#233; l'occasion d'utiliser les fac&#233;ties du Clown pour faire passer les messages aupr&#232;s des handicap&#233;s dont je m'occupais. &lt;br&gt; Aujourd'hui, je suis en retraite mais Bouboule sommeille toujours en moi et il faudrait bien peu pour le r&#233;veiller.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>La passion des livres (Ya&#235;l)</title>
		<link>https://agesettransmissions.be/spip.php?article81</link>
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		<dc:date>2004-02-06T14:12:06Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Souris verte</dc:creator>


		<dc:subject>R&#234;ves</dc:subject>
		<dc:subject>Loisirs, jeux</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Adolescente, d&#232;s le r&#233;veil, j'avais l'habitude de lire goul&#251;ment. Je rouvrais avec avidit&#233; le livre que j'avais ferm&#233; la veille, une seconde avant de m'endormir. Je n'imaginais pas autre chose comme &#233;tat supr&#234;me de bonheur. Un livre dont on ne quitte jamais les pages. Ma vie d'adulte devait prendre l'allure d'une immense librairie que j'aurais achet&#233;e d'un coup, avec la vitrine, la caisse enregistreuse, la machine &#224; caf&#233; et les rayonnages vertigineux. Je m'y voyais enferm&#233;e avec autour de moi des murs (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Adolescente, d&#232;s le r&#233;veil, j'avais l'habitude de lire goul&#251;ment. Je rouvrais avec avidit&#233; le livre que j'avais ferm&#233; la veille, une seconde avant de m'endormir. Je n'imaginais pas autre chose comme &#233;tat supr&#234;me de bonheur. Un livre dont on ne quitte jamais les pages. Ma vie d'adulte devait prendre l'allure d'une immense librairie que j'aurais achet&#233;e d'un coup, avec la vitrine, la caisse enregistreuse, la machine &#224; caf&#233; et les rayonnages vertigineux. Je m'y voyais enferm&#233;e avec autour de moi des murs entiers de tranches cartonn&#233;es et l'exaltation de pouvoir les ouvrir toutes &#224; la fois.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aujourd'hui, d&#232;s le r&#233;veil, je rampe jusqu'&#224; l'horloge, je regarde avec amertume mon livre de la veille, je sais qu'on ne pourra pas se rejoindre avant le m&#233;tro. Je sais que notre relation sera fragile, entrecoup&#233;e de bruits et d'urgences. Etrange sentiment de trahison. Mon r&#234;ve d'adolescente s'est mu&#233; en fantasme d'adulte. Alors quand je passe devant une librairie, c'est plus fort que moi, il faut que j'y entre. Avec le plaisir intense de pouvoir glisser mes mains sur les tranches cartonn&#233;es, sur &#034;mes&#034; tranches cartonn&#233;es...&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>R&#234;ve d'ado, r&#234;ve d'adulte (Fernand)</title>
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		<dc:date>2004-02-06T14:01:43Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Fernand</dc:creator>


		<dc:subject>R&#234;ves</dc:subject>

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&lt;p&gt;R&#234;ve est synonyme d'utopie. Et pourtant&#8230;&#8230; &lt;br class='autobr' /&gt; Adolescent, je me voyais au lit avec la plus belle fille du monde, p&#232;re d'enfants hyper dou&#233;s, homme d'affaires important, conf&#233;rencier tr&#232;s &#233;cout&#233;.
&lt;br class='autobr' /&gt; Avant d'avoir r&#233;alis&#233; ces phantasmes, j'ai eu le temps de d&#233;chanter. Les interdits de ma religion et les contraintes sociales ont pris beaucoup de temps, assez de temps, pour que je perde mes facult&#233;s de s&#233;ducteur. Elever des enfants est risqu&#233;. Ma scolarit&#233; insuffisante ne permettra pas l'ascension professionnelle (...)&lt;/p&gt;


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 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;R&#234;ve est synonyme d'utopie. Et pourtant&#8230;&#8230; &lt;br&gt; Adolescent, je me voyais au lit avec la plus belle fille du monde, p&#232;re d'enfants hyper dou&#233;s, homme d'affaires important, conf&#233;rencier tr&#232;s &#233;cout&#233;.&lt;br&gt; Avant d'avoir r&#233;alis&#233; ces phantasmes, j'ai eu le temps de d&#233;chanter. Les interdits de ma religion et les contraintes sociales ont pris beaucoup de temps, assez de temps, pour que je perde mes facult&#233;s de s&#233;ducteur. Elever des enfants est risqu&#233;. Ma scolarit&#233; insuffisante ne permettra pas l'ascension professionnelle esp&#233;r&#233;e. J'aurai le temps de d&#233;sesp&#233;rer de moi-m&#234;me jusqu'&#224; une d&#233;pression profonde &#224; 32 ans. &lt;br&gt;
Adulte, je r&#233;aliserai une tr&#232;s grande partie de mes r&#234;ves. Une &#233;pouse extraordinaire ( pas uniquement au lit). Deux fils dont j'ai toute raison d'&#234;tre fier. Une profession enthousiasmante avec un revenu de tr&#232;s bon niveau. Mon &#233;norme bagou n'est cependant pas digne du statut de conf&#233;rencier. &lt;br class='autobr' /&gt;
Bien entam&#233; le troisi&#232;me &#226;ge, j'ai &#224; nouveau le temps de r&#234;ver : laisser un message de paix &#224; mes semblables et &#234;tre accueilli les bras ouverts par mon cr&#233;ateur. Laissez-moi r&#234;ver !&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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