<rss version="2.0" 
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
><channel xml:lang="fr">
	<title>Ages et transmissions</title>
	<link>https://agesettransmissions.be/</link>
	<description>Cr&#233;&#233;e en 97, Ages et Transmissions est une asbl pluraliste bruxelloise permettant aux a&#238;n&#233;s de jouer un r&#244;le actif dans la soci&#233;t&#233;. Elle est reconnue comme organisme d'&#233;ducation permanente par la F&#233;d&#233;ration Wallonie-Bruxelles.</description>
	<language>fr</language>
	<generator>SPIP - www.spip.net</generator>

	<image>
		<title>Ages et transmissions</title>
		<url>https://agesettransmissions.be/local/cache-vignettes/L144xH138/siteon0-31eb6.png?1771321375</url>
		<link>https://agesettransmissions.be/</link>
		<height>138</height>
		<width>144</width>
	</image>



<item xml:lang="fr">
		<title>Lettre au petit gar&#231;on que j'&#233;tais (Bruno P.) </title>
		<link>https://agesettransmissions.be/spip.php?article1395</link>
		<guid isPermaLink="true">https://agesettransmissions.be/spip.php?article1395</guid>
		<dc:date>2022-07-01T13:49:43Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		


		<dc:subject>Bonheur</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Et si je devais &#233;crire aujourd'hui au petit gar&#231;on que j'&#233;tais que lui dirais-je ? &lt;br class='autobr' /&gt;
Je lui dirais d'abord que la vie vaut la peine d'&#234;tre v&#233;cue. &lt;br class='autobr' /&gt;
Je lui dirais que voir une nouvelle la vie se d&#233;velopper est une exp&#233;rience incroyable, un cadeau un miracle. &lt;br class='autobr' /&gt;
Je lui dirais qu'on peut arriver &#224; faire ce qu'on aime mais pour cela il faut &#234;tre attentif aux opportunit&#233;s. Il m'a fallu bien des ann&#233;es pour faire le boulot qui me plaisait vraiment. &lt;br class='autobr' /&gt;
Je lui dirais que la vie vous r&#233;serve des surprises parfois (...)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://agesettransmissions.be/spip.php?rubrique48" rel="directory"&gt;Tranches de vie&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://agesettransmissions.be/spip.php?mot137" rel="tag"&gt;Bonheur&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;i&gt;Et si je devais &#233;crire aujourd'hui au petit gar&#231;on que j'&#233;tais que lui dirais-je ? &lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je lui dirais d'abord que la vie vaut la peine d'&#234;tre v&#233;cue.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je lui dirais que voir une nouvelle la vie se d&#233;velopper est une exp&#233;rience incroyable, un cadeau un miracle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je lui dirais qu'on peut arriver &#224; faire ce qu'on aime mais pour cela il faut &#234;tre attentif aux opportunit&#233;s. Il m'a fallu bien des ann&#233;es pour faire le boulot qui me plaisait vraiment.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je lui dirais que la vie vous r&#233;serve des surprises parfois franchement mauvaises, des drames qui semblent insurmontables. Pourtant, m&#234;me dans ces cas, il est possible de rebondir&#8230; de renaitre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je lui dirais ne pas regretter la plupart de mes choix principaux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je lui dirais aussi avoir fait des erreurs, mal jug&#233; des situations, m'&#234;tre laiss&#233; entrainer l&#224; o&#249; il n'y avait pas d'avenir, d'avoir bless&#233; et offens&#233; des personnes pas toujours volontairement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je lui dirais ne pas savoir qui est Dieu, mais &#234;tre convaincu qu'en chacun de nous il y a une part de divin et qu'il de notre devoir de le d&#233;velopper et le d&#233;couvrir chez les autres. De plus en plus, je suis habit&#233; par la certitude que nous sommes toutes et tous reli&#233;s, reli&#233;s aux autres personnes tant les vivantes que celles qui ne sont plus sur terre, reli&#233;s &#224; tout le vivant plantes arbres, reli&#233;s aussi &#224; la terre aux plan&#232;tes, aux astres.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je lui dirais que petit je regardais les grands et avais h&#226;te de grandir et j'ai eu raison.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je lui dirais qu'enfant j'&#233;tais trop timor&#233;, craintif, que j'avais peur des autres et de leur jugement, m&#234;me peur de mes parents et pourtant, paradoxalement, j'ai &#233;t&#233; audacieux. A deux ans j'ai escalad&#233; le portail de cl&#244;ture en grimpant sur mon tricycle pour aller voir des moutons. Toujours j'ai eu envie d'aller loin &#224; l'&#233;tranger.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je lui dirais surtout que celle qui est ma compagne de vie a r&#233;v&#233;l&#233; en moi des capacit&#233;s nouvelles ce qui m'a permis de r&#233;aliser des choses que jamais je n'aurais imagin&#233; faire. J'ai v&#233;cu des moments de tr&#232;s grande intensit&#233; dans les hauts et dans les bas, les extases et les drames, les rires et les larmes, parfois en m&#234;me temps.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Alors pour finir je lui dirais &#171; aie confiance en l'avenir et vis pleinement le moment pr&#233;sent &#187; !&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Ma relation avec le temps &#8211; intens&#233;ment vivante aujourd'hui (St&#233;phanie)</title>
		<link>https://agesettransmissions.be/spip.php?article1167</link>
		<guid isPermaLink="true">https://agesettransmissions.be/spip.php?article1167</guid>
		<dc:date>2019-05-07T10:26:28Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Sylvie (A&amp;T)</dc:creator>


		<dc:subject>Bonheur</dc:subject>
		<dc:subject>Engagement (social,politique)</dc:subject>
		<dc:subject>Maladie, handicap</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Voici 3 ans, &#224; l'&#226;ge de 41 ans, le diagnostic du cancer du sein m'a impos&#233; un temps de pause. &lt;br class='autobr' /&gt;
Un stop oblig&#233; dans ma vie professionnelle et familiale effr&#233;n&#233;e. &lt;br class='autobr' /&gt;
Aujourd'hui, pour devenir plus intens&#233;ment vivante, plus r&#233;siliente face au risque de maladie et plus &#224; l'&#233;coute de moi-m&#234;me, je veux changer en mieux certains &#233;l&#233;ments de ma vie, y compris ma relation avec le temps. &lt;br class='autobr' /&gt;
Je sais ce que je fuis &#8211; la course folle est le stress &#8211; mais vers quoi ai-je envie d'aller ? &lt;br class='autobr' /&gt;
Enfant, mes parents m'ont offert un (...)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://agesettransmissions.be/spip.php?rubrique48" rel="directory"&gt;Tranches de vie&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://agesettransmissions.be/spip.php?mot137" rel="tag"&gt;Bonheur&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://agesettransmissions.be/spip.php?mot144" rel="tag"&gt;Engagement (social,politique)&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://agesettransmissions.be/spip.php?mot155" rel="tag"&gt;Maladie, handicap&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Voici 3 ans, &#224; l'&#226;ge de 41 ans, le diagnostic du cancer du sein m'a impos&#233; un temps de pause.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un stop oblig&#233; dans ma vie professionnelle et familiale effr&#233;n&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aujourd'hui, pour devenir plus intens&#233;ment vivante, plus r&#233;siliente face au risque de maladie et plus &#224; l'&#233;coute de moi-m&#234;me, je veux changer en mieux certains &#233;l&#233;ments de ma vie, y compris ma relation avec le temps.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je sais ce que je fuis &#8211; la course folle est le stress &#8211; mais vers quoi ai-je envie d'aller ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Enfant, mes parents m'ont offert un cadre de vie stable et r&#233;gulier.&lt;br class='autobr' /&gt;
Ma journ&#233;e est bien rythm&#233;e : r&#233;veil matin qui sonne &#224; 7h30, le temps de sauter du lit, d'engloutir un toast et un chocolat pr&#233;par&#233; par ma maman et de prendre le bus pour l'&#233;cole. Les cours et activit&#233;s parascolaires s'encha&#238;nent jusqu'&#224; 16h10, puis d&#238;ner &#224; 19h, pile au retour de mon p&#232;re du travail. C'&#233;tait un cadre stable et serein, avec des espaces de libert&#233; aussi. Un cadre dans lequel mes parents ont nourri ma curiosit&#233; du monde, mon optimisme et ma confiance en moi, la confiance d'&#234;tre capable de me d&#233;brouiller, de cr&#233;er avec mes mains, l'envie de chercher et trouver les mots justes&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les jours et les semaines se suivent, &#224; l'&#233;cole je passe d'une ann&#233;e &#224; l'autre sans encombre. La vie se dessine en confiance comme un encha&#238;nement logique : &#233;cole, &#233;tudes, travail, couple, enfants&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pourtant si le temps est lin&#233;aire, je sens bien que sa perception ne l'est pas. Je me rappelle distinctement comment vers l'&#226;ge de 5-6 ans une ann&#233;e durait une &#233;ternit&#233;, cela repr&#233;sentait une partie &#233;norme de ma vie. J'aspirais &#224; avoir un &#226;ge &#224; 2 chiffres : 10 ans Wow ! C'&#233;tait loin, c'&#233;tait &#234;tre dr&#244;lement grand ! Et d&#233;j&#224; ma perception du temps s'acc&#233;l&#233;rait, les saisons semblaient se rapprocher.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Maintenant que j'ai 44 ans, une ann&#233;e ne repr&#233;sente plus qu'un 44&#232;me de ma vie, pas &#233;tonnant qu'une ann&#233;e semble passer de plus en plus vite.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mes souvenirs non plus ne sont pas lin&#233;aires, m&#234;me si je tente d'y mettre un semblant d'ordre en les classant dans ma t&#234;te, par ann&#233;e ou lieu de vie&#8230; ce sont des sensations de joie et volupt&#233; hors du temps qui semblent y prendre le plus de place.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Flash de souvenirs de ce bonheur hors du temps, couch&#233;e sur mon lit dans ma chambre d'enfant &#224; observer les nuages ou la lune, ma m&#232;re qui chante dans la cuisine, jeux imaginaires invent&#233;s dans la cour de r&#233;cr&#233;, longues conversations et promenades dans les champs, orgie de framboises cueillies au bord d'une plaine de jeu, les petits voisins qui m'appellent pour jouer &#224; cache-cache ou construire une cabane au jardin apr&#232;s l'&#233;cole, longs week-ends de mai &#224; la mer du nord les mains dans le sable et les pieds dans l'eau, voyages itin&#233;rants avec la caravane, randonn&#233;es dans la nature au sommet des montagnes, repas et jeux partag&#233;s entre amis&#8230; je me connecte &#224; ces sensations et &#224; ces souvenirs quand je suis pleinement consciente et vivante dans l'instant pr&#233;sent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Enfant, je vis dans l'impression que le temps qui passe m'apporte chaque jour plus : plus d'exp&#233;riences, plus de rencontres&#8230; Pourtant &#224; 20 ans je me rends compte que l'on peut aussi perdre lors de la rupture &#233;prouvante avec mon premier amour et le d&#233;c&#232;s de mon papa. Rien n'est s&#251;r, rien n'est stable, tout peut changer &#224; tout moment.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Avec l'adolescence vient aussi le temps de l'inqui&#233;tude pour l'avenir, pas tant pour ma vie, mais pour le monde, face &#224; la surpopulation et la destruction de l'environnement. Quand je me posais ces questions dans les ann&#233;es 80, nous &#233;tions d&#233;j&#224; plus de 4 milliards. Maintenant &#224; peine une g&#233;n&#233;ration plus tard, nous sommes pr&#232;s de 8 milliards.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pr&#233;occup&#233;s par l'&#233;cologie, mon meilleur ami et moi avions un humour assez noir. Nous imaginions tenir une &#171; liste noire &#187; &#224; laquelle nous ajoutions chaque personne qui nous avait contrari&#233; de quelque fa&#231;on que ce soit, que nous allions par la suite ex&#233;cuter un par un (pour rire bien s&#251;r !). Nous nous imaginions tuer l'humanit&#233; enti&#232;re pour le bien du reste de la plan&#232;te. L'humour nous permettait de rester dans la joie d'&#234;tre vivants et de ne pas compl&#232;tement d&#233;sesp&#233;rer face aux enjeux du monde.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ayant int&#233;gr&#233; la pr&#233;misse qu'&#171; il faut travailler pour vivre &#187;, je me dis autant faire quelque chose d'utile. J'&#233;tudie et je travaille dans le domaine de l'environnement, tout en en profitant pour vivre ailleurs dans le monde &#8211; Londres, Vancouver, Madrid. Je savoure la vie les yeux ouverts et les sens en &#233;veil, comme en mode &#171; vacances &#187; tout en travaillant&#8230;&lt;br class='autobr' /&gt;
Puis une opportunit&#233; de travail me ram&#232;ne &#224; Bruxelles, plus pr&#232;s de ma famille, vers graduellement plus de stabilit&#233; et de responsabilit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Vient le temps d'&#234;tre maman, se mettre au rythme du b&#233;b&#233;, de ses t&#233;t&#233;es, de ses joies et de ses pleurs. Moments d'intenses partages et de grande fatigue. Efforts de tout concilier et &#234;tre super-woman sur tous les fronts, &#234;tre super-maman pour les enfants, super-professionnel au travail, soigner le couple dans les pr&#233;cieux moments de babysitting&#8230; Horaire impos&#233; par l'&#233;cole, rythme du travail &#224; 80%, beaucoup de temps pass&#233; sur des &#233;crans, nous jonglons le tout du mieux que nous pouvons, mais nous sommes fatigu&#233;s, il y a moins d'&#233;lan pour faire de nouveaux projets.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le coup de gr&#226;ce des insomnies li&#233;s aux avions de nuit, relation de couple tendue, d&#233;m&#233;nagement du lieu de travail, d&#233;c&#232;s de mon beau p&#232;re d'un cancer fulgurant. Je ne surfe plus la vague des &#233;v&#232;nements comme avant, je me traine, je m'effondre, je suis &#233;puis&#233;e. Un coup de mou ? Un passage &#224; vide ? C'est le diagnostic peu apr&#232;s d'un cancer du sein. Un stop impos&#233; par mon corps &#224; mon autopilote, une remise en cause de toutes mes certitudes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Temps cyclique des perfusions de chimio toute les 3 semaines pendant plus d'un an, de la radioth&#233;rapie journali&#232;re pendant 7 semaines, et des anti-hormonaux quotidiens que je prends encore aujourd'hui et ce pour 10 ans, qui me mettent en m&#233;nopause artificielle avant l'heure. Conflit interne entre acceptation et r&#233;volte face &#224; ces traitements violents pour mon corps. C'est le temps des niveaux d'&#233;nergie fluctuants que j'essaie d'accepter en &#233;coutant mon corps en me reposant. Mon cerveau entrav&#233; par la chimio me fait perdre le fil de mes id&#233;es, la moindre interruption me fait oublier ce que j'&#233;tais en train de faire ou de penser. Je me sens amoindrie physiquement et mentalement. La r&#233;cup&#233;ration est tr&#232;s lente. Par moment je tue le temps &#224; coup de petits jeux sur un &#233;cran au fond de mon lit, pour ne pas sentir et ne pas trop penser&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pourtant je veux &#234;tre actrice de ma gu&#233;rison et de ma r&#233;silience, aider mon syst&#232;me immunitaire &#224; venir &#224; bout des cellules canc&#233;reuses et faire mon possible pour ne pas rechuter et &#234;tre pr&#233;sente pour mes filles, les voir grandir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est le temps des cercles bienveillants de soutien, le sport plus r&#233;gulier, les ateliers de cuisine pour manger plus sain, un cycle de pleine conscience de 8 semaines pour &#234;tre plus pr&#233;sente &#224; moi-m&#234;me et prendre soin de moi. Des cours de musique et de piano pour faire travailler mon cerveau. Un temps pour &#233;crire aussi pour mettre de l'ordre dans mes souvenirs et moins oublier.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aujourd'hui, &#224; 44 ans, mon temps n'est plus prioritairement vou&#233; &#224; l'action et aux autres, mais aussi &#224; moi-m&#234;me et &#224; prendre soin de moi, &#224; &#233;couter mes envies. Moments de bien-&#234;tre et de joies avec une once de culpabilit&#233;. Sentiment de gratitude que la vie m'a offert ce temps de pause, m&#234;me si je me sens un peu d&#233;boussol&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les check-up semestriels sont bons. Je suis en r&#233;mission et j'ai plus d'&#233;nergie. Pourtant mes certitudes restent &#233;branl&#233;es. Mon ancienne conviction &#171; il faut travailler pour vivre &#187; s'est mut&#233;e en &#171; il ne faut PAS travailler pour vivre &#187;. Je veux bien agir, mais il faut que &#231;a en vaille la peine et que je garde mon &#233;quilibre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le temps de vie n'est-il pas mon bien le plus pr&#233;cieux ? Comment est-ce que je veux en user aujourd'hui ? Comment prendre &#224; la fois soin de moi, de mes proches et du monde ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je t&#226;tonne et remercie la vie d'&#234;tre l&#224; aujourd'hui. Je savoure le rayon du soleil sur ma peau, je tente de sourire &#224; mon voisin et &#224; moi-m&#234;me avec bienveillance.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Un voyage initiatique (Anne-Claire)</title>
		<link>https://agesettransmissions.be/spip.php?article1171</link>
		<guid isPermaLink="true">https://agesettransmissions.be/spip.php?article1171</guid>
		<dc:date>2018-09-26T09:38:13Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Souris verte</dc:creator>


		<dc:subject>Bonheur</dc:subject>
		<dc:subject>Developpement durable</dc:subject>
		<dc:subject>Nature, animaux</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;En mars 2018, nous d&#233;cidions mon compagnon et moi, de nous &#233;loigner de la vie urbaine pour nous plonger dans l'univers rural de la campagne fran&#231;aise. Plus &#233;loign&#233;s encore de la vie rurale, nous s&#233;journions en r&#233;alit&#233; dans une maison en bois, au milieu d'une for&#234;t de Douglas, avec pour seuls compagnons de vie les geais, les loirs, les chouettes, chevreuils et autres habitants de la for&#234;t. Bien s&#251;r, endossant nos v&#233;los tout terrain, nous partions &#224; la rencontre des habitants des alentours et avons ainsi (...)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://agesettransmissions.be/spip.php?rubrique48" rel="directory"&gt;Tranches de vie&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://agesettransmissions.be/spip.php?mot137" rel="tag"&gt;Bonheur&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://agesettransmissions.be/spip.php?mot141" rel="tag"&gt;Developpement durable&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://agesettransmissions.be/spip.php?mot157" rel="tag"&gt;Nature, animaux&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://agesettransmissions.be/local/cache-vignettes/L150xH113/arton1171-0122d.jpg?1771321375' width='150' height='113' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;En mars 2018, nous d&#233;cidions mon compagnon et moi, de nous &#233;loigner de la vie urbaine pour nous plonger dans l'univers rural de la campagne fran&#231;aise. Plus &#233;loign&#233;s encore de la vie rurale, nous s&#233;journions en r&#233;alit&#233; dans une maison en bois, au milieu d'une for&#234;t de Douglas, avec pour seuls compagnons de vie les geais, les loirs, les chouettes, chevreuils et autres habitants de la for&#234;t. Bien s&#251;r, endossant nos v&#233;los tout terrain, nous partions &#224; la rencontre des habitants des alentours et avons ainsi v&#233;cu une exp&#233;rience marquante. Je vous livre ici mes impressions apr&#232;s seulement deux mois de vie bois&#233;e :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Voil&#224; presque deux mois que je me suis lanc&#233;e dans une exp&#233;rience de vie bois&#233;e... Deux mois que l'on vit hors du temps de la ville et des nouvelles internationales. Deux mois que l'on vit au contraire au rythme du vent, de la pluie, du soleil, des oiseaux et des arbres. Deux mois remplis d'apprentissages divers, allant de l'agn&#232;lement de brebis, au tron&#231;onnage de bouleaux, ainsi qu'&#224; la construction d'escaliers et de fondations en b&#233;ton !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#034;L'homme libre est celui qui dispose de temps&#034; dit Sylvain Tesson. &#192; la cabane, je ne me suis jamais sentie aussi libre ! Jouir d'un lopin de terre, c'est avoir l'espace pour cr&#233;er, r&#234;ver, inventer, tester toutes sortes de choses, impossibles dans l'univers b&#233;tonn&#233; d'une ville. Je me suis lanc&#233;e par exemple dans la construction d'un potager &#224; &#233;tages, avec syst&#232;me d'irrigation artisanal et original. Graines de radis, carottes, petit-pois, panais, &#233;pinards s'y c&#244;toient gentiment. Pas s&#251;r qu'ils arrivent &#224; maturation par contre (la terre semble argileuse et acide) ! Mais rien n'emp&#234;che d'essayer, ici, j'ai le temps d'apprendre, de me tromper, de recommencer&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ici dans les bois, on se rend compte qu'on a un corps ! Un corps qui trinque entre les coups de b&#234;che, les brouettes de sable &#224; d&#233;placer, les troncs &#224; d&#233;biter, ... plus besoin de Basic Fit ! Une partie particuli&#232;rement mise &#224; mal : les mains. En ville, bagues, vernis, cr&#232;me enrichissante pour garder la peau douce, guerre aux cuticules, ... Dans les bois, place aux ongles cass&#233;s, durillons, &#224; la boue perp&#233;tuelle sous les ongles, aux &#233;chardes, br&#251;lures, puis aux muscles douloureux, m&#234;me ceux des mains ! Je comprends maintenant tout l'int&#233;r&#234;t de ces petites brosses en poils durs que l'on trouve parfois &#224; c&#244;t&#233; d'un &#233;vier d'ext&#233;rieur. Des brosses pour hommes et femmes de la terre !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au-del&#224; des travaux pratiques qui nous occupent une bonne partie du temps, nous rencontrons des personnes extraordinaires. Parmi eux, Patrice, un homme construisant des maisons en terre paille ; Amandine et Ben, un couple de belges se lan&#231;ant dans la conception de fromages ; Marie-Agn&#232;s, berg&#232;re et tisseuse de laine ; Isabelle, fine connaisseuse des plantes sauvages ; Jeff, jeune homme se lan&#231;ant en permaculture ; Ine, sculpteuse sur b&#233;ton... Si je partais avec l'id&#233;e et l'envie d'apprendre tout ce qui m'&#233;tait permis d'apprendre d'une vie au vert, je n'aurais jamais imagin&#233; rencontrer tant de gens magnifiques et passionnants. Des personnes qui m'inspirent et qui me laisse penser que tant de choses sont possibles sur terre. Tout est possible si l'on se fait confiance. Si l'on fait confiance &#224; la vie et aux rencontres. Les r&#233;flexions de Sylvain Tesson r&#233;sonnent ici d'autant mieux : &#034;On ne manque jamais de rien lorsque l'on organise sa vie sur l'id&#233;e de ne rien poss&#233;der&#034;. Toutes ces personnes vivent avec peu, parfois tr&#232;s peu (Marie-Agn&#232;s vit sans &#233;lectricit&#233; et Jeff, dans 5m carr&#233; par exemple), mais ne semblent manquer de rien... Oui, parfois l'hiver est dur, elles confessent, mais les trois autres saisons tellement belles. Ces personnes m'inspirent &#233;norm&#233;ment et je trouve ici quelque chose de juste.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est plus qu'une vie dans les bois, plus qu'un cong&#233; sabbatique, qu'un simple d&#233;paysement, je vis plut&#244;t un voyage initiatique, o&#249; d'autres possibles prennent vie ! Nous ne rejetons pas la ville et son dynamisme culturel mais nous ouvrons l'&#233;ventail des choix de vie, ce qui, je pense, nous aidera &#224; choisir de fa&#231;on d'autant plus &#233;clair&#233;e par la suite. &lt;br class='autobr' /&gt;
Ces mois d'immersion au rythme de la nature m'ont aid&#233; aussi &#224; accepter que la vie a besoin de la mort. Toutes les esp&#232;ces animales se r&#233;gulent par la mort de certaines, et ce, afin d'assurer l'&#233;quilibre de l'&#233;cosyst&#232;me. J'ai pu ainsi vivre au mieux la mort de mon grand-p&#232;re, pilier de ma vie depuis toujours, en savourant ses derniers moments et en acceptant qu'il parte, laissant derri&#232;re lui autant de petites graines de vie qui germent en nous au fil des jours. Une mort pour autant de vie &#224; travers ses enfants, petits-enfants et arri&#232;res petits-enfants. &#187;&lt;br class='autobr' /&gt;
Rentr&#233;s en Belgique apr&#232;s 6 mois de vadrouille, les mains dans la terre, mon compagnon et moi sommes heureux d'avoir v&#233;cu cette exp&#233;rience, de nous &#234;tre ouverts &#224; tant de possibles vies. Nous ferons, je l'esp&#232;re, des choix &#233;clair&#233;s par la suite, et surtout, nous continuerons &#224; faire confiance &#224; la vie, &#224; ses rencontres et ses hasards, en essayant de se d&#233;tacher au plus des stress financiers et mat&#233;riels, comme Jeff, Marie-Agn&#232;s, Ine, Franck, Isabelle, et tant d'autres. Au final n'est-elle pas l&#224;, la cl&#233; du bonheur ?&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Voyager ou l'art de regarder (Frida)</title>
		<link>https://agesettransmissions.be/spip.php?article1058</link>
		<guid isPermaLink="true">https://agesettransmissions.be/spip.php?article1058</guid>
		<dc:date>2015-06-25T13:44:12Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Souris verte</dc:creator>


		<dc:subject>Bonheur</dc:subject>
		<dc:subject>Voyages</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;En ce temps de vacances, les gens courent d'un spectacle &#224; l'autre, ils traversent les continents de part en part, survolent les mers et les oc&#233;ans, se bousculent dans les mus&#233;es, visitent des monuments, se glissent dans les crevasses de la terre ou explorent les profondeurs sous-marines avec le d&#233;sir de voir beaucoup de choses en peu de temps et d'&#233;prouver des sensations fortes pour se faire des souvenirs. &lt;br class='autobr' /&gt;
Si, au retour c'est pour en parler avec des amis, rien de mieux ! Cela meuble la (...)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://agesettransmissions.be/spip.php?rubrique48" rel="directory"&gt;Tranches de vie&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://agesettransmissions.be/spip.php?mot137" rel="tag"&gt;Bonheur&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://agesettransmissions.be/spip.php?mot171" rel="tag"&gt;Voyages&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;En ce temps de vacances, les gens courent d'un spectacle &#224; l'autre, ils traversent les continents de part en part, survolent les mers et les oc&#233;ans, se bousculent dans les mus&#233;es, visitent des monuments, se glissent dans les crevasses de la terre ou explorent les profondeurs sous-marines avec le d&#233;sir de voir beaucoup de choses en peu de temps et d'&#233;prouver des sensations fortes pour se faire des souvenirs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si, au retour c'est pour en parler avec des amis, rien de mieux !&lt;br class='autobr' /&gt;
Cela meuble la conversation et remplit le temps.&lt;br class='autobr' /&gt;
Mais si c'est pour eux, et pour r&#233;ellement voir, je ne comprends pas bien car lorsqu'on voit les choses en courant, elles se ressemblent beaucoup. Un torrent, c'est toujours un torrent et un phare, c'est toujours un phare.&lt;br class='autobr' /&gt;
Ainsi, celui qui parcourt le monde &#224; toute vitesse n'est gu&#232;re plus riche &#224; la fin qu'au commencement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour moi, voyager, c'est marcher dans la for&#234;t, avancer de quelques m&#232;tres, m'arr&#234;ter et regarder de nouveau sur un nouvel aspect des m&#234;mes choses. Souvent, selon que l'on va s'asseoir &#224; gauche ou &#224; droite d'un &#233;tang, le d&#233;cor change compl&#232;tement. Selon que l'on contemple un m&#234;me panorama le soir ou le matin, le d&#233;cor se modifie et le jardin ne change-t-il pas de couleur au fil des saisons ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La vraie richesse d'un spectacle est dans le d&#233;tail. Voir, c'est parcourir les d&#233;tails, s'arr&#234;ter un moment &#224; chacun et de nouveau savourer l'ensemble comme on regarde un tableau chez soi.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mon p&#232;re m'a appris &#224; regarder.&lt;br class='autobr' /&gt;
Chaque soir, &#224; l'heure du coucher, il &#233;talait une gravure, invariablement la m&#234;me et me racontait la sc&#232;ne qu'elle repr&#233;sentait. Chaque soir, son r&#233;cit variait car la gravure choisie &#233;tait suffisamment riche pour qu'elle permette &#224; mon p&#232;re d'en modifier l'histoire. Je ne me lassais pas de regarder cette gravure et d'&#233;couter ce qu'elle me racontait.&lt;br class='autobr' /&gt;
Inconsciemment, j'ai d&#233;couvert que si je reviens &#224; une chose d&#233;j&#224; vue, elle m'attire plus que si elle &#233;tait nouvelle et, r&#233;ellement, elle est nouvelle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A mesure que l'on sait mieux voir, les choses les plus simples enferment des joies in&#233;puisables et fabriquent des souvenirs imp&#233;rissables.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tout compte fait, il ne faut pas partir bien loin pour voyager car, o&#249; que l'on soit, on peut voir le ciel &#233;toil&#233;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Le bonheur (Colette P.)</title>
		<link>https://agesettransmissions.be/spip.php?article1056</link>
		<guid isPermaLink="true">https://agesettransmissions.be/spip.php?article1056</guid>
		<dc:date>2015-02-19T09:29:09Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Souris verte</dc:creator>


		<dc:subject>Bonheur</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Pour moi le bonheur ce sont des moments fugaces au cours de ma vie, des moments dont je me souviens encore o&#249; j'ai ressenti une pl&#233;nitude, un accord de mon physique avec l'environnement, des instants o&#249; je disais &#171; merci mon Dieu &#187; car tout &#233;tait parfait, l'espace d'un moment. &lt;br class='autobr' /&gt;
Je peux donc dire que j'ai eu des moments heureux dans ma vie, li&#233;s &#224; des &#233;v&#233;nements comme un moment de r&#233;union familiale o&#249; tout le monde semblait en accord, une r&#233;ussite &#224; un examen difficile, une bonne nouvelle concernant mes (...)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://agesettransmissions.be/spip.php?rubrique48" rel="directory"&gt;Tranches de vie&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://agesettransmissions.be/spip.php?mot137" rel="tag"&gt;Bonheur&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Pour moi le bonheur ce sont des moments fugaces au cours de ma vie, des moments dont je me souviens encore o&#249; j'ai ressenti une pl&#233;nitude, un accord de mon physique avec l'environnement, des instants o&#249; je disais &#171; merci mon Dieu &#187; car tout &#233;tait parfait, l'espace d'un moment.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je peux donc dire que j'ai eu des moments heureux dans ma vie, li&#233;s &#224; des &#233;v&#233;nements comme un moment de r&#233;union familiale o&#249; tout le monde semblait en accord, une r&#233;ussite &#224; un examen difficile, une bonne nouvelle concernant mes enfants, un proche, un moment d'entente parfaite avec un compagnon, le simple fait de me sentir bien sous un rayon de soleil dans un endroit serein, contempler ce qui me para&#238;t une belle oeuvre, avoir ces mille et une possibilit&#233;s...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans l'enfance il me manquait souvent une unit&#233; familiale, &#171; une vraie famille &#187; avec un chez-soi o&#249; ne seraient entr&#233;s ni clients ni &#233;trangers, ce que je voyais chez mes amies, Jacqueline, Denise, Nicole. Le pain dans lequel &#233;tait gliss&#233; un morceau de chocolat et que la maman de Nicole mettait au four &#233;tait un r&#233;gal mille fois sup&#233;rieur &#224; la p&#226;tisserie que j'allais chercher chez le boulanger voisin pour notre go&#251;ter. Pour Nicole c'&#233;tait l'inverse ! Je sais que l'ambiance calme de la cuisine de sa maison avec la table, le buffet et les lourdes chaises Henri II y contribuaient.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Puis, n'ayant pas su cr&#233;er cette unit&#233; dans mon propre foyer je recherchai la personne sur qui m'appuyer puis je renon&#231;ai et vis autour de moi quantit&#233; de personnes qui me ressemblaient et quelques unes qui me semblaient heureuses, si peu, mais ce fut r&#233;confortant de les rencontrer.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Leur bonheur vient d'une vie familiale partag&#233;e et d'une ligne commune qui les a soutenus qu'elle soit &#224; tendance religieuse ou la&#239;que, je dirais une foi commune dans ce qui leur apparaissait comme la bonne conduite &#224; tenir, une confiance et fid&#233;lit&#233; dans le couple.&lt;br class='autobr' /&gt;
J'ai rencontr&#233; beaucoup de personnes qui faisaient bonne figure c'est-&#224;-dire disant haut et fort qu'elles &#233;taient heureuses, sans doute trop haut et trop fort car la d&#233;ception creusait souvent leurs traits ou leurs propos.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;MA RECETTE du bonheur ? &lt;br class='autobr' /&gt;
Sourire et savoir recevoir. Donner est facile, recevoir avec joie l'est moins. Me d&#233;tacher des petites choses mat&#233;rielles.... tr&#232;s dur ! mais lorsque j'y parviens je suis heureuse et puis, surtout, PROFITER DE L'INSTANT, y penser et le vivre. &lt;br class='autobr' /&gt;
Je n'ai pris conscience de cette nouvelle recette qu'il y a quelques ann&#233;es. Ce peut &#234;tre n'importe o&#249;, dans mon lit en train de lire un roman passionnant, en d&#233;gustant un carr&#233; de chocolat noir, en retrouvant un proche ou une amie, dans la for&#234;t lorsqu'un rai de soleil dore les feuilles ou les branches gel&#233;es, qu'un &#233;cureuil sort de son abri et y retourne en sautant d'une branche &#224; l'autre, dans le tram, en &#233;pluchant des l&#233;gumes, en &#233;crivant...&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Petite pluie ou propos sur le bonheur (Frida)</title>
		<link>https://agesettransmissions.be/spip.php?article1047</link>
		<guid isPermaLink="true">https://agesettransmissions.be/spip.php?article1047</guid>
		<dc:date>2014-11-05T10:30:31Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Souris verte</dc:creator>


		<dc:subject>Bonheur</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Voil&#224; qu'il tombe une petite pluie. Je suis dans la rue ; j'ouvre mon parapluie. Je suis d'humeur chagrine et je dis : &#171; Encore cette sale pluie ! &#187;. &lt;br class='autobr' /&gt;
Mes chaussures d'&#233;t&#233; vont prendre l'eau et les gerbes d'eau projet&#233;es par les bolides roulant &#224; vive allure dans les flaques arroseront mon pantalon. Avouez qu'il y a de quoi maudire la vie, les hommes et m&#234;me dieu si l'on croit qu'il existe. &lt;br class='autobr' /&gt;
Mon imagination galopante, pire qu'un bourreau chinois, me laisse pr&#233;sager des yeux larmoyants, un nez bouch&#233;, une (...)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://agesettransmissions.be/spip.php?rubrique48" rel="directory"&gt;Tranches de vie&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://agesettransmissions.be/spip.php?mot137" rel="tag"&gt;Bonheur&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Voil&#224; qu'il tombe une petite pluie. Je suis dans la rue ; j'ouvre mon parapluie. Je suis d'humeur chagrine et je dis : &#171; Encore cette sale pluie ! &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mes chaussures d'&#233;t&#233; vont prendre l'eau et les gerbes d'eau projet&#233;es par les bolides roulant &#224; vive allure dans les flaques arroseront mon pantalon. Avouez qu'il y a de quoi maudire la vie, les hommes et m&#234;me dieu si l'on croit qu'il existe.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mon imagination galopante, pire qu'un bourreau chinois, me laisse pr&#233;sager des yeux larmoyants, un nez bouch&#233;, une main cherchant en vain le mouchoir pr&#234;t &#224; &#233;touffer les &#233;ternuements qui viendront me secouer.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si un ami me contait cette aventure, je tenterais certes de le calmer et de lui faire voir la vie sous un autre aspect.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pourquoi ne serais-je pas ce pr&#233;cieux ami pour moi-m&#234;me ? Il faut parfois &#234;tre bon avec soi et s'aimer un peu. Non ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce matin, voil&#224; qu'il tombe une petite pluie. Je suis dans la rue. J'ouvre mon parapluie et je dis cette fois : &#171; Oh ! la bonne petite pluie d'&#233;t&#233; ! &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Voil&#224; comme je dois &#234;tre pour recevoir la pluie car ce petit mouvement de joie &#233;chauffera mon corps et m'&#233;vitera de prendre le rhume.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je pense que si je parvenais &#224; sourire aux &#233;v&#233;nements de la vie comme je souris &#224; la pluie, cela me permettrait de les accepter avec philosophie et cela me serait bon.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Faire la f&#234;te (Lena)</title>
		<link>https://agesettransmissions.be/spip.php?article879</link>
		<guid isPermaLink="true">https://agesettransmissions.be/spip.php?article879</guid>
		<dc:date>2012-03-01T13:43:31Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Raton Laveur</dc:creator>


		<dc:subject>Bonheur</dc:subject>
		<dc:subject>F&#234;tes</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Il y a peu de temps, j'ai pris conscience du plaisir tout particulier que me procure l'organisation de f&#234;tes en tant que moment de rencontre avec ceux qui me sont chers.&lt;br&lt; Intimes ou largement ouvertes, modestes ou exceptionnelles, celles-ci se sont &#233;gren&#233;es tout au long de ma vie sans que j'ai vraiment r&#233;alis&#233; &#224; quel point ma cr&#233;ativit&#233; avait trouv&#233; &#224; s'exprimer de cette mani&#232;re sp&#233;cifique. &lt;br class='autobr' /&gt; D&#232;s qu'une id&#233;e a germ&#233;, tout s'anime et se met &#224; p&#233;tiller en moi. Rien ne m'est plus excitant que (...)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://agesettransmissions.be/spip.php?rubrique48" rel="directory"&gt;Tranches de vie&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://agesettransmissions.be/spip.php?mot137" rel="tag"&gt;Bonheur&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://agesettransmissions.be/spip.php?mot149" rel="tag"&gt;F&#234;tes&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Il y a peu de temps, j'ai pris conscience du plaisir tout particulier que me procure l'organisation de f&#234;tes en tant que moment de rencontre avec ceux qui me sont chers.&lt;br&lt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Intimes ou largement ouvertes, modestes ou exceptionnelles, celles-ci se sont &#233;gren&#233;es tout au long de ma vie sans que j'ai vraiment r&#233;alis&#233; &#224; quel point ma cr&#233;ativit&#233; avait trouv&#233; &#224; s'exprimer de cette mani&#232;re sp&#233;cifique.&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D&#232;s qu'une id&#233;e a germ&#233;, tout s'anime et se met &#224; p&#233;tiller en moi. Rien ne m'est plus excitant que d'organiser un petit week-end de retrouvailles, de concocter un simple repas sain et savoureux ou de peaufiner tous les d&#233;tails d'une grande f&#234;te.&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A titre d'exemple, la premi&#232;re fois que j'ai eu l'id&#233;e de r&#233;unir la famille en m&#234;me temps que tous nos amis, c'&#233;tait il y a 20 ans, en mai 1991, pour nos 20 ans de mariage.&lt;br&gt;
Mon mari et moi avions eu, quelques ann&#233;es plus t&#244;t, une grave crise de couple et nous nous &#233;tions s&#233;par&#233;s pendant 1 an environ.&lt;br&gt;
D&#233;cider de revivre ensemble nous avait oblig&#233;s &#224; quelques r&#233;am&#233;nagements fondamentaux dans notre vie de couple. Retrouver la confiance r&#233;ciproque n'a pas &#233;t&#233; facile.&lt;br&gt;
Aussi, ce 20&#176; anniversaire de notre mariage &#233;tait-il une occasion de dire &#224; tout notre entourage que nous avions pris un nouveau d&#233;part.&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous invitions une cinquantaine de personnes dans le living de notre maison bel-&#233;tage, tout en longueur mais relativement &#233;troit.&lt;br&gt;
Je pr&#233;voyais un buffet froid, chacun mangerait sur ses genoux et nos trois enfants, tout de blanc et noir v&#234;tus, assureraient le service afin que nous soyons disponibles &#224; nos invit&#233;s.&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais comment cr&#233;er de la convivialit&#233; dans un espace si peu propice pour autant de convives ? &lt;br&gt;
Comment favoriser des liens entre des personnes qui ne se connaissaient pas, entre des fr&#232;res/s&#339;urs/ beaux-fr&#232;res/belles-s&#339;urs et des couples d'amis d'&#226;ges et d'horizons si diff&#233;rents et si vari&#233;s ?&lt;br&gt;
Cette difficult&#233; &#233;tait importante et c'&#233;tait ma plus grande pr&#233;occupation.&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Curieusement, alors que nous n'avons aucun don artistique, j'ai r&#233;alis&#233; que la plupart de nos invit&#233;s, eux, &#233;taient des artistes, soit professionnellement, soit en hobby.&lt;br&gt;
Nous avons mis la soir&#233;e sous le signe de l'art et demand&#233; &#224; chacun (individuellement ou en groupe) de participer activement &#224; l'animation de la soir&#233;e en apportant le fruit de leur art pr&#233;f&#233;r&#233; et en le pr&#233;sentant &#224; tous.&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est ainsi que Louis, qui est peintre, a croqu&#233; notre portrait en direct tandis que Th&#233;r&#232;se, professeur d'art dramatique nous a racont&#233; quelques truculentes histoires de Pietje Scramoule. &lt;br&gt;
Friede a confectionn&#233; un patchwork avec des coupons et des chutes de tissus que je lui avais donn&#233;es apr&#232;s la mort de ma m&#232;re. &lt;br&gt;
Anne-Marie nous a offert une de ses poteries et mon fr&#232;re qui fr&#233;quente assidument une Ecole des Arts nous a apport&#233; un dessin &#224; l'encre de Chine.&lt;br&gt;
Thierry, professeur de fran&#231;ais, nous a lu une nouvelle de sa composition et Loulou a ex&#233;cut&#233; devant nous un montage floral selon les r&#232;gles de l'Ikebana japonais.&lt;br class='autobr' /&gt;
Les peintures d'Annette et de Jean-Paul ornent encore notre appartement actuel.&lt;br&gt;
Notre beau-fr&#232;re boulanger p&#226;tissier a confectionn&#233; un g&#226;teau &#224; plusieurs &#233;tages avec un petit couple de mari&#233;s en sucre au-dessus.&lt;br&gt;
Nos amis vietnamiens ont chant&#233; leur hymne national tandis que Jean-Pierre, photographe, a immortalis&#233; la soir&#233;e par un splendide reportage photo.&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quel bonheur de d&#233;couvrir ainsi les talents de chacun et de recevoir ce qui &#233;tait chaque fois un cadeau exceptionnel et tellement personnel pour nous.&lt;br class='autobr' /&gt;
Mais surtout je crois que nous avons cr&#233;&#233; la surprise en suscitant l'int&#233;r&#234;t de nos invit&#233;s entre eux : &#233;couter tous ces artistes en herbe, regarder ces tr&#233;sors cach&#233;s, mettre chacun de leur art en &#233;vidence, donner &#224; tous l'envie de se parler et d'en savoir plus sur leur passion r&#233;ciproque. &lt;br&gt;
Je suis persuad&#233;e que l'atmosph&#232;re g&#233;n&#233;r&#233;e par cette animation a contribu&#233; au succ&#232;s de cette m&#233;morable soir&#233;e qui s'est termin&#233;e dans la bonne humeur g&#233;n&#233;rale tr&#232;s tard dans la nuit.&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Avec le temps qui passe, je ressens encore davantage la n&#233;cessit&#233; de marquer les diff&#233;rentes &#233;tapes de la vie, de cr&#233;er l'&#233;v&#233;nement autour des dates anniversaires, par exemple.&lt;br&gt;
Je choisis quelques occasions sp&#233;cifiques pour rassembler mes enfants et beaux-enfants &#233;parpill&#233;s &#224; l'&#233;tranger et en faire un temps fort que l'on partage tous ensemble.&lt;br&gt;
J'ai aussi besoin de cr&#233;er des liens avec mes nouveaux voisins ou plus simplement de faire d'un repas avec mes amis un moment-plaisir privil&#233;gi&#233;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Organiser son malheur de mani&#232;re convenable (Pierre) </title>
		<link>https://agesettransmissions.be/spip.php?article333</link>
		<guid isPermaLink="true">https://agesettransmissions.be/spip.php?article333</guid>
		<dc:date>2007-01-31T11:38:26Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Souris verte</dc:creator>


		<dc:subject>Argent, pauvret&#233;</dc:subject>
		<dc:subject>Bonheur</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Quand j'&#233;tais franchement pauvre j'&#233;tais riche. Je vivais dans des cath&#233;drales au coeur de la ville. Je voyageais beaucoup, loin et longtemps ; je lisais &#233;norm&#233;ment, j'avais du temps pour parler aux gens, je prenais des petits d&#233;jeuners interminables. Enfin, quand j'&#233;tais amoureux, je flirtais plein temps. Vous me direz que j'exag&#232;re. Que j'avais une rente cach&#233;e. Pas du tout. J'&#233;tais vraiment tr&#232;s pauvre. &lt;br class='autobr' /&gt;
Il y a une parole de sage qui dit : &#034;Les plus belles fleurs poussent dans la merde&#034;. C'est foutrement (...)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://agesettransmissions.be/spip.php?rubrique48" rel="directory"&gt;Tranches de vie&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://agesettransmissions.be/spip.php?mot136" rel="tag"&gt;Argent, pauvret&#233;&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://agesettransmissions.be/spip.php?mot137" rel="tag"&gt;Bonheur&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Quand j'&#233;tais franchement pauvre j'&#233;tais riche. Je vivais dans des cath&#233;drales au coeur de la ville. Je voyageais beaucoup, loin et longtemps ; je lisais &#233;norm&#233;ment, j'avais du temps pour parler aux gens, je prenais des petits d&#233;jeuners interminables. Enfin, quand j'&#233;tais amoureux, je flirtais plein temps. Vous me direz que j'exag&#232;re. Que j'avais une rente cach&#233;e. Pas du tout. J'&#233;tais vraiment tr&#232;s pauvre.&lt;br&gt;
Il y a une parole de sage qui dit : &#034;Les plus belles fleurs poussent dans la merde&#034;. C'est foutrement vrai, j'ai v&#233;rifi&#233;.&lt;br&gt;
L'enfer, c'est d'&#234;tre pauvre dans la solitude, l'isolement. Ajoutez la maladie et c'est &#233;pouvantable. Mais si vous &#234;tes plut&#244;t en bonne sant&#233; et vivez dans un r&#233;seau d'&#233;nergum&#232;nes pauvres qui pensent comme vous, vous pouvez vivre comme un nabab. Ensemble, on est inventif, cr&#233;atif, intelligent, organis&#233; et diablement efficace ! Vous pensez que je devais mener des activit&#233;s ill&#233;gales. Je vous r&#233;pondrai qu'elles &#233;taient infiniment moins r&#233;pr&#233;hensibles que celles dont un honn&#234;te homme moyen se rend facilement coupable sur l'autoroute.&lt;br&gt;
Je produisais toutes sortes de choses merveilleusement inutiles, pondait des projets qui n'aboutissaient jamais, et que peu de gens lisaient. C'&#233;tait vraiment tr&#232;s amusant. Apr&#232;s tout, on me paie aujourd'hui pour &#233;crire des choses pas moins inutiles mais infiniment plus b&#234;tes, qui co&#251;tent infiniment plus cher &#224; la soci&#233;t&#233; et que personne ne lit non plus.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Vous me direz : mais alors pourquoi avoir quitt&#233; le Paradis ? Le bonheur est quelque chose de tr&#232;s relatif, pas facile &#224; quantifier et &#224; &#233;valuer. D&#232;s lors, dans le doute, c'est certain, on se dit toujours qu'on a toujours pas re&#231;u son quota. Bref, j'ai voulu voir ce qu'il y avait &#224; glaner dans la vie normale : se lever &#224; 7h00 du matin, plancher sur un &#034;Plan financier sur trois ans&#034;, flatter des apparatchiks et produire des montagnes de papier. Et bien s&#251;r recevoir un salaire pour cela. Ce salaire repr&#233;sente plus de trois fois ce que j'avais quand j'&#233;tais pauvre. Mais je vis, je lis et je voyage d&#233;sormais trois fois moins. Aussi le gain n'est pas clair.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Alors vous me demanderez pourquoi je ne retourne pas au Paradis ? La r&#233;ponse est simple : parce que je suis l&#226;che, je ne vois pas d'autre explication. Vivre dans le moule est tr&#232;s stupide mais tr&#232;s rassurant : si je me trompe, ma responsabilit&#233; se dilue dans une sorte de mal&#233;diction collective. Alors que vivre pauvre et heureux est une responsabilit&#233; &#233;crasante.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'argent.... En faut-il toujours plus ? Oui, assur&#233;ment, si on veut organiser son malheur de mani&#232;re convenable.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Le Bonheur (Marie-Ad&#232;le)</title>
		<link>https://agesettransmissions.be/spip.php?article316</link>
		<guid isPermaLink="true">https://agesettransmissions.be/spip.php?article316</guid>
		<dc:date>2007-01-11T09:36:10Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Souris verte</dc:creator>


		<dc:subject>Bonheur</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Rien que le titre du questionnaire me rend m&#233;fiante et me rappelle imm&#233;diatement un livre de Pascal Bruckner - essayiste que j'aime beaucoup - intitul&#233; &#171; L'Euphorie perp&#233;tuelle &#187;. [ Grasset, 2000] &lt;br class='autobr' /&gt;
Voil&#224; ce qui dit Bruckner de son ouvrage en quatri&#232;me de couverture : &lt;br class='autobr' /&gt;
&#171; Un nouveau stup&#233;fiant collectif envahit les soci&#233;t&#233;s occidentales : le culte du bonheur. Soyez heureux ! Terrible commandement auquel il est d'autant plus n&#233;cessaire de se soustraire qu'il pr&#233;tend faire notre bien. Comment savoir si on (...)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://agesettransmissions.be/spip.php?rubrique48" rel="directory"&gt;Tranches de vie&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://agesettransmissions.be/spip.php?mot137" rel="tag"&gt;Bonheur&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Rien que le titre du questionnaire me rend m&#233;fiante et me rappelle imm&#233;diatement un livre de Pascal Bruckner - essayiste que j'aime beaucoup - intitul&#233; &#171; L'Euphorie perp&#233;tuelle &#187;. [ Grasset, 2000]&lt;br /&gt;
Voil&#224; ce qui dit Bruckner de son ouvrage en quatri&#232;me de couverture :&lt;br /&gt;
&lt;i&gt;&#171; Un nouveau stup&#233;fiant collectif envahit les soci&#233;t&#233;s occidentales : le culte du bonheur. Soyez heureux ! Terrible commandement auquel il est d'autant plus n&#233;cessaire de se soustraire qu'il pr&#233;tend faire notre bien. Comment savoir si on est heureux ? Et que r&#233;pondre &#224; ceux qui avouent piteusement : je n'y arrive pas ? [ ...]&lt;br /&gt;
&lt;/i&gt;J'appelle devoir de bonheur cette id&#233;ologie qui pousse &#224; tout &#233;valuer sous l'angle du plaisir et du d&#233;sagr&#233;ment, cette assignation &#224; l'euphorie qui rejette dans l'opprobre ou le malaise ceux qui n'y souscrivent pas &#187;.&lt;br /&gt;
Mon esprit critique, h&#233;misph&#232;re gauche du cerveau, rationnel et un peu cynique est bien au travail. Il examine les diff&#233;rentes questions et je me m&#233;fie de plus en plus.&lt;br /&gt;
Quelle d&#233;finition donner au terme bonheur ? Il faut que je dise tout de suite que le mot bonheur en fran&#231;ais, bizarrement, m'appara&#238;t d&#233;signer une chose plus accessible que le mot italien &#171; felicit&#224; &#187;. Felicit&#224; me parait trop grand, trop p&#233;remptoire, avec cet accent sur l'a final, comme un point d'exclamation, alors qu'il faudrait plut&#244;t le prononcer comme un point d'interrogation.&lt;br /&gt;
Pour moi la d&#233;finition du bonheur est une op&#233;ration mentale, une construction int&#233;rieure, mieux une reconstruction &#224; posteriori, parce que lorsqu'on vit un instant de bonheur on ne le d&#233;finit pas ainsi, on le vit tout court, on se sent rempli, nourri et capable d'embrasser la terre enti&#232;re.&lt;br /&gt;
Ce n'est que par apr&#232;s, pass&#233; l'instant de cette sensation subtile et immense, qu'on se dit : oui, cet instant de gr&#226;ce c'&#233;tait un moment heureux de ma vie.&lt;br /&gt;
Qu'est-ce qu'on ferait sans la m&#233;moire, ce r&#233;servoir des instants heureux, qui nous permet de rep&#234;cher des ressentis pr&#233;cieux : un rayon de soleil un jour pr&#233;cis dans un lieu pr&#233;cis, un regard complice avec quelqu'un qu'on aime, un paysage saisissant lors d'un voyage, le rire d'un enfant, un tableau qui ouvre des nouveaux horizons, le jouet qu'on avait tant d&#233;sir&#233; re&#231;u en cadeau, la fra&#238;cheur des draps en lin dans les nuits chaudes estivales.&lt;br /&gt;
La langue fran&#231;aise a &#233;galement une expression &#233;tonnante : nager dans le bonheur. &lt;br /&gt;
Je ne suis pas tr&#232;s &#224; l'aise avec la natation. Est-ce &#224; cause de cela que je ne suis pas tr&#232;s &#224; l'aise avec le bonheur ? Que j'ai l'impression d'avoir pass&#233; ma vie &#224; essayer de rester &#224; flot, si ce n'&#233;tait pas nager &#224; contre courant ?&lt;br /&gt;
Cela implique aussi que le bonheur ne peut &#234;tre que volatile, vous vous imaginez de nager vingt-quatre heures sur vingt-quatre, trois cent et soixante cinq jours par an ? Cela serait tr&#232;s fatigant et on serait vite &#233;puis&#233;.&lt;br /&gt;
Le bonheur, il vaut mieux ne pas le chercher, lui courir apr&#232;s, il faut tout simplement &#234;tre ouvert &#224; le reconna&#238;tre lorsqu'il est l&#224; ; il ne faut pas non plus poursuivre &#224; tout prix tout ce qui va &#224; son encontre, c'est un effort vou&#233; &#224; l'&#233;chec, donc, source d'angoisse. Si on le poursuit, le bonheur va se d&#233;rober comme un lutin malicieux et surgir derri&#232;re un coin totalement inattendu.&lt;br /&gt;
Inutile de donner des recettes, chacun trouve un jour ou l'autre la sienne : ce qui me rend heureuse peut appara&#238;tre futile ou mi&#232;vre &#224; quelqu'un d'autre.&lt;br /&gt;
Il serait beaucoup plus facile de donner des recettes pour se rendre malheureux et l'on pourrait &#233;crire des pages et des pages sur le malheur, la tristesse, le chagrin, la m&#233;lancolie, le vide, le d&#233;sespoir, l'intol&#233;rable.&lt;br /&gt;
Est-ce que j'ai eu des instants de bonheur dans ma vie ? Finalement, oui -et moi qui disais que je m'effor&#231;ais de rester &#224; flot.&lt;br /&gt;
Voici, en vrac, quelques instants r&#233;cents, par exemple un apr&#232;s-midi il y a quelques jours : toute la maison &#233;tait bien rang&#233;e, aucune corv&#233;e ne m'attendait et j'&#233;tais assise dans le canap&#233; du living &#224; lire un livre magnifique de Philippe Besson [L'arri&#232;re-saison ], une symphonie de Mahler comme panorama sonore. Ou bien chaque fois que mon chat se love contre moi et nous nous faisons des c&#226;lins ; ou lorsque le soleil couchant envoie des reflets orang&#233;s sur les fen&#234;tres d'un immeuble tr&#232;s moche que je vois de ma fen&#234;tre ; ou si en appelant un des mes neveux, celui qui r&#233;pond est un de mes petits-neveux qui reconna&#238;t tout de suite ma voix ; ou encore lorsque j'assiste &#224; un spectacle th&#233;&#226;tral qui m'&#233;meut pour sa beaut&#233; et m'&#233;merveille pour sa g&#233;nialit&#233; ; ou lorsque la pleine lune illumine la terrasse qui donne sur la cour envahie par le silence de la nuit, et lorsque, et lorsque...&lt;br /&gt;
L'important dans le bonheur, pour moi, est l'instant, sa fragilit&#233; et son intensit&#233;, sans se poser de questions.&lt;br /&gt;
Comme le dit Bruckner &lt;i&gt;&#171; nul n'est jamais sur d'&#234;tre vraiment heureux et se poser la question, c'est d&#233;j&#224; se g&#226;ter la r&#233;ponse &#187;.&lt;br /&gt;
&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Le bonheur (Yolanda T)</title>
		<link>https://agesettransmissions.be/spip.php?article194</link>
		<guid isPermaLink="true">https://agesettransmissions.be/spip.php?article194</guid>
		<dc:date>2005-10-26T07:01:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Souris verte</dc:creator>


		<dc:subject>Bonheur</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Je reste perplexe devant la question g&#233;n&#233;rale : &#034;pour vous, qu'est-ce que le bonheur ?&#034; Pour essayer d'y r&#233;pondre, je cherche dans mes souvenirs ce qui dans ma vie m'a rendue heureuse, ce qui a provoqu&#233; en moi, par moments, une &#233;motion intense d'&#233;panouissement, de bien-&#234;tre, de pl&#233;nitude. &lt;br class='autobr' /&gt;
Au risque de para&#238;tre na&#239;ve ou mi&#232;vre, ou de sombrer dans des lieux communs, je sors p&#234;le-m&#234;le de mon bahut les souvenirs qui ont &#233;clair&#233; et qui &#233;clairent toujours ma vie. &lt;br class='autobr' /&gt;
La rencontre d'un homme qui m'a aim&#233;e, d&#233;sir&#233;e, (...)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://agesettransmissions.be/spip.php?rubrique48" rel="directory"&gt;Tranches de vie&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://agesettransmissions.be/spip.php?mot137" rel="tag"&gt;Bonheur&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Je reste perplexe devant la question g&#233;n&#233;rale : &#034;pour vous, qu'est-ce que le bonheur ?&#034; Pour essayer d'y r&#233;pondre, je cherche dans mes souvenirs ce qui dans ma vie m'a rendue heureuse, ce qui a provoqu&#233; en moi, par moments, une &#233;motion intense d'&#233;panouissement, de bien-&#234;tre, de pl&#233;nitude.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au risque de para&#238;tre na&#239;ve ou mi&#232;vre, ou de sombrer dans des lieux communs, je sors p&#234;le-m&#234;le de mon bahut les souvenirs qui ont &#233;clair&#233; et qui &#233;clairent toujours ma vie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La rencontre d'un homme qui m'a aim&#233;e, d&#233;sir&#233;e, choy&#233;e, dont le regard m'a r&#233;v&#233;l&#233;e &#224; moi-m&#234;me et avec qui je me suis sentie en confiance. La joie d'accueillir des amis dans notre maison. De nous raconter le soir la journ&#233;e qui vient de passer. De le voir arriver avec un bouquet de fleurs. De choisir ensemble un meuble. De jouer une partie de scrabble. Ou de partir nous balader &#224; pied en nous tenant par la main.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un grand nombre d'amis avec qui j'&#233;change joies et peines, coups de fil, lettres et pri&#232;res. Pr&#233;sents ou absents, ils sont toujours l&#224;, m&#234;me quand ils sont partis pour de bon. Ils vivent en moi. Ils m'ont beaucoup donn&#233; et ce que je suis aujourd'hui c'est en grande partie &#224; eux que je le dois.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;M'immerger dans la nature, dans l'exub&#233;rance ou le silence de la nature. Plonger dans une piscine naturelle, form&#233;e par une rivi&#232;re qui cascade dans les bois o&#249; s'envolent de grands papillons bleus. Admirer un coucher de soleil hivernal &#224; Ostende. Marcher sur le grand manteau de neige vierge qui recouvre la Fagne. Ecouter les merles siffler au petit matin. Faire une promenade &#224; cheval sans but pr&#233;cis, empruntant des sentiers inconnus.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;R&#233;ussir ce que j'entreprends et qui me correspond : &#233;crire, lire, causer, comprendre, m'engager pour plus de justice ou, tout simplement, tricoter une brassi&#232;re pour un petit qui va na&#238;tre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En allongeant cette liste de moments heureux, je n'ai toujours pas d&#233;fini ce qui, pour moi, est le bonheur... tout au plus, ai-je align&#233; des bonheurs. Comme des fils qui tissent une trame. Mais qui s'effilochent parfois, qui cassent, qui se rabougrissent...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Car le bonheur n'est jamais quelque chose de stable ni de d&#233;finitivement acquis.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;M&#234;me en ayant cette chance inou&#239;e d'&#234;tre n&#233;e dans un pays &#224; la nature grandiose, dans une famille somme toute unie, de rencontrer des gens g&#233;n&#233;reux qui sont devenus mes amis, d'avoir eu plus que le n&#233;cessaire pour vivre et me d&#233;velopper, m&#234;me ainsi il y a eu des p&#233;riodes moroses, plong&#233;es dans la grisaille et le brouillard. Plates, sans relief, sans projet, sans souffle int&#233;rieur, sans &#233;lan.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je crois que le bonheur, ou plut&#244;t cette disposition &#224; tisser une trame coh&#233;rente et color&#233;e avec les &#233;v&#232;nements de la vie, vient d'au-dedans de moi-m&#234;me. Savoir pour quoi je vis et surtout pour qui. Me retrouver dans ce que je fais.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il me semble que c'est une question de d&#233;sir et d'accord.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si je n'ai pas de d&#233;sir, pas de manque, pas de soif, si je ne suis pas en tension vers quelque chose ou quelqu'un, je ne suis pas heureuse. Je risque d'&#234;tre blas&#233;e, d'en vouloir toujours plus sans jamais me satisfaire. Tourn&#233;e vers moi-m&#234;me, enferm&#233;e, exigeante et d&#233;&#231;ue.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;S'il n'y a pas accord, c'est-&#224;-dire, si le lieu o&#249; j'habite, les personnes qui m'entourent, le travail que je fais sont &#224; l'envers de ce que je suis, alors j'ai du mal &#224; me retrouver, &#224; &#233;panouir ce qui est en moi, &#224; me tourner vers les autres, &#224; d&#233;couvrir la beaut&#233; des choses.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;J'aime l'image de Antonio Machado : &#034;c'est en cheminant que l'on construit le chemin&#034;. Rien n'est donn&#233; d'avance, tout est toujours &#224; retrouver, &#224; r&#233;&#233;quilibrer, &#224; reconstruire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;J'ai rat&#233; un grand bonheur, celui d'avoir des enfants. J'ai v&#233;cu des p&#233;riodes de grande souffrance. Des maladies longues et douloureuses de neveux qui sont morts jeunes. La mort m'a d&#233;j&#224; enlev&#233; beaucoup de ceux qui m'&#233;taient les plus chers - fr&#232;res, mari, amis. Il m'a fallu le temps pour m'habituer &#224; vivre seule. Mais aujourd'hui je peux dire que je suis heureuse, c'est-&#224;-dire en paix. En essayant d'int&#233;grer chaque jour dans la trame les nouveaux fils qui s'y ajoutent jusqu'au moment o&#249; je devrai m'arr&#234;ter de tisser. Peut-&#234;tre brusquement, comme Fran&#231;ois. Je me d&#233;couvre &#224; l'&#226;ge o&#249; il est temps de l&#226;cher prise, de ne plus vouloir tout contr&#244;ler et tout pr&#233;voir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une chose pourtant ternit ma joie et c'est de savoir, de voir et d'entendre autant d'injustices, de souffrances, de guerres et de violences qui d&#233;chirent le monde. Manifester dans la rue ou signer des p&#233;titions me semble d&#233;risoire. Je le fais quand m&#234;me parce que c'est &#224; ma port&#233;e.&lt;br class='autobr' /&gt;
Il y en a pour qui, aujourd'hui, le bonheur serait simplement un verre d'eau ou un quignon de pain. Un sourire et une main tendue. Une proth&#232;se qui remplace la jambe perdue en sautant sur une mine. L'assurance d'un lendemain sans peur. Des choses simples et fondamentales qui font cruellement d&#233;faut. J'oscille entre la conscience un peu honteuse d'&#234;tre privil&#233;gi&#233;e et la certitude que je peux avec &#231;a cr&#233;er autour de moi des espaces de paix dont notre monde aujourd'hui a tellement besoin.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>



</channel>

</rss>