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	<title>Ages et transmissions</title>
	<link>https://agesettransmissions.be/</link>
	<description>Cr&#233;&#233;e en 97, Ages et Transmissions est une asbl pluraliste bruxelloise permettant aux a&#238;n&#233;s de jouer un r&#244;le actif dans la soci&#233;t&#233;. Elle est reconnue comme organisme d'&#233;ducation permanente par la F&#233;d&#233;ration Wallonie-Bruxelles.</description>
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		<title>Ages et transmissions</title>
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		<title>Ma premi&#232;re fois ... (Philippe)</title>
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		<dc:date>2005-08-22T06:44:34Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Philippe</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Nous sommes un mercredi matin aux environs de 10 heures. &lt;br class='autobr' /&gt;
Ce dont je me souviens, c'est d'un mal au ventre tenace et constant naturellement coupl&#233; &#224; un probl&#232;me intestinal majeur. &lt;br class='autobr' /&gt;
Ce qui est surprenant, c'est qu'en soi, il n'y a aucune raison. La journ&#233;e a bien d&#233;but&#233; et aucune difficult&#233; ne se profile &#224; l'horizon non seulement pour aujourd'hui mais aussi pour les trois jours &#224; venir. &lt;br class='autobr' /&gt;
Bien que je n'aie pas encore fait d'&#233;tudes sup&#233;rieures, j'ai &#224; peine 11 ans, je suis capable de faire mon propre (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://agesettransmissions.be/spip.php?rubrique48" rel="directory"&gt;Tranches de vie&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Nous sommes un mercredi matin aux environs de 10 heures. &lt;br&gt;
Ce dont je me souviens, c'est d'un mal au ventre tenace et constant naturellement coupl&#233; &#224; un probl&#232;me intestinal majeur. &lt;br&gt;
Ce qui est surprenant, c'est qu'en soi, il n'y a aucune raison. La journ&#233;e a bien d&#233;but&#233; et aucune difficult&#233; ne se profile &#224; l'horizon non seulement pour aujourd'hui mais aussi pour les trois jours &#224; venir. &lt;br&gt;
Bien que je n'aie pas encore fait d'&#233;tudes sup&#233;rieures, j'ai &#224; peine 11 ans, je suis capable de faire mon propre diagnostic. C'est la peur qui me tenaille. &lt;br&gt;
La peur, parce que dans une heure je vais quitter mes parents.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Oh... ce n'est pas la premi&#232;re fois que je me retrouve s&#233;par&#233; d'eux, mais cette fois-ci c'est la premi&#232;re fois que je pars sans un membre de ma famille, avec des gens qui me sont totalement inconnus sans compter ce petit village o&#249; nous allons, tenu secret d'ailleurs, et qui me parait au bout du monde. &lt;br&gt;
Cinq minutes avant 11 heures, heure pr&#233;cise pr&#233;vue pour le d&#233;part, je suis d&#233;pos&#233; en h&#226;te devant le bus pour y &#234;tre embarqu&#233; sans m&#234;me avoir le temps de dire au revoir &#224; mes parents.&lt;br class='autobr' /&gt;
C'est ce qu'a imagin&#233; mon p&#232;re, Roi d'un petit pays &#224; ce jour annex&#233; &#224; la Russie. &lt;br&gt;
Homme richissime mais menac&#233;, il a d&#233;cid&#233; de m'&#233;carter du milieu familial.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et me voil&#224;, moi, &#171; Fran&#231;ois-Thierry Sokoloff Vodjijkovsky &#187;, entour&#233; d'une dizaine de jeunes de mon &#226;ge que je ne connais ni d'Eve ni d'Adam, tous un peu surpris de ma pr&#233;sence et tr&#232;s m&#233;fiants vis-&#224;-vis de moi, m'interrogeant sans cesse pour finalement m'accepter.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Evidemment, je suis prot&#233;g&#233;, g&#226;t&#233;, soign&#233;, dorlot&#233; ... le paradis. &lt;br&gt;
Evidemment, je suis aussi kidnapp&#233;, moment d&#233;sagr&#233;able, pour &#234;tre lib&#233;r&#233; 24 heures plus tard gr&#226;ce au courage, la t&#233;nacit&#233; et la force parfois non contr&#244;l&#233;e de mes camarades ( j'en plains encore mes ravisseurs)...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais quel souvenir pour moi. &lt;br&gt;
Ce fut &#171; la premi&#232;re fois &#187;, mais aussi, &#171; l'unique fois &#187; de ma vie que je fus un &#171; petit prince &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et aujourd'hui, quand un moment de nostalgie me tient, je prends mon globe et couvre ma rose pour que le mouton ne la mange pas ...&lt;br&gt;
Puis, je regarde le ciel et ses &#233;toiles et pense &#224; un autre petit prince, celui d'Antoine de Saint-Exup&#233;ry...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Alors, pendant un instant, je souris et redeviens un peu &#171; un &#187; petit prince.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Philippe.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Mon infirmi&#232;re (Philippe)</title>
		<link>https://agesettransmissions.be/spip.php?article113</link>
		<guid isPermaLink="true">https://agesettransmissions.be/spip.php?article113</guid>
		<dc:date>2005-01-10T23:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Philippe</dc:creator>


		<dc:subject>Maladie, handicap</dc:subject>
		<dc:subject>Solitude</dc:subject>
		<dc:subject>Travail</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Nous sommes un lundi. Il est quatre heures du matin et je suis r&#233;veill&#233;. Apparemment tout va bien, et surtout, je n'ai pas mal. Je me rendors. Je me r&#233;veille &#224; nouveau. Il est 8 heures un peu pass&#233;es. Pas de probl&#232;me, je n'ai pas mal. Mais pour moi, il est inutile de rester dans mon lit. Je sais qu'aujourd'hui est un jour qui se d&#233;roulera tr&#232;s calmement et que je ne veux voir n'y entendre personne. Je sais que dans ma p'tite t&#234;te, et comme je le fais depuis plusieurs ann&#233;es, je revivrai heure par heure, (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://agesettransmissions.be/spip.php?rubrique48" rel="directory"&gt;Tranches de vie&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://agesettransmissions.be/spip.php?mot155" rel="tag"&gt;Maladie, handicap&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://agesettransmissions.be/spip.php?mot164" rel="tag"&gt;Solitude&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://agesettransmissions.be/spip.php?mot166" rel="tag"&gt;Travail&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Nous sommes un lundi. Il est quatre heures du matin et je suis r&#233;veill&#233;. Apparemment tout va bien, et surtout, je n'ai pas mal. Je me rendors. Je me r&#233;veille &#224; nouveau. Il est 8 heures un peu pass&#233;es. Pas de probl&#232;me, je n'ai pas mal. Mais pour moi, il est inutile de rester dans mon lit. Je sais qu'aujourd'hui est un jour qui se d&#233;roulera tr&#232;s calmement et que je ne veux voir n'y entendre personne. Je sais que dans ma p'tite t&#234;te, et comme je le fais depuis plusieurs ann&#233;es, je revivrai heure par heure, tant&#244;t paisiblement, tant&#244;t angoiss&#233; selon les moments, une p&#233;riode p&#233;nible de mon pass&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous sommes un lundi. Il est quatre heures du matin. Je suis r&#233;veill&#233;, j'ai mal mais c'est une douleur que je ne peux d&#233;crire. &lt;br&gt;
La chambre est &#233;clair&#233;e. Il y r&#232;gne une tension terrible. J'entreprends de m'habiller.&lt;br class='autobr' /&gt;
Ma d&#233;cision est prise. Il n'est plus possible de vivre encore dans cette maison en compagnie de celle qui partage ma vie, si l'on peut parler de partage. D&#233;j&#224; le samedi qui pr&#233;c&#232;de, j'ai ressenti ces m&#234;mes douleurs, mais elles se sont calm&#233;es apr&#232;s une heure de promenade, seul, en voiture.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je fais partie de ces gens qui ne manifestent de l'agressivit&#233; qu'&#224; partir du moment o&#249; ils se sentent accul&#233;s dans leur dernier retranchement. Ce jour-l&#224;, toute pr&#233;sence humaine aupr&#232;s de moi d&#233;passe d&#233;j&#224; l'entendement. De surcro&#238;t, cette douleur intense que je ressens n'est pas pour calmer l'ambiance ni me d&#233;tendre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Je suis donc parti. Je poss&#232;de d&#233;j&#224; les cl&#233;s de la maison qui me servira de refuge. Il fait froid. J'ai 15 kilom&#232;tres &#224; parcourir et c'est donc vers cinq heures du matin que j'arrive &#224; destination.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Premi&#232;re pr&#233;occupation : chauffer. Il fait froid. &lt;br&gt; Pendant les 2 h 30 qui ont suivies, chauffer et me r&#233;chauffer ont &#233;t&#233; mes seules priorit&#233;s. Mais c'&#233;tait sans compter les autres ph&#233;nom&#232;nes impr&#233;vus. &#192; la douleur et au froid se sont ajout&#233;s vomissements et diarrh&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Je n'avais pas encore compris. &lt;br&gt; Il est vrai ce proverbe qui dit que ce sont les cordonniers qui sont les plus mal chauss&#233;s. En tout cas pour moi, cela s'est v&#233;rifi&#233;. J'appartiens au monde m&#233;dical mais je n'avais pas compris ce jour que ce que je vivais &#233;tait tr&#232;s s&#233;rieux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je compte les minutes, les secondes... &lt;br&gt;
Rien &#224; faire : la douleur ne diminue pas... &lt;br&gt;
Rien &#224; faire : il fait tr&#232;s froid...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;J'appelle mon m&#233;decin persuad&#233; que mon &#233;tat est purement d'ordre psychologique. C'est une machine qui me r&#233;pond... salet&#233; de machine...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Je ne me supporte plus mais je me donne encore 10 minutes pour prendre une d&#233;cision. Mais laquelle : m'&#233;tendre et dormir ? Oui, mais j'ai d&#233;j&#224; essayer. Aller voir un m&#233;decin ? Oui mais pour qui, pour quoi ? ...Un &#233;clair me traverse l'esprit : Et pourquoi pas chercher l'amour ? &lt;strong&gt;&#171; Aimer et &#234;tre aimer &#187;&lt;/strong&gt; ...Mais quel programme surtout en ce moment ou je me sens perdu. Je suis totalement incapable d'encore faire la part des choses. Toutes mes id&#233;es se m&#233;langent : ma s&#339;ur si elle me trouve comme cela, mon m&#233;decin absent, la douleur partout, l'amour, le travail, la famille, ....moi. Mais &lt;strong&gt;maintenant au moins, j'ai un but&lt;/strong&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le chauffage fonctionne &#224; son maximum mais j'ai de plus en plus froid. &lt;br&gt;
Je ne contr&#244;le plus rien. &lt;br&gt;
Je me parle &#224; moi-m&#234;me : Vas-y, n'attend plus, rentre en clinique. &lt;br&gt;
Je reprends ma voiture. Il n'y a pas un chat sur la route ce qui ne m'emp&#234;che pas de devoir m'arr&#234;ter &#224; tous les feux rouge. &lt;br&gt;
J'arrive enfin au service d'urgence. Il est huit heures un peu pass&#233; Je blague avec le m&#233;decin de garde en lui expliquant mes sympt&#244;mes. &lt;br&gt;
Elle se pr&#233;cipite : &#171; Monsieur, venez vite, il n'y a pas de temps &#224; perdre &#187;. &lt;br&gt;
Je me d&#233;shabille. &lt;br&gt;
D&#233;j&#224; une s&#233;rie de machines m'entourent. &lt;br&gt;
Le m&#233;decin tient mon bras droit et me dit : &#171; je vais vous faire un peu mal &#187; .Elle voulait placer ce qu'on appelle une entr&#233;e art&#233;rielle. Je l'entends jurer. Des poils qu'il faut raser l'emp&#234;che d'agir plus vite. &lt;br&gt;
Dans un deuxi&#232;me stade, je me rel&#232;ve pour la f&#233;liciter. Vous piquez bien, dis-je, je n'ai rien senti. Pour toute r&#233;ponse je re&#231;ois un &#171; merde, le sang n'arrive plus &#187;. Elle me masse. &lt;br&gt;
Finalement, je vois le sang arriv&#233;. Je suis fatigu&#233;. J'ai froid. &lt;br&gt;
Je lui adresse ces derniers mots : &lt;br&gt;
&#171; Maintenant, je m'en fous, faites-ce que vous voulez de moi &#187;. &lt;br&gt;
Je l'entends encore dire &#224; son assistant : &#171; pr&#233;pare le d&#233;fi &#187;. Mais quel d&#233;fi ? Le d&#233;fibrillateur ou le d&#233;fi qu'eux-m&#234;mes allaient se lancer pour me r&#233;cup&#233;rer ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Ce qui s'est pass&#233; par la suite, je n'en ai plus aucun souvenir. Pendant plus de deux heures, ils ont fait ce qu'ils voulaient. Je sais que l'assistant est rest&#233; pr&#232;s de moi pendant tout ce temps. Je le sais gr&#226;ce &#224; la facture qui mentionnait une surveillance sp&#233;ciale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Ce n'est que vers midi que je reprends petit &#224; petit mes esprits. Tout d'abord, j'essaye d'ouvrir les yeux. La seule chose que je distingue c'est un long tunnel dans lequel r&#232;gne une lumi&#232;re blanche intense. Cette lumi&#232;re s'att&#233;nue soudain pour me laisser entrevoir un petit cercle trouble sur lequel je focalise mon attention. Ce n'est qu'apr&#232;s un certain temps que je r&#233;alise que ce cercle est l'horloge murale. En m&#234;me temps que j'entends les m&#233;decins me parler sans, ni comprendre ni r&#233;pondre, en m&#234;me temps j'arrive maintenant &#224; deviner l'heure : il est midi un peu pass&#233;. Il me faut encore un peu de temps pour arriver &#224; me resituer. Enfin, j'apprends &#224; ce moment-l&#224; que j'ai fait un infarctus. Dans la demi-heure qui suivra, je serai transf&#233;r&#233; des urgences vers le service de soins intensifs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; L&#224;, je d&#233;couvre un monde nouveau. J'y ai mon infirmi&#232;re, celle qui pendant huit jours s'occupera de moi. J'ai de la chance. Tr&#232;s grande, assez forte, elle m'en impose de par sa taille a moi qui suis couch&#233; et reli&#233; &#224; une s&#233;rie de machines qui tr&#232;s souvent se mettent &#224; sonner rappelant aupr&#232;s de moi ma protectrice. Ce qui me frappe surtout chez elle, c'est son sens humain et le respect qu'elle manifeste vis-&#224;-vis de moi. &#192; plusieurs reprises, elle vient essuyer la transpiration de mon visage. Pour ce faire, elle est &#233;quip&#233;e de gants et d'une serviette. Mais &#224; chaque fois, une fois ce soin donn&#233;, elle &#244;te ses gants et de sa main douce, repasse doucement sur mon front. Ces gestes de tendresse sont pour moi d'un r&#233;confort &#233;norme. Quelques jours plus tard, cette m&#234;me infirmi&#232;re, alors qu'elle preste son dernier jour au sein de la clinique refuse de partir une fois ses heures termin&#233;es pour m'accompagner en salle de coronarographie o&#249; nous avons convers&#233; plus d'une heure pendant que les m&#233;decins officiaient. Ce jour-l&#224;, avant de la voir partir d&#233;finitivement, je lui demande son adresse et son num&#233;ro de t&#233;l&#233;phone. Normalement, elle ne peut pas me les donner. Mais de retour en soins intensifs, je retrouve son nom et toutes ses cordonn&#233;es avec une petite annotation : &#171; toi, toi, toi &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Pendant ces quelques jours, je conna&#238;trai fr&#233;quemment cette sensation merveilleuse de planer au-dessus de mon corps et de l'observer paisiblement. Je retrouverai mon calme. Mon &#233;pouse ayant d&#233;cid&#233; de me mettre dans une chambre seul, je d&#233;couvrirai l'horrible curiosit&#233; malsaine de beaucoup de personnes plus int&#233;ress&#233;e de par ce qu'est l'approche de la mort que de par mon propre &#233;tat de sant&#233;. Je d&#233;couvrirai aussi ces longues p&#233;riodes de solitude et d'interrogation ou l'extr&#234;me malaise d'un pass&#233; se bats contre l'incertitude d'un futur peut-&#234;tre meilleur. Mais, ai-je donc bien fait de me faire soigner ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En tous cas, depuis ce jour, plusieurs de mes pens&#233;es sont devenues pour moi des convictions, &#224; savoir :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; - que &lt;strong&gt;rien n'est jamais acquis&lt;/strong&gt;, &lt;br&gt;
&lt;br /&gt;&lt;span class='puce_bee'&gt;&lt;/span&gt; qu' &lt;strong&gt;il existe encore de rares personnes vraiment humaines&lt;/strong&gt; (dont mon infirmi&#232;re laquelle sera &#224; la base d'une &#233;volution importante dans mon activit&#233; professionnelle), &lt;br&gt;
&lt;br /&gt;&lt;span class='puce_bee'&gt;&lt;/span&gt; que &lt;strong&gt;amour et tendresse sont deux choses primordiales qu'il nous est &#224; tous possible d'offrir &#224; toute personne en fin de vie. Encore faut-il le faire ....&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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