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  • Le Pianofabriek est un centre pluraliste de rencontres interculturelles situé à St Gilles et soutenu par la Communauté flamande. Des femmes francophones y suivent des cours de langues, d’informatique et de photo-vidéo. D’origine immigrée, ces femmes ne travaillent pas mais souhaitent sortir de chez elles.

    Le 12 février 2009, un petit groupe de nos seniors s’est rendu au Pianofabriek pour une rencontre-discussion autour du concept de simplicité volontaire (« Moins de biens, Plus de liens »).

    Afin d’aller au plus concret et de trouver un « terrain d’entente », nous avions décidé de nous servir de l’alimentation comme fil conducteur. Nous avons tout d’abord fait timidement connaissance autour d’une multitude de plats préparés par les femmes et par nos seniors : pâtisseries traditionnelles, olives, triangles farcis, gâteau aux pommes, beignets, thé à la menthe, pâtes aux légumes, muesli, cake et jus de pommes, boulettes, truffes au chocolat, … on avait les papilles en ébullition.

    Puis petit à petit les langues se sont déliées, les sourires sont apparus, les mots ont fusé autour de deux questions simples : « Quels sont nos critères d’achat par rapport aux ingrédients ?» et « Comment se passent les repas ? ».

    La première question a permis d’aborder la question des « biens » : critères d’achat, recyclage des restes, gaspillage, qualité, bio/non bio, hallal/pas hallal, « santé », religion, coutumes, éthique / non éthique (Max Havelaar) « Made in Dignity », la variété des fruits et légumes, la question des fruits et légumes « de saison » et « locaux », les quantités, le stockage, l’achat « groupé », les aliments achetés au Maroc pour consommer en Belgique, les lieux d’approvisionnement (petit commerce local, marché de St gilles ou du Midi, …), le prix, la qualité, la nourriture des enfants, la transmission des traditions,…

    La seconde question a permis de replacer l’alimentation dans un cadre de « liens »: les coutumes à table, les retrouvailles, les célébrations, les prescrits religieux, les traditions, l ‘éducation des enfants, les tâches traditionnellement dévolues aux filles, le partage des tâches entre hommes/femmes et les relations entre eux autour de la table, …

    Qu’est ce qui nous reste de cette rencontre ? pour l’une, ce sera le souvenir des visages qui s’illuminent, des langues qui se délient, des rires qui fusent. Pour l’autre, la découverte d’une religion « pas si radicale qu’on le dit ». Parfois, c’est une surprise : « le rôle des hommes en pleine évolution » ou une constatation : « Elles ne sont pas si différentes de nous ». Bref, outre une belle rencontre humaine au cours de laquelle chacun s’est exprimé avec beaucoup de respect et en son nom propre, ce fut aussi pour chacun l’occasion d’abandonner quelques uns de ses préjugés.

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