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    Le 25 janvier 2011, dans le journal de Musique 3 (Rtbf radio), Sophie Creuz présentait notre recueil "1,2,3 j’ai vu"…

    1,2,3 j’ai vu, des seniors d’aujourd’hui racontent leur enfance d’hier, c’est un livre de souvenirs paru aux éditions Dricot. Les histoires qui figurent dans ce livre ont été écrites par des hommes et des femmes qui ont entre soixante et quatre-vingt ans et ont fait partie de l’asbl Ages et Transmissions, une association d’éducation permanente en Région Bruxelloise et en Province de Liège, qui propose de valoriser la place des aînés et leur engagement dans la société.

    Ce sont trente histoires, trente récits vécus qui se rapportent à un épisode précis de la petite enfance?
    Oui, c’est la séance chez le coiffeur du village, le jour du bain dans la cuisine dans la bassine en fonte, le premier jour dans une école inconnue mais ce qui fait l’intérêt de ce livre, c’est que ces moments-là sont rapportés à hauteur d’enfant avec une émotion et une vivacité intactes. Nous traversons toutes les couches de la société, de Bruxelles à Liège aux alentours de 40-45, à travers les yeux de ceux et celles qui à l’époque avaient entre 3 et 8 ans. Et cette radioscopie de la Belgique est d’une richesse anthropologique et psycho-pédagogique extraordinaires.

    Ce sont des anecdotes autour de la vie quotidienne dans une période pour le moins troublée mais ce n’est la guerre qui émerge.
    Ces enfants étaient trop petits pour en percevoir la portée, donc ce qu’ils racontent, c’est ce qui pour eux à été un événement. Et ce qui les a marqué à vie, c’est moins la peur ou la faim, que l’injustice, l’humiliation, la défiance dans l’adulte et la perte de l’insouciance. Mais ce qui rend ces histoires bouleversantes, c’est que toujours, dans la morosité ou la douleur, surgit l’enchantement. C’est une rencontre, une attention portée par quelqu’un d’extérieur à la famille, c’est une situation cocasse au coeur du désespoir, qui soudain sauve ces enfants.

    Si je vous comprends bien, ce sont des souvenirs en noir et blanc avec d’un coup une tache de couleur…
    Oui, on a devant les yeux les photos de Robert Doisneau ou d’Izis mais aussi Quick et Flupcke qui tirent les sonnettes et s’enfuient sur les trottoirs. La vie à l’époque pour ces enfants, c’est la rue, les terrains vagues, il n’y a pas comme aujourd’hui des loisirs organisés et obligatoires. Et c’est dans la routine, l’ennui que l’exceptionnel surgit. « Ennuyez-vous, disait le poète Max Jacob, Car ce jour-là vous prendrez un porte-plume et un papier et vous ferez peut-être un chef-d’oeuvre » (ensemble).

    On rit beaucoup, parfois aux éclats, et on est toujours bouleversés par ces récits, souvent poignants, merveilleusement racontés et écrits. Et puis on est sidéré de voir combien les rapports, et la place des pères, des mères et des enfants, a radicalement changé.

    1,2,3 j’ai vu est paru chez un éditeur liégeois, les Editions Dricot en co-édition avec l’asbl Ages et transmissions qui a un site qu’on peut aller visiter.

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