• Des aînés, tisseurs de solidarité entre générations et cultures

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    Ce que nos rencontres apportent aux primo-arrivants

    « Cela leur permet de comprendre mieux notre façon de vivre, nos valeurs, notre culture. Quand les primo-arrivants arrivent en Belgique, ils peuvent être désorientés, étonnés de découvrir notre liberté, notre égalité de traitement quels que soient le sexe, notre religion ou absence de religion, nos origines sociales,… » Danielle

    « En abordant les chocs culturels, beaucoup de nos normes sociales peuvent être expliquées : pourquoi être ponctuel, pourquoi mettre les bébés à la crèche, pourquoi téléphoner avant d’aller voir quelqu’un,…. » Madeleine

    « Pour moi, l’important dans ces rencontres, c’est que les primo-arrivants comprennent qu’on n’exige pas qu’ils abandonnent leurs coutumes. Et aussi que tout n’est pas arrivé tout cuit en Belgique. On est passé par des guerres et des combats sociaux pour en arriver là. C’est important d’en témoigner.» Kitty

    « Les primo-arrivants ont tous pointés ces rencontres comme étant un moment très marquant de leur formation. Elles permettent aux primo-arrivants de se sentir « légitimes » en Belgique. Aussi la question de l’ouverture positive des seniors est évoquée, elle permet de « contrecarrer et de nuancer» d’autres expériences plus négatives avec d’autres belges. » Christophe, formateur Via

    Ce que nos rencontres apportent aux seniors

    « Je me rends compte que nous partageons souvent les mêmes valeurs mais elles ne se manifestent pas toujours de la même manière ni dans les mêmes proportions. Cela m’apprend à faire davantage attention à certaines choses quand je suis en relation avec des personnes d’autres cultures. » Michelle

    « Je constate qu’il y a parfois plus de divergences d’opinions entre Belges qu’entre les primo-arrivants. Parfois, on est trop critique sur notre pays. On peut être fiers d’être Belges. Et en même temps, on gagnerait à s’inspirer de certaines des valeurs d’ailleurs, comme le sens de l’accueil et la chaleur humaine. On se plaint beaucoup en Belgique.» Patrick

    « J’ai appris avec étonnement que les migrants avaient autant d’ « idées reçues » sur les belges que l’inverse… Et puis aussi qu’ils avaient beaucoup à nous apporter et à nous apprendre. J’ai admiré le courage et la force vitale qui animaient la plupart des participants. » Fabienne

    Au-delà de nos rencontres

    « Récemment, j’allais prendre le métro quand j’ai vu une jeune femme chargée d’un gros sac et accompagnée de deux très petites filles, genre 2 et 4 ans. Les deux petites hurlaient, complètement paniquées parce que, chargée de son gros sac, la maman ne pouvait donner la main aux deux pour s’engager sur l’escalator ou l’escalier, très raide. Elle ignorait qu’il y avait un ascenseur un peu plus loin. La jeune femme ne parlait ni le français ni l’anglais. J’ai fini par comprendre qu’elle devait se rendre à une adresse qu’elle avait sur un bout de papier. Une des petites a finalement accepté de me donner la main et j’ai pu les amener jusqu’à l’adresse mentionnée en prenant le métro. Bon, ça n’a pas changé la face du monde… mais je sais que je n’aurais pas agi ainsi avant mes rencontres VIA et Convivial. Je savais en effet, théoriquement, que la situation de migrant était difficile… mais grâce à ces rencontres c’est devenu du vécu…Et donc il m’est devenu plus facile d’aborder des personnes en difficulté comme ma petite dame (roumaine je crois) et de leur donner un coup de main, un renseignement… » Cathie

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